DR ‹ › Sous le thème «Imaginer d'autres possibles», la quatrième édition du Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) se tient du 23 au 25 avril 2026 dans la cité ocre, avec un focus sur «l'imagination comme force de pensée, de résistance et de transformation». «Dans un monde traversé par des crises profondes et des mutations rapides, le FLAM met en lumière le rôle essentiel de l'art, de la poésie et de la littérature pour interroger le présent, déjouer les enfermements et ouvrir des horizons nouveaux», indiquent les organisateurs dans un communiqué. En présence d'auteurs, de penseurs de l'Afrique et de ses diasporas, le festival fait la part belle à «la pluralité, la justice, la créativité et un optimisme lucide». Entre rencontres, conversations, lectures et ateliers, il s'agit de pérenniser un lieu de «dialogues entre générations, langues, territoires et disciplines». Autant dire que cette édition réaffirme une conviction : «la littérature n'est pas seulement un miroir du réel, mais un moteur de transformation collective». Dans une démarche résolument inclusive, la librairie éphémère «Les Veilleurs d'histoires» sera mise à la disposition des jeunes. Cette année, la leçon inaugurale sera donnée par Yanick Lahens (Haïti), Grand prix de l'Académie française 2025. La section Grand témoin connaîtra la participation de Patrick Chamoiseau (Martinique), Prix Goncourt 1992. En plus du chef-lieu du festival, Les Etoiles de Jamaâ el-Fna, ce rayonnement s'étend à l'UM6P de Benguerir, l'Université Cadi Ayyad, le Foyer pour la scolarisation de la jeune fille du monde rural, outre les lycées et les grandes écoles, l'Hôpital mère et enfant du CHU de Marrakech), sans oublier le Palace Es-Saâdi et le Centre culturel interactif Meydene (M Avenue). Avec une volonté «de structuration, d'ouverture et d'exigence, dans un contexte continental et mondial marqué par des fractures préoccupantes», l'idée est plus que jamais d'offrir «un espace vivant de rencontres, de débats et de réflexion» à dimension panafricaine et universelle.