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Maroc – Rappel de voitures : les concessionnaires marocains rassurent
Publié dans La Vie éco le 22 - 02 - 2010

Sur les 8 millions de véhicules rappelés par Toyota dans le monde, seulement 6 000 le sont au Maroc.
Hormis la marque japonaise qui est la plus durement touchée, Honda, Volkswagen, Peugeot et Citroën ont reconnu des défauts sur certains modèles.
Manque de pot pour le secteur automobile. Après une année extrêmement difficile marquée un peu partout dans le monde par le repli des ventes à cause de la crise, le retrait massif de voitures à cause de problèmes techniques brise les espoirs d'une reprise à court terme. Le Maroc n'a pas échappé à la règle puisque toutes les marques concernées, que sont Toyota, Honda, Volkswagen, Peugeot et Citroën, sont bien implantées sur le marché marocain. Les cinq constructeurs ont procédé au rappel de 9 millions de véhicules, dont 8 pour la seule marque Toyota. Du coup, les propriétaires marocains de modèles mentionnés sont inquiets : leur voiture comporte-elle les défauts identifiés ?
La réponse des concessionnaires est plutôt rassurante : en général, la situation au Maroc n'est pas aussi alarmante que dans le reste du monde. Premier à reconnaître des problèmes sur certains modèles, Toyota a pris la précaution, via son représentant local, de demander à quelque 6 012 clients de présenter leur véhicule aux services d'entretien pour la vérification et le règlement d'un éventuel défaut au niveau de la pédale d'accélérateur. Le concessionnaire a rapidement réagi en informant ses clients sur le Net et en diffusant par la presse nationale un communiqué officiel pour déterminer la liste des modèles concernés et «couper court ainsi aux risques de généralisation du mouvement de panique parmi ses clients», indique Adil Bennani, PDG de Toyota Maroc. Sont concernés les Auris et Corolla immatriculés entre 2007 et 2009, les Avensis diesel et les Corolla Verso immatriculés 2009, les Rav4 essence immatriculés entre 2006 et 2008 ainsi que des Yaris immatriculés entre 2006 et 2009. Les autres modèles de Toyota ne sont pas concernés par cette campagne, précise-t-il. «Il s'agit précisément de 6 012 véhicules dont on soupçonne l'existence d'une probabilité de petite erreur au niveau de la pédale d'accélérateur; d'ailleurs, certaines voitures sont en circulation depuis plus de 2 ans et l'on n'a jamais reçu de réclamation», souligne M. Bennani. «Sur les 40 000 voitures que nos clients entretiennent régulièrement dans nos ateliers, on n'a jamais relevé un problème au niveau de la pédale d'accélérateur», précise-t-il comme pour dire aux clients qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En revanche, les conséquences financières doivent être significatives. Le PDG de Toyota Maroc ne dit rien, cependant, sur le coût (frais de communication et d'entretien) de ce rappel, mais assure que la facture sera supportée par la maison mère.
Les modèles du constructeur Volkswagen commercialisés au Maroc ne sont pas concernés
Une autre marque japonaise a été secouée, à l'échelle internationale, par un problème similaire. Il s'agit de Honda qui a annoncé son intention de contrôler techniquement plus de 437 000 véhicules. Ce sont des modèles Civic et Accord fabriqués en 2001 et 2002 qui sont mis à l'index. Univers Motors, le concessionnaire marocain, en a écoulé justement plusieurs unités. Les défauts annoncés concernent principalement les véhicules commercialisés en Amérique du Nord : en cas d'accident, l'airbag risque d'exploser et de projeter des fragments de métal. Les propriétaires marocains de ces modèles n'ont pas à s'inquiéter. «Ici au Maroc, nous commercialisons les mêmes versions que celles existant en Europe et elles ne sont donc pas affectées par les défauts signalés par la maison mère», rassure d'emblée Rachid Cherkaoui, directeur d'exploitation d'Univers Motors.
L'allemand Volkswagen est également sur la liste. Au total, il prévoit de renvoyer au garage près de 220 000 unités des modèles Novo Gol et Novo Voyager au Brésil et au Mexique en raison d'une possibilité de défaut sur les roues arrière. La Centrale automobile chérifienne (CAC), qui commercialise la marque allemande au Maroc, assure que «les modèles concernés n'ont aucun rapport avec ceux qui sont proposés au Maroc». Elle précise d'ailleurs avoir reçu, en ce sens, une note de la part du constructeur allemand.
Le groupe PSA n'est pas en reste. Il annonce le rappel de 97 000 unités des modèles Citroën C1 et Peugeot 107. La raison est qu'ils ont été produits dans une usine commune avec Toyota Motor Corp en République Tchèque. Mais le nombre de véhicules concernés reste insignifiant par rapport aux marques japonaises.
Des dégâts à court terme mais une bonne impression à moyen et long terme
On ne sait cependant pas si des exemplaires de ces deux modèles vendus au Maroc sortent de la même usine. Malgré nos tentatives auprès du représentant local, Sopriam, aucune suite n'a été donnée à nos appels.
Reste maintenant à savoir si cette vague de rappels remet en cause la fiabilité des marques concernées. Notons d'abord que le rappel de véhicules est un exercice fréquent chez les constructeurs automobiles, comme d'ailleurs chez d'autres industriels. «C'est une mesure de précaution à laquelle ils recourent régulièrement quand de petites erreurs surgissent», explique un professionnel. Mais le phénomène a pris une autre tournure, notamment au niveau médiatique, en raison de son ampleur. Pour la première fois dans l'histoire de l'automobile, près de 9 millions d'unités ont été rappelées en quelques jours. Le fait qu'une marque comme Toyota, leader du secteur de surcroît, soit concernée, a amplifié l'inquiétude.
A lui seul, le constructeur japonais a rappelé autant que sa production annuelle. Un coup dur du fait que, depuis des années, son image est fondée sur la fiabilité technique. Jusque-là, la marque était d'ailleurs numéro un mondial sur ce paramètre.
Il est certain que le marché mondial de l'automobile ne s'en remettra pas de sitôt de ce séisme. «Au Maroc, on s'attend à une probable sanction ou du moins à une certaine réticence de la part des consommateurs», pronostique un professionnel. Mais fort probablement, cette méfiance ne durera pas. Car selon des observateurs, «une telle procédure est une preuve de transparence et d'exigence qui renforcera l'image des constructeurs». Ils pourront ainsi en tirer profit à moyen et long terme.


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