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Malgré l'ouverture d'autres CHU, celui de Casablanca croule sous la demande
Publié dans La Vie éco le 03 - 01 - 2012

Certaines spécialités n'existant qu'à Casablanca, le CHU a reçu, en 2011, 98 000 malades, 63% de plus qu'il y a dix ans. 400 MDH de budget de fonctionnement, dont 70% absorbés par les frais du personnel.
Le ministère de la santé espérait que l'ouverture des centres hospitaliers universitaires de Marrakech et de Fès, il y a 4 ans, allait permettre de décongestionner le CHU Ibn Rochd de Casablanca. Pourtant, celui-ci ne désemplit toujours pas. Au contraire, il demeure incontournable dans la carte sanitaire du pays. Et pour preuve, le CHU a reçu et a traité 98 000 malades en 2011 contre 60 000 dix ans auparavant. Sur la même période, le nombre d'actes effectués est passé de 18 000 à 34 000. Il s'agit essentiellement d'actes opératoires de chirurgie lourde, notamment la neurochirurgie, la cardiologie vasculaire et le traitement des grands brûlés. Il faut dire que pour ces actes, le CHU de Casablanca, qui regroupe trois structures (l'Hôpital du 20 Août spécialisé dans l'ORL et l'hématologie, l'Hôpital des enfants et l'Hôpital Ibn Rochd) traite les patients venus des neufs hôpitaux casablancais ainsi que des autres villes parce que ces structures ne disposent pas de toutes les spécialités comme le traitement des grands brûlés (voir encadré).
Cette forte concentration sur le CHU nécessite, d'une part, selon sa direction générale, une reconsidération de la répartition de l'offre sanitaire sur Casablanca et globalement sur tout le pays et, d'autre part, une réorganisation des autres hôpitaux.
Le CHU emploie 300 médecins qui encadrent 700 étudiants en médecine
Mais en attendant la mise à niveau de la carte sanitaire, le CHU a procédé à l'extension de sa capacité litière et l'aménagement de nouveaux services. Pour ce qui est de la capacité litière, le centre hospitalier dispose actuellement de 1 600 lits contre 2 000 lits au cours des années 90. La baisse s'explique par le traitement ambulatoire des malades tuberculeux qui ne sont plus hospitalisés sauf pour les tuberculeux résistants dont la mise en quarantaine est obligatoire. L'aménagement de nouveaux services et les nouvelles prestations médicales a abouti à une amélioration de la capacité d'accueil des patients. En effet, durant les quatre dernières années, le CHU s'est doté de plusieurs services, notamment de greffe rénale et osseuse, d'hématologie, d'oncologie pédiatrique, de pédopsychiatrie, de traumatologie pédiatrique et d'addictologie.
Ces nouveaux services médicaux ont été mis en place grâce à une convention de cofinancement établie entre l'Etat et la ville de Casablanca. C'est le cas des investissements pour l'oncologie, la cardiologie et la néphrologie dont les financements se sont respectivement élevés à 42 MDH, 31 MDH et 3 MDH, supportés à parts égales par les deux parties. Par ailleurs, l'Association Lalla Selma de lutte contre le cancer a financé la mise en place d'un plateau technique et d'un service de radiologie dont profitent également, outre l'oncologie, 80% des autres spécialités existantes au CHU. L'association a aussi financé le réaménagement du service oncologie (8 MDH) et la création d'un centre onco-gynécologique pour une enveloppe de 45 MDH. Elle prend également en charge l'achat des médicaments pour un montant de 60 MDH par an et renforce ainsi le budget médicaments du centre qui s'élève à 45 millions.
Les ressources du CHU s'élèvent à 400 MDH dont 300 millions proviennent d'une subvention étatique. Selon les dirigeants du centre, 70% de ce budget couvre les dépenses du personnel. Le centre hospitalier bénéficie par ailleurs d'une enveloppe annuelle de 20 MDH pour les investissements.
Finalement, si au niveau des infrastructures et des équipements, de grandes avancées ont été effectuées durant cette décennie, le CHU traîne malheureusement toujours des insuffisances et des dysfonctionnements au niveau des ressources humaines. Il dispose de 1 200 infirmiers, alors qu'il en faut 400 de plus. Ses 300 médecins assurent l'encadrement et la formation de 700 résidents (étudiants en médecine). Si rien n'est à signaler au niveau de leur nombre, leur situation administrative et l'organisation de leur travail suscitent en revanche des soucis. En effet, les médecins enseignants dépendent de deux départements ministériels (l'Enseignement supérieur et la Santé), ce qui pose un problème au niveau de leur statut administratif. La problématique a été déjà soulevée, et ceci à maintes reprises, par les syndicats, mais la solution se fait toujours attendre. Tout comme la réglementation du temps plein aménagé (TPA), autre problème des médecins, qui n'a toujours pas été clarifiée. En fait, la loi prévoit le TPA, soit deux demi-journées par semaine de travail dans le secteur privé, pour les professeurs exerçant dans les hôpitaux. Or, actuellement, cette durée légale n'est pas du tout respectée. De plus, ce sont les médecins de la Santé publique qui en bénéficient le plus. Un abus, donc, qui gêne la bonne marche du CHU, et des hôpitaux de manière générale, et entame la qualité des prestations. Et comme le flux de patients continue d'augmenter, les solutions deviennent urgentes.


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