Les investissements publicitaires ont atteint 425 MDH durant les dix premiers jours du Ramadan 2026, en légère hausse de 1 % sur un an, selon les données de l'Observatoire marocain les impériales, qui relèvent un marché globalement stable et toujours dominé par la télévision. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Les investissements publicitaires au Maroc ont atteint 425 MDH durant les dix premiers jours du Ramadan 2026, contre 421 MDH à la même période en 2025, soit une progression de 1%, selon les données publiées par l'Observatoire marocain les impériales (OMLI) à partir des statistiques collectées par Imperium. Dans un communiqué, l'Observatoire indique que cette évolution traduit un marché globalement stable dans un contexte marqué par une certaine prudence budgétaire. Après plusieurs années d'ajustements stratégiques, les annonceurs privilégient davantage l'optimisation des investissements publicitaires plutôt qu'une augmentation significative des budgets, précise la même source. La répartition des investissements par média confirme la nette domination de la télévision, qui capte 65,3 % des dépenses publicitaires durant les dix premiers jours du Ramadan 2026, contre 67,7 % à la même période de l'année précédente, relève l'OMLI. Malgré ce léger recul, la télévision demeure le principal support publicitaire durant cette période, notamment en raison des fortes audiences enregistrées au moment du ftour, souligne le communiqué. Derrière la télévision, l'affichage représente 13,6 % des investissements, suivi par la radio avec 12,2 %, tandis que le digital atteint 6,7 % et enregistre une progression par rapport à 2025. À l'inverse, la presse ne capte que 1,9 % des investissements publicitaires, confirmant une tendance baissière dans la répartition des budgets, selon les données communiquées. L'analyse du nombre d'annonceurs met également en évidence une concentration accrue des investissements. Ainsi, le nombre d'annonceurs sur la télévision est passé de 91 en 2025 à 83 en 2026, tandis que la presse enregistre une baisse plus marquée, passant de 295 à 175 annonceurs, indique la même source. La radio compte pour sa part 135 annonceurs contre 125 l'année précédente, alors que l'affichage passe de 510 à 487 annonceurs. Selon l'Observatoire, cette évolution reflète une concentration plus forte des investissements autour d'acteurs disposant de budgets plus importants, alors que certains annonceurs aux moyens plus limités réorientent leurs dépenses vers d'autres leviers ou réduisent leur présence publicitaire. Par secteur, l'alimentation demeure le premier investisseur publicitaire avec 39,3 % des dépenses, malgré un recul de 7,5 %, suivie des télécommunications avec 21,1 %, en baisse de 3,4 %, précise le communiqué. À l'inverse, certains secteurs enregistrent des hausses significatives, notamment les assurances (+138 %), l'automobile et le transport (+80,7 %) ainsi que l'entretien (+46,4 %). D'autres segments accusent en revanche un repli notable, notamment la banque (-35,5 %), la distribution (-33 %) et l'hygiène et beauté (-44,2 %). Lamia Ajana, directrice de l'OMLI, indique que les dix premiers jours du Ramadan 2026 dessinent « un marché publicitaire stable mais prudent, fortement dominé par la télévision et davantage concentré autour de grands annonceurs », marqué également par des dynamiques sectorielles contrastées. Enfin, Ramadan continue de constituer un moment stratégique pour les investissements publicitaires, tout en reflétant une phase de réalignement du secteur, où les logiques de performance, d'efficacité et d'arbitrage budgétaire occupent une place centrale, conclut le communiqué.