Dans une ambiance premium et résolument corporate, le LiFtour 2026 des Impériales a réuni, mardi 3 mars, les décideurs du marketing et de la communication. À quelques semaines des Impériales Week (30 mars – 5 avril), la soirée a mêlé convivialité ramadanesque, discours d'urgence stratégique et premiers indicateurs du marché publicitaire. Lumières tamisées, mise en scène soignée, écran central structurant l'espace : le cadre reflète la maturité d'un rendez-vous devenu incontournable. Le « Grand Ftour » n'est plus un simple moment de networking. Il s'est transformé en espace d'alignement sectoriel. Dans une déclaration à Hespress FR, le président du « L I week 2026 », Aissam Fathia, a d'abord rappelé la vocation fédératrice de l'événement : « on réunit un petit peu tout l'écosystème des métiers de la communication et des médias. Ce Grand Ftour est devenu une tradition. Chaque année, on le fait de la manière la plus cordiale possible parce que c'est aussi un mois où on se retrouve en famille et on se considère comme une famille de professionnels ». Mais au-delà de la dimension conviviale, μFathia insiste sur la portée stratégique du rendez-vous. Le LiFtour est aussi l'occasion de présenter l'état d'avancement de Les Impériales Week 2026, prévues du 30 mars au 5 avril. « Nous avons mobilisé depuis huit mois toutes les ressources humaines et matérielles, à travers des comités scientifiques, éthiques et d'organisation, ainsi que des commissions dédiées », précise-t-il. La thématique retenue pour cette édition, « Daba or never » (maintenant ou jamais), traduit selon lui un moment charnière. » Il y a un caractère d'urgence. L'urgence de renouer avec le développement et la croissance de nos métiers, avec la croissance de notre écosystème et son apport dans l'économie nationale », souligne le président de L I week 2026. Aissam Fathia évoque également la nécessité d'une « mise à niveau humaine pour aspirer à une qualité de travail encore à la hauteur et à la demande de nos jours », mais aussi l'importance de « créer le débat riche avec des regards critiques pour s'améliorer et aller de l'avant ». Pour lui, le secteur doit accompagner le mouvement général du pays, marqué par de grands rendez-vous et une dynamique d'infrastructures et de transformation. De son côté, Lamia Ajana, directrice de l'Observatoire marocain des Impériales, a présenté à Hespress FR les données des dix premiers jours du mois sacré. Selon elle, l'investissement publicitaire global atteint 421 millions de dirhams, contre 425 millions en 2025, soit une progression contenue de 1 %. Une stabilité qui traduit davantage une consolidation qu'une expansion. La télévision demeure dominante, concentrant 65,3 % des investissements, devant l'affichage (13,6 %) et la radio (12,2 %), tandis que le digital représente 6,7 %. La concentration sectorielle reste forte autour de l'alimentation et des télécommunications. Toutefois, un signal se démarque nettement : le secteur des assurances enregistre une progression spectaculaire de +138 % par rapport à 2025. Autre évolution marquante : le renforcement du leadership de 2M sur la tranche du ftour, avec une part d'audience passant de 29,9 % à 40,1 %, tandis qu'Al Aoula recule sensiblement. Une concentration stratégique des audiences sur quelques écrans premium qui confirme le poids des rendez-vous télévisuels dans l'équation publicitaire du Ramadan.