Organisé par l'Asmex et le Club Afrique Développement d'Attijariwafa bank, le «Zlecaf Trade Finance Summit Casablanca» a braqué les projecteurs sur les enjeux et les défis de la Zone de libre-échange continentale africaine, ainsi que sur les moyens de réaliser son plein potentiel. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram La Confédération marocaine des exportateurs (Asmex) et le Club Afrique Développement d'Attijariwafa bank ont coorganisé ce mardi à Casablanca, le «ZLECAf Trade Finance Summit», un Sommet d'envergure autour des enjeux de la Zone de libre-échange continentale africaine et des opportunités qu'elle offre aux entreprises marocaines. L'événement, présidé par Mohamed El Kettani, PDG d'Attijariwafa bank, et marqué par la participation notamment de Omar Hjirra, secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, et de Karim Zidane, ministre de l'Investissement, a réuni plus de 300 entreprises exportatrices. Une forte affluence qui démontre que les patrons marocains ont de l'appétit pour le continent et sont en quête d'informations fiabilisées sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine, la plus grande zone de libre-échange au monde. La rencontre a réuni un parterre de décideurs et d'experts, des services publics et privés, avec l'objectif de dynamiser le commerce régional, surtout auprès des entreprises et des exportateurs marocains. De ce point de vue, la Zlecaf représente une opportunité unique. Il s'agit de créer le plus grand marché au monde, réunissant 1,4 milliard de personnes, via l'élimination progressive des barrières tarifaires sur 90% des produits et non tarifaires, la facilitation de la circulation des investissements, ainsi que l'accélération de l'industrialisation et de la diversification économique du continent. Le Sommet a permis d'éclairer les décideurs économiques sur les avancées concrètes de la Zlecaf. Cynthia Essonam-Gnassingbe, directrice de l'engagement du secteur privé au Secrétariat général de la Zlecaf, a notamment fait part d'avancées encourageantes, indiquant que 50 pays du continent ont ratifié l'accord et que 12 pays africains l'appliquent. De son côté, Achraf Tarsim, directeur Maroc de la Banque africaine de développement (BAD), a souligné le rôle central des institutions financières dans l'accompagnement des exportations et des investissements marocains en Afrique. Car le financement est bien le nerf de la guerre. Au-delà de la logistique et des infrastructures, sans outils financiers adaptés, répondant notamment aux besoins des exportateurs en matière de Trade Finance, l'ambition de Zlecaf demeurera théorique. Un premier panel de haut niveau, introduit par Ismaïl Douiri, directeur général délégué en charge de la banque de détail à l'international du groupe Attijariwafa bank, a dans ce sens permis de poser le cadre stratégique des enjeux de financement liés à la Zlecaf, avec l'idée de faire sauter ce verrou stratégique. Dans la même veine, un second panel consacré à la présentation des outils dédiés à la sécurisation du commerce, notamment aux nouveaux mécanismes ainsi qu'aux modalités pratiques de sécurisation des investissements et des exportations, a également retenu l'attention de l'auditoire. Le Sommet a été marqué par la signature de trois conventions de partenariat destinées à accompagner les entreprises sur le continent et à stimuler les investissements. Ces conventions ont été signées entre Attijariwafa bank et, respectivement, le Secrétariat d'Etat chargé du commerce extérieur, Maroc PME et l'Asmex. Le Club Afrique Développement, une plateforme incontournable Dans une déclaration à La Vie Eco, Mouna Kadiri, directrice du Club Afrique Développement, est revenue sur le rôle central joué par cette plateforme dans la stimulation du business entre entreprises du continent, en s'appuyant notamment sur le réseau d'Attijariwafa bank, déployé dans 15 pays d'Afrique. «Mettre en réseau ces 15 banques signifie mettre en réseau des expertises, des «senior bankers», des gens qui sont en contact avec leur entreprise dans leur réalité économique, dans leur réalité locale et culturelle. Et donc, à travers le Club Afrique Développement, nous mettons en réseau des entreprises et des communautés économiques, qui n'ont pas forcément l'habitude de travailler entre elles, dans des corridors fiabilisés», a-t-elle indiqué. En réalité, le groupe Attijariwafa bank, à travers le Club Afrique Développement, s'inscrit depuis déjà plus d'une quinzaine d'années dans cette logique de facilitateur du commerce intra-africain, bien avant l'avènement de la Zlecaf, en jouant un rôle de catalyseur. Les chiffres en témoignent : plus de 25.000 entreprises ont participé depuis 2010 aux initiatives du Club Afrique Développement, avec 7.000 membres actifs et prescripteurs de 42 pays du continent, 45 missions multisectorielles, 7 forums internationaux Afrique Développement. Des connexions sans pareil, qui permettent aux entreprises de se projeter et de tisser des liens avec des communautés d'affaires égyptiennes, tunisiennes, ivoiriennes, sénégalaises, etc., de capitale en capitale. Et Mouna Kadiri de mettre en avant l'esprit «très singulier» que porte cette communauté Afrique Développement qui lui permet de défier finalement tous les clichés, parfois même les perceptions de risque que chacun peut avoir sur l'autre.