L'icône canadienne du rock pose pour la première fois ses valises et sa guitare au Maroc, dans le cadre intimiste de la Salle couverte du Complexe Mohammed V. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Certaines œuvres donnent l'impression d'avoir toujours existé, comme si elles s'étaient installées durablement dans la mémoire collective avant même d'avoir été écrites. Bryan Adams fait partie de ces artistes dont les chansons ont acquis cette familiarité immédiate, presque intemporelle. Le 7 mai, il se produira pour la première fois au Maroc, à Casablanca, dans la Salle couverte du Complexe Mohammed V, une apparition tardive pour un répertoire qui, lui, n'a jamais cessé de circuler. Avec Bare Bones, le musicien canadien propose une relecture dépouillée de son œuvre. Le dispositif, volontairement réduit à l'essentiel (voix, guitare, piano), retire aux chansons leur architecture habituelle pour en révéler la structure intime. Dans cette économie de moyens, des titres devenus emblématiques, tels que Summer of '69 ou (Everything I Do) I Do It for You, se déploient autrement, moins dans la démonstration que dans la retenue. Ce geste d'épure s'inscrit dans une démarche plus large de réappropriation de son propre catalogue, comme si l'artiste cherchait moins à revisiter son passé qu'à en recomposer la substance première. Les chansons, ainsi dénudées, semblent gagner en densité ce qu'elles perdent en emphase. La venue de Bryan Adams intervient dans un contexte où le Maroc s'affirme progressivement comme une destination régulière des grandes tournées internationales, oscillant entre événements d'envergure et formats plus intimistes, adaptés à des configurations scéniques spécifiques. Avec plus de quarante ans de carrière, plus de 65 millions d'albums vendus et une présence durable dans la culture populaire mondiale, Bryan Adams appartient à ce cercle restreint d'artistes dont le répertoire traverse les générations sans perdre de sa lisibilité. Dans Bare Bones, cette trajectoire se reformule dans une forme de retrait assumé, où la chanson retrouve une temporalité plus lente, presque suspendue. Pour rappel, le concert est porté par NuCoast, en partenariat avec Global Entertainment et NRJ Maroc. Selon Hakim Chagraoui, PDG de Global Entertainment, ce format «s'inscrit parfaitement dans l'ADN de la Salle couverte du Complexe Mohammed V», dont la jauge limitée à 3.000 places favorise une expérience de proximité. Il évoque également un projet porté de longue date et un moment qualifié de «rare» pour le public marocain.