Coronavirus : 61 nouveaux cas, 8.132 au total, samedi 6 juin à 10h    La CNDP publie son bulletin sur la confiance numérique    Rabat prépare son plan de relance post Covid-19    Le Maroc au sommet mondial sur la vaccination    Distribution de kits sanitaires dans les centres de protection de l'enfance    Tribunaux numériques et cabinets d'avocats virtuels se pressent au portillon    Les entreprises ne jurent que par le marketing digital    Projet ciblage des bénéficiaires des programmes d'appui social    Le premier cabinet d'avocat virtuel voit le jour à Casablanca    Belhanda troquerait Istanbul contre Riyad    Hamada El Baihi : L'Algérie est coupable de la persistance de la souffrance des populations séquestrées à Tindouf    Le capitalisme américain est-il raciste depuis toujours ?    Distribution de kits sanitaires à 4.300 enfants en situation de précarité    Saad Dine El Otmani : Le dépistage massif des salariés permettra d'accélérer la reprise de l'activité économique    Volonté de Marrakech et d'El Kelâa des Sraghna de booster l'enseignement préscolaire    Quand les contes populaires font front à l'impact de l'épidémie    Le Maroc plaide pour une mobilisation accrue contre les actes de violence de Daech en Afrique de l'Ouest et au Sahel    Les propositions du PPS pour un nouveau contrat politique»    Raul Gonzalez futur entraîneur d'Amine Harit?    Benfica: Taarabt élu homme du match contre Tondela    Un journal indien fustige le blackout total sur la situation du coronavirus à Tindouf    Chelsea en pole position pour accueillir Timo Werner!    Vrai ou Fake sur la covid-19 au Maroc, vendredi 5 juin    Confinement: Tous ensemble?    Actes de violence de ce groupe terroriste en Afrique de l'Ouest et au Sahel    TDN: le Maroc en tête des destinations touristiques mondiales sûres dans l'après Covid    «De la nécessité de la réforme et restructuration du secteur des ICC»    La province de Khouribga désormais indemne du coronavirus    La vérité derrière le mensonge    Covid-19: Quand les contes populaires font front à l'impact de l'épidémie    Confinement: les Etats africains ont perdu plus de 100 milliards de dollars de recettes fiscales    Afghanistan: Les troupes US bientôt «at home»?    Coronavirus: une baisse de 54,6% du trafic aérien au mois de mars 2020    Modèle de développement: Des pistes de relance pour Fès-Meknès    Reprise des vols: La Turquie conclut un accord préliminaire avec le Maroc    Aérien: Ce que risquent de perdre les compagnies africaines    Le virus prépare une révolution monétaire    Bientôt le retour du public dans les stades d'Italie    Hamza El Hajoui : Le sport joue un rôle économique et social créateur de valeur ajoutée et d'opportunités d'emploi    Cannes s'offre Wes Anderson, François Ozone et Steve McQueen dans la sélection officielle    Rabat revient, doucement et sûrement, à la vie…    Pétrole: Les cours reprennent timidement    Le scénariste Hassan Lotfi n'est plus    Youssouf Amine Elalamy lauréat du prix Orange du livre en Afrique    De la distanciation littéraire: Tentative de réflexion    Foot: LaLiga fixe le calendrier de reprise    Décès à Tanger de la libraire et éditrice Marie-Louise Belarbi    Message de condoléances d'Abbas El Fassi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





AMO/Déconventionnement: Un sacré cafouillage!
Publié dans L'Economiste le 03 - 01 - 2011


· L'Anam réintègre la Goutte de Lait...
· Après l'avoir déconventionnée il y a deux semaines
LE déconventionnement des cliniques prend des tournures bizarres. Après avoir demandé à la Cnops et à la CNSS de ne plus accorder de prise en charge à la Goutte de Lait (cf.www.leconomiste.com), l'Anam (agence de régulation de l'AMO) revient sur sa décision. Dans un communiqué en date du 29 décembre, le directeur de l'agence interpelle la CNSS et la Cnops et précise «qu'aucune raison ne s'oppose à la délivrance des prises en charge à cet établissement», son directeur n'ayant formulé aucune demande pour quitter le régime. En fait, c'est le président de la Goutte de Lait qui avait boycotté l'AMO.
Autrement dit, le déconventionnement de l'association ne se justifie pas. S'agit-il d'une erreur d'appréciation de l'Anam? Ce qui est grave pour une agence de régulation car, par son acte, elle aura privé les patients de la Goutte de Lait, dont la plupart sont en situation précaire, de prise en charge pendant quelques jours. Aujourd'hui, l'association ainsi que ses patients ont été réintégrés. «La fiche de renseignement, qui a permis d'attribuer l'identifiant national du professionnel et de la Goutte de Lait, telle qu'elle nous a été communiquée initialement par l'établissement, comportait le nom du médecin directeur parmi ceux qui ont déclaré leur non-adhésion. Or, il s'est avéré que ce dernier n'est plus aujourd'hui le directeur de cette fondation. D'où la décision», explique Chakib Tazi, directeur de l'Anam. Mais qu'en est-il des patients des autres cliniques sanctionnées et celles qui devront l'être prochainement (l'opération d'identification des médecins associés sur la base des statuts des cliniques est en cours)? Ils seront tout simplement pris en otage dans ce conflit. En clair, privés de prise en charge, ils devront payer cash le montant total des prestations de soins. Ils pourront par la suite s'adresser à la Cnops et la CNSS pour le remboursement de leurs frais. «Dans cette histoire, les cliniques ne sont pas perdantes. Elles auront une liquidité qu'elles n'avaient pas auparavant et n'auront pas à se soucier des retards des remboursements des prises en charge, lesquels durent souvent des mois», souligne Farouk Laraki, président de l'Association nationale des cliniques privées (ANPC).
Par ailleurs, l'ANPC vient de saisir l'Anam, la CNSS et la Cnops pour les inciter à revenir sur leur décision. Elle estime que «c'est une démarche illégale». «Les médecins et les cliniques ont des identifiants différents. De ce fait, si le praticien décide de quitter l'AMO, cela ne veut pas dire que la clinque qu'il dirige suit le même sort. Il faut qu'il en fasse la demande au nom de son établissement et non en son nom personnel», note Laraki. Pour l'Anam, «en application de la loi 10-94 relative à l'exercice de la médecine et la loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base et leurs textes d'application, en déclarant sa non-adhésion à la convention nationale, un médecin se trouve non-adhérent à la même convention au titre de la clinique qu'il dirige en tant que médecin directeur».
------------------------------------------------------------------------
Les négociations dans l'impasse
LE conflit opposant les médecins à la Cnops, la CNSS et à l'Anam, a commencé lorsque les premiers ont décidé de boycotter l'AMO. S'en est suivie une réaction de l'Anam qui a déconventionné cinq cliniques. Les médecins demandent une revalorisation des tarifs, car «la médecine a un coût avant d'avoir un prix». Une demande qui ne trouve pas d'échos favorables auprès de la Cnops et de la CNSS qui estiment qu'elle fragiliserait davantage leur situation financière. Entre ces deux positions, trouver un terrain d'entente semble être une équation difficile.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.