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Autoroutes, ports, barrages: Les constructions en vitesse de croisière
Publié dans L'Economiste le 30 - 10 - 1997

Près de 150 barrages, 1.500 km d'autoroutes, 10.000 km de routes supplémentaires en milieu rural sont des objectifs à atteindre à moyen terme. Toutefois, si pour la majorité des cas la vitesse de réalisation est jugée satisfaisante, quelques projets accusent encore des retards.
Autoroutes, barrages, routes rurales, alimentation en eau potable, extension de ports figurent parmi les grands projets à l'ordre du jour. Ces infrastructures constituent un véritable facteur de dynamisation de l'économie et un atout considérable pour l'investis-sement étranger.
A commencer par le program-me autoroutier qui est considéré comme étant l'un des plus importants projets à développer dans le Royaume. Déjà l'autoroute Casablanca-Larache longue de 230 km a été mise en service. L'objectif est de réaliser plus de 1.500 km d'autoroutes à l'horizon 2010.
Il s'agit d'assurer la liaison entre le Nord et le Sud à travers trois grands axes.
Le premier concerne Casa-blanca-Tanger puis Tétouan et Sebta, à travers Sidi Al Yamani. Le deuxième axe porte sur la liaison Casablanca, Marrakech, Agadir et Taroudant. La troisième partie vise à relier Casablanca et Jorf Lasfar, via El Jadida. Ce dernier cas sera géré à travers une concession au secteur privé.
Il est à signaler que trois grands chantiers sont en cours dans ce domaine. En premier lieu, il s'agit de l'autoroute Larache-Sidi Al Yamani qui est le prolongement de la liaison Rabat-Larache. Elle s'étend sur 30 km, jusqu'à la jonction des routes desservant Tanger et Tétouan. Le coût estimé pour cette section est de 700 millions de DH.
Soulager la route
Une fois arrivé à Sidi Al Yamani, commenceront vers l'an 2000 les travaux pour atteindre Tanger (à 54 km) et Tétouan-Sebta (40 km). Cet axe nécessite un investissement de 900 millions de DH. Il facilitera considérablement le trafic durant les périodes de pointe, notamment pendant le retour massif des RME.
En deuxième lieu, les travaux sont en cours pour le grand axe Rabat-Fès, d'une longueur globale de 180 km. Cet axe constitue une partie de l'autoroute maghrébine. Il dessert Sidi Allal Al Bahraoui, Khémissat, Meknès et Fès. Le coût de ce tronçon est évalué à 3,24 milliards de DH. La partie Meknès-Fès sera bientôt mise en service.
Autre chantier en cours: l'axe Casablanca-Settat. Après lequel sera lancé la partie allant jusqu'à Marrakech. Ceci permettra de soulager la route principale n°7, assurant jusqu'à maintenant cette liaison. La longueur fixée pour cet axe est de 230 Km. Le tronçon Casablanca-Settat (100 km) devra être opérationnel avant fin 1999.
Cet axe devra permettre un trafic estimé à 16.000 véhicules par jours d'ici 3 ans. La section Settat-Marrakech (170 km pour un coût de 3,4 milliards de DH), devra être entamée en 1999.
Après Marrakech, l'autoroute devra arriver jusqu'à Agadir. Cette partie est prévue sur une longueur de 250 km. La liaison entre les deux pôles touristiques sera ainsi assurée. Le coût prévisionnel de réalisation de ce projet est estimé à 5 milliards de DH.
Les travaux devront démarrer vers 2001. Un tronçon d'autoroute de 70 km devra relier Agadir à Taroudant. La réalisation est envisagée à partir de 2002 pour un coût estimé à 1,6 milliard de DH.
Autre projet aussi important que celui des autoroutes: les routes rurales. Ce programme, qui a démarré en 1995, porte sur l'édification de 5.111 km de routes revêtues et l'aménagement de 6.125 km de piste (soit au total 11.236 km).
Actuellement, le projet a été réalisé à hauteur de 20%. Sur les 2.609 km de routes réalisées, on enregistre 1.723 km de revêtues. Le reste, soit 886, concerne des routes non revêtues qui ont été aménagées. La région du Sud profite à hauteur de 25% du programme. Viennent après le Centre avec 17% et le Centre-Nord (15%).
Toujours dans le domaine routier, le projet de rocade méditerranéenne constitue une liaison de 560 km entre Tanger et Saïdia. Il s'agit de construire une route côtière à double voie (large de 7 mètres). Ce projet prévoit aussi le creusement de tunnels afin d'éviter des virages trop serrés.
En fait près de 300 km de cette route existe déjà. Il suffit d'y effectuer quelques travaux d'aménagement. Par contre, il faut totalement construire près de 260 km de routes. La réalisation de ce projet est estimée à 2 milliards de DH. Les travaux devront débuter incessamment par les deux extrémités de la liaison à savoir Tanger-Ksar Séghir (28 km) et Saïdia-Cap de l'Eau (23 km).
Le financement prévu pour cette première opération est évalué à 200 millions de DH. Afin d'effectuer les travaux d'études nécessaires, le trajet a été subdivisé en trois lots: la liaison Ras Kebdana-Al Houceima, longue de 190 km, Al Hoceima-Tétouan sur 258 km, Tétouan-Fnideq (32km), Fnideq-Ksar Séghir sur une longueur de 29 km et enfin Tanger-Ksar Séghir.
Côté extension des ports, plusieurs opérations ont démarré. Il est à noter dans ce cadre l'extension des ports de Laâyoune, Sidi Ifni, Tan-Tan et Al Hoceima. De même l'ODEP a lancé la construction du port de pêche de Dakhla. Figure également dans la liste la construction d'une darse pour la réparation navale à Tanger. Cette ville va d'ailleurs contenir l'un des plus grands ports du Royaume. Il s'agit du port de Tanger-Atlantique qui sera concédé au privé.
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3 barrages par an après 2010
Dans le domaine des barrages, le Maroc dispose actuellement de 89 grands ouvrages. La capacité totale de stockage est de l'ordre de 14,3 milliards de m3. La fourniture moyenne d'eau par an dépasse les 9 milliards de m3. Il est prévu de réaliser deux barrages par an entre l'an 2000 et 2010.
La décennie suivante, il est envisagé d'augmenter le rythme pour atteindre 3 barrages par an. Mais d'ici l'an 2000, la cadence prévue est d'un barrage par an. Rappelons que le programme de construction de barrages relève du Conseil Supérieur de l'Eau et du Climat, présidé par SM le Roi. Actuellement 6 barrages sont en cours de construction. Il s'agit d'El Ghrass, Chakoukane, Bouhouda, Bab Louta, Dchar El Oued et Aït Messaoud.
Situé dans le bassin d'Oum Rabia, le barrage Dchar El Oued dispose d'une capacité de 740 millions de m3. Vient après le barrage El Ghrass qui est situé dans le bassin de la Moulouya. Il est d'une capacité de stockage de 275 millions de m3. Seront alimentées en eau potable à partir de ce barrage les villes d'Oujda et de Taourirt. De plus, ce barrage permettrait d'irriguer 4.000 ha de terres agricoles.
Pour leur part, les barrages Chakoukane, Bouhouda et Bab Louta disposent respectivement de capacité de stockage de 50 millions de m3, 56 millions et 37 millions. Vient en dernier lieu par ordre de capacité, le barrage d'Aït Messoud avec une retenue de 13,2 millions de m3.
Moins d'eau potable pour les campagnes
SI dans le domaine des barrages, le Maroc a réalisé beaucoup de performances. Il n'en est pas de même pour l'alimentation en eau potable. En effet, à peine 30% de la population rurale dispose de cette ressource dans des conditions sanitaires satisfaisantes. Ce taux a été de 18% en 1993, contre 60% en Tunisie ou encore 73% en Egypte à la même date. La France en est déjà à 100%. Côté urbain, la totalité de la population marocaine est desservie en eau potable dont 82% est directement branchée. Pour le reste (quartiers populaires en particuliers), l'alimentation est assurée à travers des bornes fontaines. Le PAGER (Programme d'Approvisionnement Groupé en Eau potable des Populations Rurales) prévoit de généraliser l'alimentation pour l'ensemble des Marocains sur une période de 8 ans.
L'objectif est de desservir près de 31.000 Douars de 11 millions d'habitants. Ce projet nécessite une enveloppe de 1,25 milliard de DH par an.


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