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Prochain congrès: Où va l'Istiqlal?
Publié dans L'Economiste le 19 - 11 - 2015

Les projecteurs seront braqués samedi prochain sur l'Istiqlal qui tient son conseil national,
le premier après la tenue des élections communales et régionales. A l'ordre du jour, l'évaluation de ces échéances et la désignation des membres de la commission préparatoire pour l'organisation du 17e congrès du parti, prévu en 2016. Une dernière réunion du comité exécutif est prévue aujourd'hui jeudi pour organiser la logistique. Quoi de plus normal, sauf qu'un mouvement au sein de l'Istiqlal veut que Hamid Chabat, l'actuel secrétaire général, quitte son poste. Ses principaux animateurs sont notamment Yasmina Baddou, Karim Ghellab et Taoufik Héjira. Dans les coulisses, ils pensent que le discours du secrétaire général, très agressif, profite au PJD. Les exemples fusent: accuser le chef du gouvernement de Daesh, soutenir Al Adl wal Ihssane, accoler des cravates aux ânes en tête d'une manifestation, sont autant d'erreurs qui ont porté préjudice à l'image de l'Istiqlal. Sans parler de la défaite personnelle de Hamid Chabat dans son fief politique de Fès lors du scrutin du 4 septembre. Ce mouvement souhaite aller aux prochaines élections avec un autre management à la tête de l'Istiqlal, avec une nouvelle offre politique pour mobiliser les troupes et les électeurs. D'autant qu'au lendemain du 16e congrès, il était question d'un seul mandat pour le nouveau secrétaire général.
Sauf que leurs calculs ne correspondent pas automatiquement aux cartes que Hamid Chabat a en main. Même s'il avait annoncé publiquement sa démission si son parti n'arrivait pas en tête des élections du 4 septembre, il n'est pas prêt à jeter l'éponge. Les différentes approches menées par ce mouvement de rénovation au sein de l'Istiqlal pour le convaincre de «quitter la scène politique avec les honneurs» ont été vaines. Et pour cause, il a une parfaite maîtrise de l'appareil du parti. Ses détracteurs craignent «ses capacités de nuisance». Il pourrait même influer sur le conseil national pour reporter la tenue du prochain congrès à l'après-2016.
En fait, aujourd'hui, la grande inconnue réside dans le choix de Hamid Chabat. Deux hypothèses sont sur la table. Si Chabat se représente, la démocratie jouera à fond. Sauf qu'il ne sera pas le seul candidat à sa succession. Il aura un adversaire. S'il décide de jeter l'éponge, ce qui surprendra plus d'un, vu que l'homme, un syndicaliste à la base, a été démocratiquement élu à la tête de l'Istiqlal. Dans ce cas, il pourrait soutenir un autre candidat pour le porter à la tête de l'Istiqlal. En tout cas, après le congrès, il faudra s'attendre à voir la physionomie du comité exécutif changer, selon des accords avec les différents clans, ce qui ne s'était pas produit lors du 16e congrès (les membres du clan de Abdelouhad Al Fassi s'étaient retirés).
Pour l'heure, selon les animateurs de ce mouvement, la question des candidatures au secrétariat général de l'Istiqlal est prématurée. Mais dans les coulisses, ils jouent des coudes. Et comme les prétendants sont nombreux, il faudra peut-être leur appliquer le système des primaires comme dans les pays occidentaux, pour reprendre l'expression d'un responsable de l'Istiqlal. Pour les départager, il faudra qu'ils présentent leur candidature, avec un projet pour le parti. En tout cas, une chose est sûre, les prétendants ne veulent pas s'afficher pour le moment. En voici quelques-uns:
Yasmina Baddou, Karim Ghellab, Nizar Baraka et Taoufik Héjira sont des prétendants non encore affichés à la succession de Hamid Chabat à la tête de l'Istiqlal. La question des candidatures est jugée encore prématurée (Ph. L'Economiste)
■ Yasmina Baddou: Sans le crier sur les toits, elle pourrait être tentée par le secrétariat général, même si cela semble difficile dans une formation connue pour son conservatisme. C'est d'abord une femme, proche des citoyens, pour avoir assumé des mandats aux élections locales et législatives (trois fois députée). Ensuite, elle a grandi dans une famille istiqlalienne. Elle est la coordonnatrice du parti à Casablanca. Enfin, elle a été ministre avec des portefeuilles à caractère social. Ses adversaires lui sortiront le dossier des vaccins dans lequel la Cour des comptes avait relevé une mauvaise gestion.
■ Karim Ghellab. L'ancien ministre de l'Equipement s'est distingué par de multiples réalisations au niveau des infrastructures. Député, il a été président de Chambre des représentants lorsque l'Istiqlal était membre de la coalition gouvernementale avec Abdelilah Benkirane. C'est un fonceur. Au sein du parti, Karim Ghellab est perçu comme une personne qui prend ses distances avec les citoyens, là où il s'agit d'une timidité. Selon ses adversaires dans le parti, il «n'est pas un homme politique mais un technocrate qui fait de la politique».
■ Taoufik Héjira cultive d'autres atouts. Fils d'un dirigeant de l'Istiqlal, c'est un homme de l'appareil, très populaire et qui cultive le consensus. L'inconvénient est qu'il ne s'est jamais présenté à aucun suffrage. Il a souvent évité d'affronter les élections, avec des arguments à l'appui. Au sein du parti, on lui reproche sa gestion du conseil national, le parlement du parti, dont il est le président. Cette instance a été créée à l'occasion du 16e congrès de l'Istiqlal en 2012. Avec lui, le conseil national n'est pas monté en puissance et joué un rôle de leadership politique. Taoufik Héjira est connu pour ses hésitations que ses adversaires exploiteront à l'occasion de sa candidature.
■ Nizar Baraka: Même si le président du Conseil économique, social et environnemental s'est éloigné de la politique, son nom est cité dans la course à la direction de l'Istiqlal. Nizar Baraka est le gendre de Abbas Al Fassi et le petit fils de Allal Al Fassi. D'autant que, si Hamid Chabat décide de ne pas se présenter pour un deuxième mandat, il n'est pas exclu qu'il apportera son soutien à Nizar Baraka pour le poste de patron de l'Istiqlal. Depuis la défaite de son clan lors du dernier congrès, il s'était retranché dans une neutralité, sans la moindre critique à Hamid Chabat. Dans le mouvement de «Bilahawada», il n'a jamais été actif. Ce qui plaide en sa faveur: quand le conseil national avait décidé la sortie du gouvernement, il s'est exécuté même s'il avait pris ses distances avec le parti. En outre, en tant que président du CESE, ses rencontres dans les provinces du Sud pour élaborer le modèle de développement s'étaient déroulées dans une ambiance de coopération. Il s'était entretenu avec les dirigeants istiqlaliens de ces régions, alliés à Chabat, sans le moindre conflit. L'inconvénient est qu'il ne s'est jamais présenté aux élections. D'autant qu'il n'est pas membre du comité exécutif, une condition pour être éligible au poste de SG. Mais en politique, tout est possible... comme amender le statut du parti.


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