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Agriculture durable: CAM s'aligne sur les objectifs de la FAO
Publié dans L'Economiste le 19 - 04 - 2019

«Le partenariat entre la FAO et le Maroc a permis de proposer des politiques, formuler des stratégies et des programmes de développement, définir des approches, des méthodes et des outils, former des cadres dans les domaines relevant du mandat de la FAO et d'appuyer le Maroc dans la lutte contre les ravageurs des plantes et les maladies animales», explique Florence Rolle, responsable de la FAO au Maroc (Ph. YSA)
«Peut-on promouvoir l'agriculture durable et par quels moyens?». C'est la question à laquelle Tarik Sijilmassi, Florence Rolle et Nabil Chawki, respectivement président du groupe Crédit Agricole du Maroc CAM, responsable de la FAO au Maroc, et directeur des filières Bio ont tenté d'y répondre le 17 avril en marge du Siam, tenu à Meknès.
«Pour promouvoir une agriculture durable, le groupe Crédit Agricole du Maroc se base sur trois aspects: l'axe environnemental, la viabilité économique et l'inclusion financière et humaine. C'est la philosophie et le bon sens de notre banque que j'ai voulu partager avec vous», a noté d'emblée Sijilmassi.
Pour lui, «la principale problématique réside dans le fait de tracer une idée ou un projet et d'en faire un véritable levier». En clair, tout le défi pour le patron de CAM est «d'industrialiser le processus, promouvoir l'agriculture vivrière, et mettre en place une viabilité économique pour l'agriculteur citoyen». Celui-ci doit être intégré dans un processus d'ascension sociale et durable qui lui permettra de garantir les services de base (éducation des enfants, santé, retraite…), ajoute Sijilmassi.
Même son de cloche auprès de Nabil Chawki pour qui «l'agriculture biologique et écologique constitue un vecteur prometteur». Outre la garantie de la biodiversité, cette filière comptabilise 360 millions de DH de chiffre d'affaires à l'export. «Elle offre par ailleurs 5 millions de journées de travail aux agriculteurs», précise le représentant du ministère de l'Agriculture ajoutant qu'il y a «plusieurs voies vers une croissance inclusive et écologique, grâce à l'agriculture durable». Des voies esquissées par le Maroc et son partenaire de choix «l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)», depuis plus de 60 ans(1) .
Pour rappel, l'agriculture durable est perçue par la FAO comme un processus dynamique, continu et intégré, et non comme un point final singulièrement défini à atteindre. «Ainsi, la pratique de l'agriculture durable est considérée comme une contribution à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Elle est conçue pour corriger les tendances de dégradation des ressources naturelles, améliorer la résilience aux changements climatiques, éviter les nouveaux risques de contagion dus à des échanges de personnes et de produits, encourager les bonnes pratiques de préservation du milieu et de production durable et mettre en place des mécanismes de gestion claire et intégrée des écosystèmes et/ou des paysages», explique Florence Rolle.
Pour faire face à ces grands défis, la FAO préconise une transition vers l'agriculture durable en se basant sur cinq principes fondamentaux. Il s'agit de l'amélioration de l'efficacité dans l'utilisation des ressources, l'adoption d'actions directes pour conserver, protéger et mettre en valeur les ressources naturelles, et l'amélioration des modes de vie et le bien-être social des ruraux.
L'amélioration de la résilience des populations, communautés et écosystèmes, en particulier en matière de changement climatique et de volatilité du marché, ou encore la mise en place d'une bonne gouvernance pour garantir la durabilité des systèmes tant naturels qu'humains, sont de mise aussi.
De l'avis de la responsable de la FAO à Rabat, l'agriculture durable intègre les trois dimensions de développement durable (économique, sociale et environnementale). «Elle doit plutôt répondre aux besoins des générations présentes et futures quant aux produits et aux services, tout en garantissant une rentabilité, une santé environnementale, et une équité sociale et économique», renchérit-elle.
A côté de ce concept, d'autres vocables sont également utilisés pour désigner des approches de production telles que la permaculture, l'agro-écologie, l'agriculture biologique ou l'agriculture régénérative. Pour y parvenir, la conception de systèmes intégrés dans une perspective de développement durable s'impose.
Il en est de même pour «l'activité humaine qui doit toujours tenir compte des écosystèmes naturels et s'exercer en harmonie et en interconnexion avec eux, dans un souci constant d'efficacité, de soutenabilité et de résilience», souligne Rolle. Et de faire remarquer que «sur un plan de valorisation, les produits de l'agriculture durable ne portent aucun label qui leur est spécifique».
Par contre, ceux de l'agriculture biologique, et dans une certaine mesure ceux de l'agro-écologie si la réglementation locale le prévoit, peuvent bénéficier d'une reconnaissance à travers une labellisation distinctive. Signalons à ce titre que le Maroc dispose d'une loi (39-12) permettant la certification biologique des produits de ceux qui respectent un cahier des charges bien établi. Cependant, cette loi ne couvre pas les produits de l'agro-écologie ni des autres pratiques.
Agriculture biologique
SI l'agriculture biologique vise l'obtention de produits alimentaires certifiés à travers des systèmes de gestion alliant la biodiversité, la préservation des ressources naturelles et la protection des consommateurs des effets indésirables de l'agrochimie, il y a «d'autres pratiques qui sont plutôt orientées vers la préservation de l'environnement, de l'équilibre des écosystèmes et des paysages», indique la responsable de la FAO. Dans ce registre, la gestion durable des ressources naturelles en l'occurrence les sols et les eaux, la conservation et la valorisation durable de la biodiversité dont l'agro-biodiversité, et la volonté de construire une communauté visant le bien-être individuel et collectif, sont prioritaires. La redistribution équitable des surplus au bénéfice des humains et de l'environnement et les pratiques culturales cohérentes, planifiées en concertation avec les différents acteurs sur le terrain (cultures associées, diversification des variétés, rotations, agroforesterie, pratiques ancestrales…), ne sont pas en reste. En tout cas, l'agriculture durable et les autres pratiques connexes ont pour objectif principal la préservation des fonds de la production agricole. «Et c'est le credo de la FAO», conclut Florence Rolle.
Youness SAAD ALAM
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(1) La FAO accompagne le développement du Maroc depuis plus de 60 ans, dans les domaines de l'agriculture, des pêches, des forêts, du développement rural dans une vision et une démarche de durabilité. Plus de 360 projets d'assistance technique ont été mis en œuvre au profit du Maroc depuis l'ouverture du Bureau de la Représentation à Rabat, en 1982.


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