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Le nombre des pays les moins avancés a doublé depuis 1971
Publié dans L'Economiste le 15 - 05 - 2001

· La Cnuced organise, depuis hier, la troisième conférence sur les PMA à Bruxelles
· Le temps des grands plans cadres imposés, qui se délitent avec le temps, est révolu
· La plupart des gouvernements du Sud viennent avec des plans élaborés par des comités nationaux
Constat d'échec pour les pays les plus pauvres des pays pauvres. Plus de trois décennies de tâtonnements, d'espoirs déçus, de triste bilan... La troisième conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés (PMA) s'est ouverte hier et se poursuit jusqu'au 20 mai à Bruxelles. Avec un objectif modeste, mais en soi ambitieux: ne pas reproduire les erreurs des deux précédentes conférences, en 1981 et 1990, à Paris. Dans un monde mené par des marchés financiers, des échanges commerciaux et des investissements sans précédent, 49 pays -dont le PNB par habitant est inférieur à 900 Dollars par an- sont exclus de la marche de la planète. C'est près de deux fois le nombre recensé lors de la création des PMA, en 1971. Une marginalisation accablante.
Plusieurs chefs d'Etat africains, Jacques Chirac, ou le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan participent à la conférence. Gouvernements, agences onusiennes, ONG, municipalités et représentants du secteur privé espèrent sortir des leitmotive et des incantations. Et privilégier des initiative concrètes avec l'implication -active- des gouvernements concernés. Promis, le temps des grands plans cadres qui se délitent avec le temps est révolu. Juré, l'idée des plans imposés des modèles clés en main est en voie de révision. Assuré, le désir légitime de lutter contre la corruption ne sera pas uniquement basé sur le besoin de multiplier les conditionnalités de l'aide. La plupart des gouvernements du Sud viennent cette fois avec des plans élaborés par des comités nationaux. Ces programmes ont l'avantage «d'être au moins très authentiques», de n'être «pas imposés», assure Rubens Ricupero, secrétaire général de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), qui chapeaute le Sommet.
Un autre sommet, celui du Millénaire, avait, en septembre 2000, affiché la volonté d'éradiquer de moitié l'extrême pauvreté d'ici 2015 et demandait aux pays riches d'agir sur plusieurs leviers. D'abord, l'accès, sans taxe ni quota, des marchés mondiaux aux exportations de ces PMA qui ne constituent qu'un insignifiant 0,4% du total mondial. L'Europe a fait un premier pas: d'ici la fin de l'année, elle a promis d'ouvrir totalement ses frontières aux importations des 49 PMA. L'allégement considérable de leur dette (150 milliards de dollars en 1998) est d'évidence un corollaire indispensable à un réel développement. Mais l'autre sujet sensible, avec le commerce, est l'aide publique au développement (APD). En chute libre, elle n'est que de 0,05% du PIB des pays riches. Une aumône.
Pour la première fois dans l'histoire de l'ONU, un millier d'ONG se sont associées à la Conférence. «Nous avons besoin de décisions politiques, et elles ne seront par faciles parce qu'elles vont coûter de l'argent aux pays donateurs», assure Ricupero. La réponse des ONG n'a pas tardé. Réunies depuis jeudi, elles ont interpellé «politiquement» la conférence. Elles dénoncent la contribution des PMA «à la croissance des sociétés multinationales», demandent aux gouvernements «d'assurer les services publics de base» et plaident pour «instaurer un revenu universel garanti pour les PMA de 1.000 dollars par habitant et par an».
V. DE FILIPPIS et C. LOSSON
Syndication L'Economiste-Libération (France)


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