Maroc-UE : Une année record et un partenariat renforcé en 2026    DATA-TIKA: La CNDP signe une convention tripartite avec le GAM et l'UACC    Marsa Maroc: Un trafic record de plus de 67 millions de tonnes en 2025    Chefchaouen: Retour progressif des habitants affectés par les intempéries    Scorpions, Jorja Smith, Fantastic Negrito... parmi les têtes d'affiche de Jazzablanca 2026    Un syndicat espagnol et un autre français unis contre les produits du Sahara    Espagne : les éloges de Yolanda Díaz à Pedro Sanchez ravivent les tensions autour du Sahara    Le Maroc et l'Albanie devraient rejoindre la force internationale de stabilisation à Gaza    Ramadan 1447/2026 : Les dates en France, en Arabie saoudite et ailleurs    La Palestine participe au tournoi «Maroc, capitale du football africain»    Ligue des champions: Le PSG remonte Monaco, le Real domine Benfica    Nouvelle escalade entre le Syndicat national et le ministère de l'Enseignement supérieur    L'Espagne arrête un suspect recherché par le Maroc dans une affaire de trafic humain    Detención en Marrakech: desmantelamiento de una red de fraude financiero y suplantación de identidad    Anne-Claire Legendre becomes first woman to lead Arab World Institute amid governance reforms    Asile : Après le vote des eurodéputés, la délégation de l'UE au Maroc s'exprime    Anne-Claire Legendre succède à Jack Lang à la tête de l'IMA    Corinthians : Zakaria Labyad devra patienter avant ses débuts    Le ministère des Habous annonce la date d'observation du croissant de Ramadan 1447 H    Le Ramadan débute mercredi en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    Elkhettab Benzina : "La garantie de TAMWILCOM joue un rôle de catalyseur"    MGPAP : le chantier de modernisation s'accélère    Ksar El Kébir : levée du drapeau national et reprise complète des services de police après les inondations    Pro Taghazout Bay 2026 : l'élite du surf se donne rendez-vous sur le spot d'Anchor Point    Oussama Targhalline touché : la crainte d'une longue absence    Revirement à l'OM : Medhi Benatia prolonge malgré sa démission annoncée    Espagne : cinq morts dans un incendie près de Barcelone    Industrie. 31 entreprises prêtes à entrer dans la cour des grands grâce à la Bourse    Omra : L'Intérieur met en garde les présidents de communes contre la paralysie des services publics    Inondations dans le Nord. L'assurance s'active pour les sinistrés    Anne-Claire Legendre nommée Présidente de l'IMA    Cyclones à Madagascar : 400.000 personnes touchées    Bab Sebta : files interminables et saisies alimentaires à l'approche du Ramadan    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    FC Barcelone : Hansi Flick pointe l'arbitrage après la défaite à Girona FC    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Essaouira, capitale vivante du dialogue spirituel    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un Unforgettable Show 2026    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    Edito. Tourisme : des chambres pleines, des prix qui tiennent    Commerce extérieur : le Maroc exempté des droits de douane en Chine    Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    Les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune, ont été couronnés par la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente.    Sur Hautes Instructions du SM le Roi : Inauguration de la Mosquée Mohammed VI au Tchad et ouverture de 157 mosquées au Royaume    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un sauveur nommé private equity
Publié dans Les ECO le 18 - 05 - 2010

Si le mastodonte en devenir, ONA-SNI, a fait le choix de réorienter son activité vers le capital investissement (private equity), c'est qu'il s'agit forcément d'un métier d'avenir au Maroc. En tout cas, les spécialistes de ce financement y croient dur comme fer. A l'image du groupe Riva Y Garcia (RyG), une banque privée espagnole qui est montée récemment au créneau pour présenter les vertus du private equity spécifiquement pour les PME. Selon les spécialistes de RyG, la PME marocaine est confrontée à quatre défis majeurs et urgents pour entamer un réel élan de mise à niveau et de développement. Il s'agit en premier de passer d'une gestion traditionnelle à un processus de management professionnel et transparent. En second, s'internationaliser et mettre en place des stratégies commerciales plus volontaristes vis-à-vis de l'étranger. En troisième, adopter les meilleurs standards de qualité. Et enfin, se recapitaliser pour pallier le manque de fonds propres, l'obsolescence de l'outil de travail... Et c'est justement, point par point, tout ce qu'apporte le capital investissement à l'entreprise.
Dans sa formule de base, ce levier est une alternative de financement qui offre plus d'un intérêt. D'une part, il permet un apport de fonds propres et de compétences sous la forme d'un «package» négocié.
L'investissement institutionnel, un catalyseur
D'autre part, il offre, par le biais du capital-risqueur, toute une palette d'avantages : un réseau de contacts essentiel à la bonne marche du projet, un accompagnement du management lors des décisions stratégiques, une amélioration du potentiel de création de valeur au profit de l'ensemble des parties prenantes de l'entreprise et une institutionnalisation de la PME et de ses mécanismes de gouvernance. Avec ça, les bienfaits suivent systématiquement. En effet, de nombreuses études réalisées par les grands cabinets d'audit en France, en Espagne et au Maroc, démontrent que les sociétés détenues (incluant les PME) par des investisseurs institutionnels ont un taux de croissance de leur volume d'activité supérieur aux autres sociétés et créent par ailleurs plus d'emplois. De même, une étude réalisée par le «World Economic Forum» portant sur des opérations de capital investissement entre 1991 et 2007 dans 20 secteurs différents et 26 pays dans le monde (incluant le Maroc), a démontré que les sociétés dont l'actionnariat comporte un ou plusieurs investisseurs institutionnels ont des pratiques de gouvernance plus efficientes que la moyenne et qui se traduisent par une gestion opérationnelle plus optimale.
Mode d'emploi
Aussi, ces mêmes sociétés affichent au bout d'une période de deux années sous gestion un gain de productivité supérieur de 2% en comparaison aux autres sociétés. Pour récapituler le mode de fonctionnement du private equity, rappelons qu'il consiste à prendre des participations majoritaires ou minoritaires dans le capital de sociétés généralement non cotées. Ce qui permet de financer leur démarrage, leur croissance, leur transmission, leur redressement et parfois leur survie. Le private equity intervient donc à 4 étapes de la vie de l'entreprise. Au moment de la création d'entreprises pour le financement de l'innovation, des nouvelles technologies, grâce au capital-risque (29% des actes d'investissement au Maroc). À l'occasion d'un projet de développement pour les entreprises à fort potentiel de croissance, grâce au capital développement (51% des actes d'investissement au Maroc). À ce stade, l'entreprise a atteint son seuil de rentabilité et dégage des profits. Les fonds seront employés pour augmenter ses capacités de production et/ou de sa force de vente, pour développer de nouveaux produits, financer des acquisitions et/ou accroître son fonds de roulement. Pour l'acquisition, la transmission ou la cession d'entreprises, avec le capital transmission/LBO (17% des actes d'investissement au Maroc). Les capitaux sont destinés à l'acquisition d'une société déjà établie et/ou à la création d'une société holding, qui a recours ou non à de l'endettement externe. En cas de difficultés, grâce au capital retournement (3% des actes d'investissement au Maroc) dont l'objectif est de financer l'entreprise pour la redresser.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.