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Maroc-Espagne, Juan Carlos en VRP royal
Publié dans Les ECO le 15 - 07 - 2013

Annoncée puis reportée à la dernière minute, la visite tant attendue aura finalement lieu. Le roi d'Espagne Juan Carlos 1er effectue aujourd'hui une visite royale, à tous les égards, à l'invitation du roi Mohammed VI. Fait marquant de ce déplacement, outre les cinq ministres en fonction qui accompagnent le roi d'Espagne, neufs ex-ministres des affaires étrangères seront aussi du voyage, à la demande du souverain espagnol. C'est la première fois que des ex-hauts fonctionnaires sont conviés à prendre part à un événement de cette envergure. La délégation royale sera formée aussi de 27 présidents d'entreprises ibériques. Le roi Juan Carlos, et malgré son état de santé chancelant, ne se fait pas prier pour troquer ses béquilles contre son bâton de pèlerin à la recherche d'opportunités pour les firmes de son pays. «Nous allons dans un pays qui, sur le plan politique, est extrêmement significatif dans les circonstances actuelles. L'appui du roi aux entreprises espagnoles est très important», soutient le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Garcia-Margallo. Le mot est lâché : Juan Carlos vient prêcher en faveur du patronat espagnol.
L'ambassadeur royal
De fait, aux yeux des entrepreneurs espagnols, le chef de la maison de Bourbon en Espagne est le premier ambassadeur économique du pays. Les grands noms de l'économie espagnole sont redevables à leur roi, pour son implication dans plusieurs projets de grande envergure, décrochés grâce aux relations d'exception que maintient Juan Carlos avec plusieurs familles royales arabes. Le dernier exemple en date est le contrat pharaonique de 7 milliards remporté par le consortium espagnol mené par Talgo, pour la construction et l'exploitation du TGV saoudien. L'offre espagnole a reçu l'approbation des autorités saoudiennes, sous le regard incrédule du consortium français, son rival sur cette offre, grâce à une intervention du roi Juan Carlos. À présent, les Espagnols espèrent reproduire le même succès sous nos cieux, en faisant appel au soutien royal. «Des visites du genre sont toujours importantes car elles aident à mettre les problèmes sur la table et à trouver les solutions adéquates», estime José Miguel Zaldo, président du comité entrepreneurial hispano-marocain. Pour resserrer les rangs et parler d'une seule voix, Juan Carlos a organisé une séance de travail avec le président du patronat espagnol Juan Rosell, pour mettre au point les détails de cette rencontre, considérée comme un événement d'une grande portée pour les patrons espagnols, en quête de nouveaux débouchés en ce temps de marasme économique européen.
Sécurité de l'investissement
L'implication du roi d'Espagne auprès du patronat de son pays est une occasion pour instaurer, à tout jamais, la confiance entre les entrepreneurs ibériques et le Maroc. Certes, l'engouement pour la destination Maroc, en tant que terre d'opportunités d'affaires, est bel et bien palpable, or l'homme d'affaires ibérique tarde à donner corps à cet intérêt. Les patrons espagnols n'ont de cesse de réclamer des garanties juridiques et un cadre législatif avantageux au capital étranger. L'étiquette de terre à risque du capital étranger, qu'ont collé certains entrepreneurs ibériques mécontents a terni l'image du pays auprès d'une catégorie d'entrepreneurs. D'où cet appel, qui résonne comme une ritournelle, de sécuriser les investissements. «Le climat des affaires s'est amélioré en comparaison avec le passé. Nous avons observé une attitude très favorable de la part des ministres de ce gouvernement pour résoudre les problèmes et aller de l'avant ainsi que pour améliorer la compétitivité du Maroc», rassure Zaldo, fin connaisseur des rouages de l'économie marocaine. La bénédiction des rois du Maroc et d'Espagne donnera-t-elle le coup d'accélérateur qui fait défaut au couple hispano-marocain pour faire sauter les dernières barrières psychologiques entravant l'envol de cette coopération économique ? Le Maroc a démontré qu'il est prêt à accueillir à bras ouvert les voisins du nord pour un partage des bénéfices win-win. À nos voisins de faire le grand saut !
La poule aux œufs d'or
À l'heure de la préparation des contours de ce voyage, le ministère des Affaire étrangères espagnol était submergé par les demandes de participation formulées par les firmes ibériques désirant être du voyage royal. Seules les sociétés ayant déjà un pied au royaume ou en cours d'implantation ont eu le privilège d'accompagner le roi des Espagnols. Quelles sont les ambitions des firmes espagnoles au Maroc ? Les marchés publics attisent l'appétit des chercheurs d'opportunités sous nos cieux. Les chambres de commerce régionales et les grands cabinets qui organisent au profit de leurs clients des journées d'information sur les potentialités du Maroc mettent l'accent sur cette poule aux œufs d'or, pour paraphraser ce consultant. D'ailleurs, l'argentier du royaume Nizar Baraka a été interpellé, lors de son dernier passage à Madrid, sur les réformes que devrait apporter le cabinet de Benkiarne au texte portant sur l'octroi des appels d'offres publics. On se frotte déjà les mains sur l'autre rive de la Méditerranée.
Méconnaissance du terrain
Ce n'est pas la première fois qu'une tête couronnée espagnole s'implique auprès des hommes d'affaires intéressés par le Maroc. En 2012, le prince héritier Philipe de Bourbon, en compagnie de son épouse, se sont déplacés exclusivement à Casablanca pour l'inauguration du Forum d'investissement, organisé par l'Institut espagnol du commerce extérieur. Fait marquant du changement des mentalités en faveur du Maroc de la part du voisin ibérique, les prestigieux cabinets et organisateurs de forums économiques s'arrachent les ministres marocains de passage à Madrid, pour venir exposer les programmes mis en place par le gouvernement. Il faut reconnaître que le Maroc mène un travail de Titan auprès du patronat économique, que ce soit à Madrid ou dans les régions. Or, «95% des entrepreneurs que nous avons rencontrés n'ont jamais mis les pieds au Maroc», affirme ce chargé de promotion de la destination Maroc auprès des investisseurs ibériques. Malgré ce travail de proximité, il reste encore du chemin à faire !


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