La signature des avenants des manuels des procédures des GIAC et des CSF a été conjointement opérée par le ministre délégué à la Formation professionnelle, Abdeladim Guerrouj, et le ministre de l'Economie et des finances, Mohammed Boussaid. Pour la patronat, il s'agit d'une réponse à une forte attente des entreprises, notamment des TPME, qui ne profitent plus, depuis près d'une décennie, des mécanismes de soutien à la formation en cours d'emploi. Ces mêmes attentes avait été matérialisées par des recommandations claires formulées dans le cadre d'une étude sur la compétitivité des entreprises. Réformer la formation professionnelle. C'était là une doléance exprimée par la CGEM depuis quelques années déjà, confortée par l'étude récemment menée par le cabinet Valyans pour recenser les réformes prioritaires assurant la compétitivité des entreprises. La machine est désormais lancée. En témoigne la signature des avenants des manuels des procédures des GIAC (groupements interprofessionnels d'aide au conseil) et des CSF (contrats spéciaux de formation) intervenue en début de semaine et qui «répond à une attente forte des entreprises et notamment des TPME, qui ne profitent plus depuis près d'une décennie des mécanismes de soutien à la formation en cours d'emploi, désignés par Contrats spéciaux de formation», explique t-on auprès de la CGEM. Dans le détail de ces nouveaux manuels des procédures des GIAC et CSF, il faut noter la mise en place d'un cadre plus simplifié et ouvrant la voie aux TPME pour accéder à des programmes de formation au profit de leurs ressources humaines. S'y ajoutent des mécanismes d'anticipation des besoins en compétences au sein des branches professionnelles et des territoires pour assurer l'adéquation emploi-formation, ainsi qu'un bon pilotage des activités des branches professionnelles, tout en assurant l'accompagnement au développement cohérent des régions. Cette mesure de collaboration public-privé permet, plus concrètement, de répondre à des besoins jugés «immédiats» en termes de formation continue, de compétitivité ou encore d'employabilité des jeunes. «Compétitivité oblige» Les prémices de la réforme de la formation professionnelle qui se dessinent rappellent, comme nous l'avons souligné plus haut, une des principales recommandations de la CGEM pour booster la compétitivité du tissu entrepreneurial national. Le patronat avait en en effet jugé essentiel d'opérer «un renforcement du recours par les entreprises à la formation continue, dans un souci d'amélioration de la productivité des employés». Plus concrètement, il s'agissait d'encourager et de systématiser le recours par les entreprises à la formation afin d'améliorer le niveau de productivité de leurs employés. Cet encouragement devait, toujours selon les recommandations de la CGEM, passer par la déclinaison du droit légal à la formation continue en instaurant un minimum d'heures de formation pour l'employé, subventionnées par l'employeur et rémunérées par un pourcentage du salaire de base. Ce travail devait, selon la feuille de route tracée, passer impérativement pas la refonte de la gestion des contrats spéciaux de formation, ce qui limiterait les freins administratifs au recours à la formation continue. C'est concrètement ce qui vient d'être acté cette semaine à travers l'accord signé entre le patronat (à travers la CGEM et les différentes fédérations professionnelles affiliées) et le gouvernement. Ces recommandations prévoyaient un alignement des procédures auxquelles les PME sont soumises, soit sur le régime de la grande entreprise, soit un régime simplifié. Plus encore, dans un deuxième axe, une facilitation du suivi des dossiers était requise avec une vérification de l'éligibilité et un suivi en ligne de l'état d'avancement. Cela n'est pas sans rappeler les termes des nouveaux manuels des procédures des GIAC et des CSF, ce qui suppose que, sur ce point, la CGEM vient officiellement d'obtenir gain de cause, par ailleurs un des leviers majeurs de la compétitivité des entreprises.