Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Après la rencontre Boulos–Attaf, le Polisario durcit le ton face à Washington    Amérique du sud : Après la Bolivie, Le Honduras suspend sa reconnaissance de la «RASD»    Philippe Lalliot sera le prochain ambassadeur de France au Maroc    Sahara marocain: le Honduras suspend sa reconnaissance de la pseudo RASD    Financement associatif : plus de 5,6 milliards de DH mobilisés en 2024    SIAM 2026 : OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage    Aéroport Rabat-Salé : hausse du trafic passagers à fin février    Maroc : lancement de la Stratégie nationale de Supply Chain Finance    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Drames de la migration : 7.900 morts ou disparus en 2025    Téhéran maintient la fermeture du détroit d'Ormuz et accuse Washington de violer la trêve    Ajax Amsterdam : Rayane Bounida attise les convoitises en Bundesliga    Austria praises Morocco's South-South cooperation model, EU partnership efforts    Modernisation du tri et de distribution des permis de conduire, carte et certificats d'immatriculation électroniques    Peines alternatives et réduction automatique des peines : un premier bilan encore contrasté    Azrou : des lycéens engagés pour la cause environnementale    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    Lalla Khadija, Lalla Meryem, Lalla Hasnaa, et Brigitte Macron, assistent au spectacle d'ouverture du Théâtre Royal de Rabat    Art'Com Sup Rabat accueille une rencontre ouverte au public autour de l'ouvrage Origines historiques et artistiques d'Essaouira, "cité des Arts" de Pr Monssef SEDKI ALAOUI.    Gnaoua et Musiques du Monde : Une transe-mission sans frontières    Soutien affirmé : Vienne rejoint la dynamique internationale autour du Sahara marocain et ouvre une nouvelle ère avec le Maroc    La Bourse de Casablanca termine sur une note quasi-stable    Terrorisme au Sahel: le Niger et le Mali pointent du doigt l'Algérie    Israël-UE. L'accord d'association ne sera pas suspendu    Austria saludó el miércoles las amplias reformas emprendidas en Marruecos bajo la dirección de Su Majestad el Rey Mohammed VI, en favor de una sociedad y una economía marroquíes más abiertas y dinámicas.    L'opposition soulève le mystère des financements... et le dialogue social déçoit les espoirs des syndicats    L'organisation de la CAN 2027 menacée en Afrique de l'Est après plusieurs retards    Ismaël Baouf : une trajectoire qui mène naturellement vers les Lions de l'Atlas    Abdessamad Ezzalzouli vers un départ, le PSG et le Barça en embuscade    Coopération maroco-espagnole pour rechercher un bateau de migrants disparu au large de Tan-Tan    Entretien entre Mohammed VI et le président des Emirats pour renforcer la coopération bilatérale    USA-Iran. Trump prolonge le cessez-le-feu    Aide militaire à l'Iran? Pékin rejette les sous-entendus de Trump    Cannabis legal: Una producción de más de 19 000 Qx en 2025    Démantèlement d'un réseau de drogue lié au Maroc en Italie après trois ans d'enquête    Activités commerciales nocturnes : des professionnels démentent tout couvre-feu    Le Real Betis bat Girona FC, Ezzalzouli et Ounahi décisifs    Maroc-Emirats : Entretien téléphonique entre SM le Roi et Cheikh Mohammed Ben Zayed    Young Lions Morocco 2026 : la relève créative marocaine en route vers Cannes    Profession d'Adoul: Le projet de loi adopté à la majorité à la Chambre des conseillers    FLAM 2026 : Marrakech, carrefour des littératures africaines    Aziz Akhannouch anticipe la fin de la guerre en Iran et une baisse des prix des carburants    Ryanair pourrait choisir le Maroc pour ses futurs centres de maintenance à 800 millions de dollars    Classement féminin FIFA : Le Maroc progresse de 4 places    Le Maroc, leader incontesté du patrimoine culturel dans le monde arabe    Es-Semara : des peintures rupestres et un atelier de pigments mis au jour à Jdiriya    Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde dévoile sa 29è édition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Défaillances des entreprises : 2014 s'annonce difficile
Publié dans Les ECO le 13 - 03 - 2014

Les statistiques fournies par le cabinet Inforisk notent une hausse des défaillances d'entreprises estimée à 33% en 2013. Dans ce contexte, l'étude menée par Inforisk note que seules 4,2 PME ont opéré une augmentation de capital en 2013 contre 4,3 en 2012 et 4,7 en 2011. Au cours des premiers mois de l'année 2014, une hausse de 17% du nombre des entreprises défaillantes est enregistrée en comparaison avec les statistiques de 2013.
L' année 2013 a fait état d'une hausse des défaillances d'entreprises de 33% en glissement annuel. C'est ici le résultat d'une étude réalisée par le cabinet Inforisk qui note la multiplicité des causes de défaillances. Dans un contexte macro-économique difficile, notamment pour les partenaires commerciaux traditionnels du Maroc (France, Espagne), il est possible d'ajouter des phénomènes micro-économiques majeurs affectant directement les sociétés marocaines comme l'assèchement des liquidités bancaires qui limite l'octroi de crédits bancaires aux entreprises et l'allongement des délais de paiement en attendant la nouvelle mouture de la loi. Dans ce contexte, l'étude menée par Inforisk note que seules 4,2 PME ont opéré une augmentation de capital en 2013 contre 4,3 en 2012 et 4,7 en 2011. Ceci, sachant que les PME continuent de disposer aujourd'hui de trois sources principales de financement à savoir les capitaux propres, l'endettement bancaire ou financier et le crédit inter-entreprises. Aussi, malgré l'accentuation de la crise économique entre 2011 et 2013, le nombre d'augmentation de capital a diminué de 12% sur cette même période. «Cette tendance baissière des augmentation de capital peut être rapprochée de la forte hausse en parallèle du nombre de défaillances d'entreprises pour émettre le postulat selon lequel les PME auraient pu être suffisamment capitalisées pour pouvoir résister à la crise», explique Amine Diouri, responsable études PME à Inforisk.
Des défaillances ciblées
Tous les secteurs n'ont pas été concernés par la défaillance. Cette dernière a touché des activités bien précises. Les quatre secteurs les plus touchés sont le commerce et la réparation automobile, l'immobilier et les services aux entreprises, le BTP et enfin les industries manufacturières. Ces quatre secteurs représentent, en 2013, 79% des entreprises défaillantes. La part de ces secteurs dans le nombre total des défaillances est cependant restée stable. Deux secteurs ont en revanche fait preuve de résilience, à savoir les activités financières et la pêche/aquaculture. La tendance au 1er trimestre 2014 semble être au mieux une stagnation du taux d'augmentation du nombre de défaillances. Au cours des premiers mois de l'année 2014, Inforisk enregistre une hausse de 17% du nombre des entreprises défaillantes en comparaison avec les statistiques de 2013. Pour l'heure, tous les spécialistes s'accordent sur le fait qu'il est particulièrement important de rester attentif aux premiers signes de défaillance qui sont, entre autres, une baisse importante et subite du CA, une détérioration des marges, une dégradation du BFR via la forte hausse du poste client, une augmentation faramineuse du niveau d'endettement de l'entreprise corrélée à une baisse des fonds propres entraînant des impacts sur les résultats nets négatifs.
Amine Diouri,
responsable Etudes PME à la société Inforisk, groupe Finaccess
Les ECO : Quelle est la définition de la défaillance d'entreprise ?
Amine Diouri : La défaillance d'entreprise est définie comme l'incapacité d'une entreprise à honorer ses engagements financiers, c'est-à-dire à payer à échéance ses dettes exigibles. À son niveau, Inforisk capte des évènements juridiques (représentatifs de l'état de défaillance d'une entreprise) via les annonces légales prévues dans le cadre de la procédure des défaillances. À cet effet, Inforisk dispose d'une cellule de production d'une cinquantaine de personnes qui captent ce type d'informations pour tenir à jour sa base de données: sur une année, plus de 150.000 évènements (dont les défaillances) sont ainsi captés. Dans un second temps, Inforisk classifie les évènements captés selon la nomenclature construite en interne et propre à la défaillance, dont voici quelques éléments: liquidation judiciaire, nomination d'un liquidateur, changement d'adresse du siège de liquidation, redressement judiciaire, cessation d'activité... En tout, Inforisk tient compte de 19 évènements permettant de définir l'état de défaillance.
Comment la diagnostiquer ?
La démarche suivie par Inforisk ainsi que les ressources mises à disposition sont décrites ci-dessus. Inforisk ne fait pas d'estimation ou de prévision sur des phénomènes micro-économiques. Cela est le métier des économistes, pas celui d'Inforisk. Le sien est de capter fidèlement tout type d'informations légales à travers l'exhaustivité des supports de publicité légale, de mettre en relief une évolution en cours des phénomènes observés et de les analyser au mieux, compte tenu de l'information disponible.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.