L'annonce a été faite par Kamorudeen Yusuf, assistant personnel du président pour les missions spéciales, dans un communiqué publié sur sa page X. Inscrite dans la deuxième phase des réformes économiques du président Bola Ahmed Tinubu, cette stratégie ambitionne de faire passer l'économie de la stabilisation à une phase d'expansion. Selon la ministre d'Etat aux Finances, Doris Uzoka-Anite, le plan place le Nigeria sur une trajectoire menant à un PIB de 1000 milliards de dollars d'ici 2036. Le dispositif met l'accent sur la stabilité macroéconomique, la coordination des politiques budgétaires et monétaires et des orientations sectorielles claires pour attirer les investissements. Les secteurs prioritaires incluent l'énergie, l'agroalimentaire, l'industrie manufacturière, le logement, la santé, le numérique, les industries créatives, la logistique et les minéraux solides. Le gouvernement entend y concentrer ses efforts afin de stimuler la productivité et de favoriser la création d'emplois durables. Avec une population dépassant les 200 millions d'habitants, le Nigeria fait face à de fortes pressions en matière d'emploi, d'infrastructures et de services sociaux. Doté d'importantes ressources pétrolières et gazières, le pays demeure ainsi largement tributaire des hydrocarbures. Les activités hors pétrole gagnent progressivement du terrain, mais restent freinées par des déséquilibres structurels persistants, notamment une inflation supérieure à 20 %, la dépréciation du naira et un chômage élevé, en particulier chez les jeunes. Pour répondre à ces défis, les autorités ont engagé plusieurs réformes, dont la libéralisation du taux de change et le lancement en décembre 2025, d'un vaste programme d'enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) visant à former 1,3 million de jeunes aux compétences recherchées par l'industrie. Ces décisions s'inscrivent dans une stratégie de long terme visant à rehausser le niveau de vie des populations et à conduire le Nigeria vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, puis de pays à revenu élevé à l'horizon 2050.