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N'est pas coach qui veut !
Publié dans Les ECO le 23 - 01 - 2014


Jihane Boutaleb
Coach certifiée ICC
A la mode, le coaching s'applique à tous les domaines. Avant de faire appel à un coach, il s'agit de bien se renseigner sur sa formation et ses références.
Les ECO : Qu'est-ce qui a motivé votre décision d'inviter l'ICC à s'installer au Maroc ?
Jihane Boutaleb : J'ai senti qu'aujourd'hui tout le monde est coach au Maroc, ou du moins tout le monde se proclame coach. J'insiste énormément sur la certification pour apprendre les fondamentaux du coaching dans la mesure où c'est une formation en continue. Evidemment, vous êtes coach, c'est à vous de devenir un bon coach avec la pratique et c'est ce que j'apprends aux coachés. Pour un bon coach, c'est à nous de travailler. Un coach, c'est une formation en continue et un choix de vie. On commence à réfléchir avec une certaine méthodologie. Cela ne s'arrête pas à une simple formation. Pour ma part, j'étais marketeuse à la base avant de devenir coach. Ensuite, il faut partir du principe qu'il faut s'orienter vers une spécialité. Je puise mes idées de mon monde corporate dans lequel je travaille. Je suis business coach et coach de transition. Dans l'esprit ICC, on nous donne une formation qui est une base, ensuite il s'agit de développer notre propre créativité. J'ai voulu importer cet esprit du coaching dans mon pays.
Comment vous-êtes vous intéressée au coaching ?
À la base, j'ai voulu résoudre mes propres problèmes et dans le coaching, il faut résoudre ses problèmes pour régler ceux des autres. Il y a un vrai travail sur soi. J'ai trouvé ICC qui est une organisation qui oeuvre vraiment dans le développement humain et dans une ambiance très familiale. L'avantage, c'est un travail de connexion sur un campus virtuel qui nous permet d'échanger avec les différents coachs de par le monde. La plateforme de l'ICC présente un support. Il y a des séminaires en ligne gratuits. Il y a également un format d'une semaine de séminaire qui rassemble de nombreux formateurs de l'ICC.
Quels sont les éléments déclencheurs qui peuvent pousser une personne à faire appel à un coach ?
Ce sont les défis professionnels qui démontrent l'importance d'un coach. Si l'on suit mon exemple, j'ai commencé ma carrière dans le marketing, j'ai travaillé dans un environnement multiculturel dans des multinationales au Maroc et en Espagne. J'ai été défiée au niveau pro au quotidien, alors qu'on ne m'avait pas appris à gérer des situations. Je devais gérer des équipes, je devais être diplomate, gérer mon stress et je n'y arrivais pas. Je me suis dit que j'allais faire appel à un coach. J'ai cherché des formations. Devant la multitude de coachs au Maroc, je voyais que les formations disponibles ne me convenaient pas. J'ai alors décidé de m'inscrire en formation de coaching. Je suis revenue à la source en me demandant qui a inventé ce concept ? Les Américains. J'ai commencé à chercher une formation anglosaxonne. Par la suite, j'ai voulu être formée en team coaching et je me suis déplacé, que ce soit en Espagne ou au Maroc. J'ai tellement accroché que j'avais toujours envie d'en apprendre plus. J'ai découvert dans le coaching quelque chose de passionnel. J'ai ensuite voulu être formée en coaching d'équipe et c'est là que j'ai rencontré l'ICC. J'ai trouvé alors une méthodologie brillante. Je me suis dit que leur méthodologie était très efficace. J'ai ensuite eu l'idée de revenir à la source et j'ai proposé à l'ICC de s'installer en Afrique du nord. L'ICC a été formée en 2001. En 13 ans, cette communauté est devenue globale.
Quel est aujourd'hui votre plan de développement pour ICC Maroc ?
Nous démarrons aujourd'hui nos activités au Maroc, avant de nous ouvrir un peu plus à l'Afrique subsaharienne grâce à des formations qui seront dispensées au Sénégal et en Côte d'Ivoire dans un premier temps, ceci sans oublier l'Afrique du Nord dans laquelle il y aura également des activités développées. Nous sommes actuellement en prospection en Egypte pour installer le concept ICC.


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