Les camps de Tindouf ont été le théâtre, mardi soir, de violents affrontements opposant deux familles au sein de la zone dite de Smara. Ces heurts ont causé plusieurs blessés et d'importants dégâts matériels, révélant une situation sécuritaire fragile et un climat marqué par le désordre. Selon des sources concordantes, les incidents ont éclaté dans le secteur de Houza, sur fond de différends anciens entre deux familles issues de tribus locales. Le conflit, lié notamment à l'accès à un point d'eau, a dégénéré en affrontements directs. Les protagonistes auraient eu recours à des armes blanches ainsi qu'à des véhicules tout-terrain. Plusieurs habitations et tentes ont été incendiées, aggravant les pertes matérielles et accentuant les tensions dans la zone. La situation s'est ensuite détériorée avec l'utilisation d'armes à feu et des tirs nourris, semant la panique parmi les habitants, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées. Certains ont dû fuir les lieux pour échapper à l'escalade de la violence. Un jeune homme a été grièvement blessé par balle au niveau de l'abdomen. Transporté à l'hôpital de Tindouf, son état serait jugé critique. Par ailleurs, des sources locales évoquent l'implication présumée d'un membre de la garde rapprochée du chef du Front Polisario dans les tirs. Cette information a suscité une vive indignation au sein des camps, ravivant les interrogations sur l'absence de contrôle et la persistance d'un climat d'insécurité dans la région.