Le pays du Golfe, qui figure parmi les plus grands producteurs au monde, quittera le groupe mené par Riyad et l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Les Emirats arabes unis ont annoncé, ce mardi, leur retrait surprise de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au nom de leur «intérêt national», marquant un revers pour l'alliance déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Le pays du Golfe, qui figure parmi les plus grands producteurs au monde, quittera le groupe mené par Riyad et l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a indiqué l'agence de presse officielle Wam. «Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale», a indiqué l'agence. Les Emirats, qui ont rejoint le cartel en 1967, ont «apporté des contributions importantes et consenti des sacrifices encore plus grands dans l'intérêt de tous. Mais le moment est venu de concentrer nos efforts sur ce que dicte notre intérêt national», a-t-elle ajouté. Fondée en 1960, l'Opep, qui réunit désormais 12 membres sous la houlette de Riyad, a noué en 2016 une alliance avec dix autres pays, dont Moscou, sous la forme d'un accord appelé Opep+, dans l'optique de limiter l'offre et de soutenir les cours face aux défis posés par la concurrence américaine.