Présentée à la Fondation H, l'exposition Les mains des poètes réunit un ensemble d'œuvres inédites conçues entre le Maroc et Antananarivo. Ce projet est le fruit d'une résidence de six semaines durant laquelle M'barek Bouhchichi a collaboré étroitement avec des artisans malgaches, notamment des ferronniers, céramistes et tisserands. Leurs savoir-faire ont nourri en profondeur le processus de création, donnant naissance à des œuvres où la matière et le geste occupent une place centrale. Pour cette résidence de six semaines, M'barek Bouhchichi a collaboré étroitement avec des artisans malgaches. Placée sous le commissariat de Hobisoa Raininoro, l'exposition interroge les relations entre le geste, l'oralité et la mémoire. Elle s'inscrit dans une réflexion plus large sur les modes de transmission du savoir, en faisant notamment écho au Sorabe, une écriture ancienne utilisée à Madagascar pour préserver et transmettre les connaissances. Ce travail s'inscrit dans la continuité des recherches menées par l'artiste autour du corps comme espace de mémoire et de perception. À travers ses œuvres, Bouhchichi questionne les enjeux de visibilité et de représentation, en particulier dans le contexte marocain. Né en 1975 à Akka, l'artiste vit et travaille aujourd'hui à Tahanaout. Placée sous le commissariat de Hobisoa Raininoro, l'exposition interroge les relations entre le geste, l'oralité et la mémoire. Son parcours l'a conduit à exposer dans plusieurs institutions et manifestations internationales majeures, parmi lesquelles la Biennale de Sharjah, la Biennale de São Paulo ou encore le MUCEM. Ses œuvres figurent également dans d'importantes collections publiques et privées, telles que le Centre Pompidou, le Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain, la Sharjah Art Foundation et la Fondation H. Avec Les mains des poètes, M'barek Bouhchichi propose ainsi une exploration sensible des gestes et des mémoires, à la croisée des cultures marocaines et malgaches.