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Vers un «new deal»
Publié dans Les ECO le 16 - 05 - 2013

Maroc -Turquie. Les opérateurs turcs veulent aujourd'hui rompre avec l'image de «concurrents» des entreprises marocaines, afin d'explorer toutes les opportunités d'affaires que leur offre le Maroc en tant que «porte d'entrée vers l'Afrique».
Une coopération d'un nouveau genre. C'est là l'argument principal avancé aujourd'hui par les investisseurs turcs dont l'intérêt pour le marché marocain va grandissant. Rompre avec l'image de «concurrent» aux entreprises marocaines devient aujourd'hui primordial pour la partie turque, qui désire plus que jamais explorer toutes les opportunités d'affaires dans un pays considéré comme «une porte d'entrée vers l'Afrique». Pour ce faire, des études sont régulièrement menées par les associations professionnelles turques pour déterminer les pistes de coopération à exploiter avec les entreprises marocaines dans les différents secteurs. À juste titre et dans une approche sectorielle, les études menées à la demande de la confédération turque Tuskon relèvent de nouveaux secteurs qui présentent des créneaux sur lesquels une relation win-win entre les entreprises des deux pays peut être construite. Si les économistes s'accordent sur le fait que le point de blocage des échanges commerciaux entre les deux pays réside dans la quasi «similitude» des deux économies, les opérateurs turcs préfèrent dépasser les considération macroéconomiques pour se concentrer davantage sur les besoins des entreprises marocaines et par là, mieux y répondre à travers des propositions concrètes. C'est à juste titre ce qui ce traduit à travers les différentes missions B to B organisées à Casablanca et à travers lesquelles les différents chefs d'entreprises turcs tentent de trouver «des partenaires» pour la commercialisation de leurs produits sur le marché marocain et à terme, sur le marché africain.
Stratégie commune
Selon un expert en relations commerciales maroco-turques : «un new deal» dans la coopération économique est nécessaire pour s'adapter aux changements structurels qui se sont opérés dans les économies des différents pays. Plus encore, les nouvelles configurations politiques et économiques qui se dessinent sur la scène internationale confirment le déplacement accéléré du centre de gravité économique vers l'Asie. Ceci suppose donc pour les entreprises des deux pays de mettre en place un plan d'action issu de la stratégie même de coopération économique et commerciale Maroc/Turquie, en y intégrant de nouvelles modalités opérationnelles capables de déterminer de véritables pistes de coopération. Dans ce sens, le secteur privé aura à jouer un rôle important dans le processus de renforcement de la coopération, son développement, sa diversification et sa rationalisation. Comme l'explique Gokmen Ertas, secrétaire général de Tuskon Maroc, «des groupes d'intérêts marocains gagneraient à émerger afin de mieux mettre en avant les différents intérêts sectoriels et régionaux, constitués de comités de projets avec des chefs de file et des experts, pour une action mesurable et durable». À terme, cette approche permettrait d'adopter un mode de coopération intelligent qui consiste en la mise en place d'un système de monitoring de l'information et de raisonnement en réseau visant à créer une valeur d'information à même de tisser des passerelles dans tous les aspects de la coopération économique. La levée de boucliers qui s'est organisée récemment dans différents secteurs a alimenté les débat autour de la nécessité de mettre en place une défense commerciale et va à l'encontre de toute nouvelle vision de collaboration. Pour les opérateurs marocains, une stratégie calquée sur celle adoptée par les autorités turques devrait être menée au Maroc également afin de garantir un équilibre commercial entre les deux pays. Sur ce point, la machine risque de grincer à tel point que les divergences et la logique de concurrence ont toutes les chances de se poursuivre, du moins du côté marocain.
Gokmen Ertas
­Secrétaire général de Tuskon Maroc
Les ECO : Quel type de coopération peut être mis en place entre les entreprises marocaines et turques ?
Gokmen Ertas : Les entreprises turques ont une grande expérience dans quasiment toutes les activités industrielles. C'est à juste titre titre là qu'intervient le rôle de Tuskon en ce sens que notre confédération permet de jouer le rôle d'intermédiaire entre les investisseurs turcs et le commerce mondial. Dans un premier temps nous abordions une vision globale qui concerne tous les secteurs mais rapidement nous avons adopté une démarche sectorielle qui consiste à aiguiller les entrepreneurs turcs chacun dans leur secteur d'activité. Ce qu'il faut aujourd'hui savoir c'est qu'en Turquie, un des secteurs les plus puissantes et les plus performants est le textile. De nombreux investisseurs turcs veulent actuellement étendre leurs exportations. C'est ce qui a motivé l'organisation d'une rencontre B to B dans le secteur et qui se tiendra à Casablanca à la fin du mois de mai.
Quelles sont aujourd'hui les visées des investisseurs turcs sur le marché marocain ?
L'objectif de notre confédération n'est pas seulement d'étendre l'exportation turque mais d'élargir les échanges commerciaux entre nos deux pays et d'attirer de nouveaux investissements vers le Maroc, ce qui permet de créer de nouveaux emplois dans le pays et de soutenir sa croissance économique.
Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines intéressées par le marché turc ?
D'abord, il y a une faille à travers l'absence de bureau dont le rôle serait de suivre les différentes opportunités que présente le marché turc, tout comme nous le faisons ici au Maroc. Nous recommandons vivement aux hommes d'affaires marocains d'adopter cette démarche qui a fait ses preuves en Turquie. De nombreuses opportunités s'offrent en effet aujourd'hui à eux dans différents secteurs tels que le tourisme, l'énergie ou encore les cosmétiques. Nous conseillons également aux secteurs de la construction, de l'énergie, de l'agriculture et des pièces de rechange automobiles d'investir en Turquie, un marché très demandeur.


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