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Accord agricole: Lobbying et contre-lobbying
Publié dans Les ECO le 28 - 08 - 2011

Les Espagnols ne lâcheront pas le morceau, qu'on se le tienne pour dit, dans un contexte de préparation à ce qui conviendrait bien d'appeler -sans extrapolation ?- l'audition de la dernière chance pour Aziz Akhannouch devant la Commission du commerce international du Parlement européen, pour défendre la position du royaume sur le dossier de l'Accord agricole Maroc-UE. Le patronat agricole espagnol persiste et bétonne son lobbying anti-accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne. C'est en tout cas ce qu'annoncent, à qui veut l'entendre, les responsables de l'une des organisations espagnoles des plus actives. En effet, en début de semaine, l'Association espagnole agraire des jeunes agriculteurs (ASAJA) a rendue publique une feuille de route comportant les grandes lignes d'un nouveau programme d'action. Parmi les priorités, sans grande surprise, figure un renforcement sans précédent du contre-lobbying à l'encontre des intérêts du Maroc à la reconduction de cet accord. «Le lobby marocain est très fort et pour freiner les négociations de cet accord, la majorité des eurodéputés devront voter contre lors de son passage au Parlement UE», a déclaré un responsable d'une section provinciale d'ASAJA. Cette communauté est parmi les principales qui seraient menacée par un accès élargi des produits agricoles marocains au marché des Vingt-sept. Il s'agit d'une pilule très amère au goût des producteurs ibériques. «Nous sommes maintenant dans la phase finale des négociations. Nous menons d'innombrables réunions à tous les niveaux pour éviter la reconduction de cet accord, qui pourrait être hautement préjudiciable pour notre agriculture», défend Francisco Vargas, principale figure dirigeante de l'entité professionnelle.
Dernière ligne droite
Pour l'heure, rien ne semble encore perdu ni gagné d'un côté comme de l'autre. Des pions sont avancés par ci par là, l'avantage passant en faveur d'une rive et de l'autre du détroit, sans que le sort ne soit jeté de façon nette et claire. De ce côté-ci, au sein de l'équipe du département de la Pêche proche des dossiers internationaux, on se mure légitimement derrière la réserve pour ne pas faire de commentaires sur la position des opérateurs espagnols. Interpellé sur la question, un cadre du département d'Akhannouch nous lâche : «Nous ne sommes pas concernés ». Auprès de la délégation de l'Union européenne, à Rabat, l'heure est plutôt à un «optimisme relatif sur l'avis qui sera émis par la Commission du commerce international. Pour l'instant, toute conclusion hâtive sur l'aboutissement de cet accord doit être évitée», nous avait fait savoir Eneko Landaburu, ambassadeur de l'UE à Rabat. Ce dernier réagissait au lendemain de l'avis de rejet de l'accord agricole, émis récemment par la Commission agriculture et développement rural du Parlement européen. Cet avis a été transmis à la Commission du commerce international du même Parlement, qui devrait à son tour se prononcer sur le dossier, au profit de l'assemblée plénière du Parlement européen. Mais avant cela, Akhannouch devra d'abord convaincre.
«C'est le Maroc qui devrait être complémentaire de l'Espagne»: Francisco Vargas, Président provincial de l'Association agraire des jeunes agriculteurs espagnols (ASAJA)
Propos reccueillis par Amal BABA ALI
Les Echos : Quelles sont les motifs du rejet de l'accord agricole Maroc-UE par les professionnels espagnols du secteur agricole, comme c'est le cas d'ASAJA ?
Francisco Vargas : Au sein d'ASAJA, nous ne sommes pas contre le développement de ce qu'on appelle les pays du tiers-monde, comme c'est le cas du Maroc. Nous estimons que cet accord de 1995, reconduit en 1996, devrait participer au développement économique, social et démocratique du Maroc. L'accord devait prévoir la mise en place de mécanismes de compensation et de protection des producteurs européens. Néanmoins, ces outils n'ont jamais été mis en place.
Quelles sont les conséquences de cette situation ?
Elles se traduisent à travers des pertes importantes de revenus, dont souffre actuellement le secteur des fruits et légumes, plus précisément les déperditions ayant frappé les producteurs du sud, en l'occurrence l'Espagne. Ces dommages ont été attestés par diverses études comme les rapports de COPA-COGECA, le comité des organisations professionnelles agraires et le Comité du coopérativisme agraire de l'UE et aussi le CESE, le Conseil économique et social européen.
Avez-vous exploré la voie de la complémentarité avec les producteurs marocains ?
C'est le Maroc qui devrait être complémentaire de l'Espagne et non le contraire. Plusieurs études rendues publiques, comme celle réalisée par HORTYFRUTA, Interprofessionnel des fruits et légumes d'Andalousie, démontrent que les prix des produits maraichers andalous chutent quand ceux du Maroc font leur entrée sur le marché européen. Cette baisse est encore plus significative quand les contingents établis ne sont pas respectés.


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