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«Il existe une différence entre la date d'octroi des agréments et la date d'ouvertures des agences !»
Publié dans Les ECO le 31 - 10 - 2016

Rachid El Maataoui : Directeur général de Kapital Transak Group
Les Inspirations ECO : Comment avez-vous eu l'idée d'organiser le Congrès international des professionnels de la finance participative, prévu les 14 et 15 décembre ?
Rachid El Maataoui : Financite Institute est au service des professionnels de la finance participative depuis plus de 5 ans ! Dans le cadre de nos différentes actions de formation et d'accompagnement, et en raison de notre contact permanent avec plusieurs équipes projets en charge de structurer et de faire éclore les futures institutions de finance participative, nous avons constaté auprès des professionnels de la finance participative un réel besoin d'un moment d'échange, de perfectionnement, de rencontres et de networking ! Nous avons alors entrevu l'opportunité de structurer et d'organiser un congrès fédérant l'ensemble des professionnels autour d'une thématique du moment présentant un intérêt professionnel indéniable ! Ce congrès doit en plus apporter une vraie valeur ajoutée professionnelle en associant de vrais experts ouverts au partage des expériences et des bonnes pratiques, en donnant la parole à toutes les parties prenantes pour exprimer leurs points de vue et vision et donner leurs recommandations ! Pour réussir le chantier de la finance participative, les parties prenantes doivent se rencontrer et se parler ! Sur un chantier de pareille dimension, les parties concernées ne peuvent pas fonctionner en autarcie, la solitude est mortelle et le mutisme est contre-indiqué ! Nous avons donc sollicité l'ensemble des parties prenantes et les avons invitées à prendre part et à contribuer aux travaux du congrès !
Concrètement de quoi traitera le thème de cet événement ?
Il est voulu que chaque édition du Congrès des PFI traite d'une thématique en phase avec l'actualité et les défis du moment ! Le fait que nous soyons à l'aube du lancement de la finance participative au Maroc, mais pas qu'au Maroc, puisque nous assistons au lancement de plusieurs institutions de banque et d'assurance islamique dans la région, et d'une mobilisation des professionnels pour maîtriser les spécificités de cette finance, nous a inspiré pour faire le focus sur les particularités des fonctions bancaires et d'assurance lorsque celles-ci sont appelées à se conformer à l'argument shariatique. Il sera donc question de faire un grand zoom sur la manière avec laquelle l'ensemble des fonctions bancaires et d'assurances classiques doivent se structurer, s'adapter, s'organiser et s'exercer pour atteindre une parfaite harmonie et cohésion avec un cadre shariatique nouveau et méconnu par les professionnels de la finance et par leurs partenaires ! Avec la contribution de près de 50 experts, nous avons l'ambition de traiter d'une dizaine de métiers dans des ateliers dédiés ! Nous allons alors pointer, faire ressortir et mettre en évidence les spécificités d'exercice et les zones de vigilance dont il convient de bien tenir compte afin d'asseoir les bonnes bases pour une pratique de la finance participative qui favorise son lancement et son développement dans les meilleures conditions !
Pourquoi avoir intégré dans ce congrès, les deux zones, Europe et Afrique ?
Les deux rives de la Méditerranée présentent la particularité de connaître une certaine ébullition au sujet de la finance participative. Au nord, plusieurs initiatives dans la banque et le takaful, quoiqu'elles soient en majorité des initiatives privées, restent intéressantes à connaître et analyser, nous voulons porter un regard sur ces expériences grâce à l'implication de leurs promoteurs ! L'Europe aussi, parce que plusieurs experts d'origine maghrébine y exercent dans la finance participative et sont par conséquent susceptibles d'apporter des témoignages, partager leurs expériences et prodiguer des recommandations avec une forte dose de sensibilité aux spécificités locales. L'Afrique aussi, puisque dans ses deux composantes maghrébines et subsaharienne, nous avons des expériences à analyser et des enseignements à tirer! Dans cette zone, nous sommes pratiquement le seul pays toujours en phase de chauffer les moteurs ! Nous devons profiter de notre retard et regarder, sans aucun complexe, certaines expériences dont notamment celle de la Tunisie, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Sénégal ! En résumé, le Congrès a une réelle vocation internationale et régionale qui s'est bien confirmée ! Nous avons à ce jour reçu plus de 500 demandes de participation dont une bonne partie de nos voisins maghrébins et subsahariens et une partie non négligeable de demandes de participation émane de pays comme la France, le Luxembourg ou encore la Suisse !
Quels sont les différents intervenants et invités, que vous vous attendez à accueillir durant cet évènement ?
Pour rehausser le niveau d'échange professionnel lors du congrès, nous avons délibérément opté pour des experts intervenants dotés d'expériences significatives en finance participative et qui soit en mesure d'apporter une valeur ajoutée précise et spécifique à un métier ou une fonction donnés ! En plus de ces grands experts, nous allons aussi mobiliser de grands invités qui disposent d'une vue d'ensemble et peuvent apporter une analyse empreinte de sagesse et de recul ! Nous allons retrouver dans cette catégorie plusieurs présidents de banques participatives et plusieurs patrons d'institutions de tutelle ! S'agissant des invités, le congrès sera ouvert aux professionnels intéressés de près ou de loin par la finance participative !
Comment s'opéreront le lancement et le développement de la finance participative dans le royaume ?
Il s'agit d'une question au sujet de laquelle plusieurs thèses existent ! En tant qu'observateur, il me semble que les décideurs au niveau des futures banques attendent avec impatience le feu vert des agréments pour passer à la phase finale de structuration de leurs projets d'entités ! Le fait que plusieurs pans de l'environnement de la finance participative ne soient pas encore prêts et opérationnels (sukuks, takaful ...) n'exclut pas que les agréments puissent être accordés dans un premier temps et qu'on dise à ces futures banques : finalisez la mise en place de vos banques et compagnies et attendez qu'on complète l'arsenal réglementaire et environnemental requis pour démarrer vos activités ! Personnellement, je fais une parfaite différence entre la date d'octroi des agréments et la date d'ouvertures des agences ! Entre les deux, une plage de temps de 6 mois à 1 année est nécessaire en fonction de l'état d'avancement de chaque projet de banque !


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