Suivez le LIVE de l'émission « Ach Waq3 » de MFM Radio    FRMF : Zakaria Aboub, seul rescapé de la restructuration de la DTN    Ligue des Champions : l'Afrique du nord en force en quarts de finale    Coronavirus : les déclarations chinoises sur une faible efficacité des vaccins sont un «malentendu»    Chtouka Ait Baha : Tout sur l'inscription les greniers collectifs au patrimoine mondial de l'UNESCO (Vidéo)    Un hommage au grand artiste Mohamed Melehi aura lieu en mai prochain à Marrakech    Maroc: Cours de change des devises étrangères contre le dirham pour lundi 12 avril    Raja: ce qu'a dit El Bekkari après la victoire contre Pyramids (CAF)    Football : mort d'un joueur après s'être effondré lors d'un match de championnat amateur    Automobile: Inauguration à Casablanca du CETIEV 2.0    La Chine approvisionnera le Maroc de 10 millions de doses de vaccins courant avril et mai    DMG : de fortes averses orageuses et rafales de vent attendues mercredi et jeudi    Les clés de la solidarité pour ouvrir les portes du Ramadan.    Le président de la commune de Louta visé par une enquête    L'Arabie saoudite annonce le début du mois de Ramadan    MM. Bourita et Le Drian réaffirment l'excellence des relations bilatérales    La Fondation TGCC lance la première édition du Prix Mustaqbal    CDG Invest lance la 3ème promotion du programme 212Founders    Le Sahara marocain plombe la diplomatie algérienne et envenime les relations entre Alger et Paris    Tanger: localisation de deux mineurs objets d'un avis de recherche dans l'intérêt des familles    L'Ouganda et la Tanzanie se lient pour la construction d'un oléoduc    Nadir Yata incarnait une formidable force militante    Ramadan 2021: voici les horaires de travail dans les administrations au Maroc    France: stupeur et condamnation après des actes ciblant les musulmans à l'approche du Ramadan    Pyramids-Raja: les buts du match (VIDEO)    Liga : Bounou, En-Nesyri et Munir attendus face au Celta Vigo    Météo au Maroc: le temps qu'il fera ce lundi    Droits des sociétés : Les principales nouveautés    Lois électorales : Feu vert de la Cour constitutionnelle    Selon le FMI, le Maroc sur une bonne trajectoire    Malgré une perspective négative : Moody's maintient la note Ba1 pour le Maroc    JSK-RSB (0-0) : Les Berkanais se compliquent la tâche    Tijara 2020 : La formation du capital humain, un véritable levier de développement    Le ramadan, un mois de jeûne qui se prépare depuis plusieurs jours (Reportage)    Edito : Débat clos    Salé : Voici les lauréats du concours de sculpture métallique monumentale récompensés    Regain de tension dans le Donbass    Nora Iffa, une voyageuse engagée    Melehi et Chebaa à l'affiche    L'écriture poétique et l'esprit de l'amour… !    La mer plus chaude en Arctique responsable de vagues de froid en Europe    "L'Oiseau bleu " de Mouha Ouhdidou, Grand Prix du Festival national du court-métrage d'Oujda    Classement Forbes : deux Marocains parmi les milliardaires africains en 2021    Les Ligues régionales de football en réunion à Laâyoune : Les présidents pour un 3e mandat du président actuel de la FRMF    Agence Bayt Mal Alqods : les lauréats du concours "Les couleurs d'Al Aqsa" primés    L'Association marocaine des droits des victimes tient son assemblée générale constitutive    Le Maroc à l'OMC: La révolution contre les déchets plastiques aura-t-elle lieu ?    Covid-19/Maroc : Séance commune des deux chambres du parlement lundi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





un Hommage tout en images à Choukri
Publié dans Les ECO le 27 - 11 - 2009

Six ans après son décès, Mohamed Choukri reste fort présent. Par ses livres, ses recueils, ses écrits. Par sa souffrance et son histoire «vulgarisée» comme jamais cela n'avait été fait auparavant. Après les Instituts Cervantès de Rabat et de Tanger, c'est au tour de celui de Casablanca de présenter une exposition de photographies relatant la vie de l'écrivain.
Captures pré posthumes
Prises par le journaliste photographe Luiz de Vega en mai 2003, ce sont plus d'une trentaine de photos sur le parcours de Mohamed Choukri qui seront dévoilées jusqu'au 30 novembre. Les clichés ont été pris à Larache, Tanger, Tétouan, dans le Rif, dans l'Atlas, à Rabat, Casablanca et Essaouira. En somme, dans tous les endroits qui ont jalonné la vie de l'écrivain. Tel un Petit Poucet, il a suivi les traces de l'écrivain. Tour à tour, c'est cet auteur incontournable de la littérature marocaine qui figure sur la photo ou des fragments de sa vie, illustrés par des inconnus. Si Mohamed Choukri les ignorait de son vivant, il s'apparente à eux par la misère qu'il a connue.
Chienne de vie
Installé à son bureau, cheveux rebelles et cigarette au bec, Mohamed Choukri a les yeux entrouverts. Comme pour éviter de déranger la fumée. Absorbé par ce qu'il regarde, c'est toute l'expression d'un homme meurtri qui se dégage de son faciès. Meurtri par son expérience, par sa capacité à dénuder de façon crue une enfance, une famille, un père. Un vécu. Bref, c'est une onde de mélancolie, de reconnaissance et de vénération qui s'empare de celui qui se trouve en face de l'oeuvre. Une envie pressante de lui demander pardon prend place et l'on porte la main sur la photographie, comme pour le toucher. Pour le découvrir de très prés.
A défaut du modèle, le photographe s'est penché sur l'histoire de sa vie à travers une série d'images qui évoquent le personnage.
Un gros plan montrant un nourrisson, les narines dilatées des suites d'une maladie, évoquant la petite sœur de Mohamed Choukri, morte quelques jours après sa naissance. Un portrait d'un jeune délinquant, la face couturée par une succession de points de suture. Des sniffeurs, emportés par l'effet de la colle de rustine et qui ont élu domicile au creux des tombeaux d'un cimetière. C'est de la même manière que l'écrivain échappait à l'agression, à la violence, à la prostitution et aux abus sous toutes leurs formes.
Une rencontre singulière
« As-tu apporté ce que il faut apporter pour m'interviewer ?», c'est par cette petite phrase que Luiz de Vega a entamé avec Mohamed Choukri une longue conversation, avant de clore sur des images photographiques. C'est donc le début de «La chienne de vie de Choukri». C'est comme ça que ce journaliste la perçoit, la nomme et l'expose. Poursuivi par l'ombre d'une enfance sevrée et brutale, et rattrapé plus tard par l'hypocrisie et plusieurs déceptions, Choukri n'a pas manqué de marteler les éditeurs et autres professionnels qu'il a croisés sur son chemin. «Avec 47 traductions du «Pain nu» dans seize langues, je n'ai même pas une voiture. Et le premier voleur a été Paul Bowles... On m'a également volé au Liban, en Italie, en France, en Amérique, au Brésil...».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.