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Sénégal : Yasmine Group se lance
Publié dans Les ECO le 18 - 07 - 2017

Misant sur son expérience, mais aussi sur le conseil et l'accompagnement, le groupe marocain espère se faire une place dans un marché sénégalais de l'immobilier en pleine expansion.
À l'instar d'autres entreprises marocaines, Yasmine Group mise sur l'Afrique en ouvrant un bureau à Dakar, le premier sur le continent hors Maroc. Pour tâter le pouls du marché sénégalais, ses dirigeants ont organisé, le 11 juillet dernier dans cette capitale, un symposium afin de présenter les activités du groupe aux promoteurs immobiliers sénégalais et sonder leurs besoins. «L'objectif de ce symposium est de promouvoir le savoir-faire marocain dans le domaine de l'immobilier et de tirer les promoteurs immobiliers sénégalais vers le haut», explique Mohamed Lahlou, responsable du bureau Yasmine Group à Dakar et non moins président du Club des investisseurs marocains au Sénégal (CIMAS). Plus généralement, l'ambition consiste à développer la coopération Sud-Sud, conformément à la volonté du roi Mohammed VI.
Un marché très prometteur
Comparant la situation du Sénégal à celle du Maroc il y a vingt ans, Mohamed Lahlou juge «très porteur» le marché sénégalais de l'immobilier. Il encourage les entreprises marocaines à venir investir en masse au Sénégal parce qu'il y a «beaucoup à faire», et de nombreux chantiers ont été lancés dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE). S'ils disposent de tout ce qu'il faut dans les gros œuvres, les promoteurs sénégalais ont des besoins dans les seconds œuvres. Et Yasmine Group a un savoir-faire «avéré» dans ce domaine. L'autre atout de Yasmine Group, selon ses dirigeants, c'est celui de pouvoir s'appuyer sur les banques marocaines implantées au Sénégal et qui font confiance à la promotion immobilière. À travers sa nouvelle entité (Yasmine Trading Group), qui a pour mission d'accompagner et de conseiller les promoteurs dans la réalisation de leurs projets, le groupe marocain entend se positionner sur un segment innovant. «L'avantage que nos partenaires auront avec nous, c'est d'avoir un seul et unique interlocuteur capable de leur fournir des solutions clé en main, mais aussi tout ce qui est en relation avec le conseil et l'accompagnement», indique Sofia Berrada, directrice de Yasmine Trading Group. Pour Mohamed Alami Berrada, directeur Développement du groupe, l'ambition est de nouer des relations de longue durée avec des partenaires locaux.
La demande est là
L'Etat du Sénégal devrait aussi jouer sa partition à travers les incitations foncières et fiscales, afin de rendre plus attractif le secteur. Mohamed Lahlou espère que le Sénégal prendra exemple sur la Côte d'Ivoire, qui a réduit de 50% l'impôt sur les sociétés investissant dans l'immobilier, pour accompagner le développement de ce secteur très prometteur. Si Yasmine Group excelle surtout dans le haut de gamme, il met aussi en avant son savoir-faire dans le moyen gamme et dans le logement social. Au Sénégal, il entend se positionner surtout sur le haut de gamme et la finition, indique Mohamed Lahlou, convaincu que la demande «existe». Toutefois, «on ne va pas négliger le logement social parce qu'une bonne partie des Sénégalais ont besoin de logement à prix réduits». Il faudrait l'accompagnement des banques sous forme de location-vente, avec un apport autour de 10%-15%, ce qui est à la portée du Sénégalais moyen, estime l'entrepreneur marocain. Du reste, le même procédé a permis à beaucoup de Marocains d'accéder au logement. Dans sa vision stratégique (2017-2020), le groupe entend consolider certains segments traditionnels (ameublement et habillement), mais surtout développer une «synergie» avec son activité immobilière afin de faire bénéficier à ses partenaires un savoir-faire basé sur «un niveau d'exigence élevé aussi bien dans la conception que dans la réalisation».
Le plus de Maroc Export
L'Afrique présente un large éventail d'opportunités dans plusieurs secteurs : agroalimentaire, infrastructures, énergie, formation, etc. Les entreprises marocaines, eu égard à leurs expertises et expériences dans ces domaines, ont beaucoup de débouchés à exploiter pour favoriser leur développement sur le continent. Maroc Export les accompagne afin d'augmenter leurs chances de mieux répondre aux appels d'offres. Les forums d'échanges d'expertises, à l'instar du Forum du Bénin, l'internationalisation du Salon de l'eau et l'internationalisation d'Elec Expo, en collaboration avec l'Amepa, la Fenelec et l'Ofec, sont autant d'actions à intensifier pour augmenter les chances des entreprises nationales de nouer des liens pour se voir confier des projets d'envergure. Maroc Export profite également des différentes rencontres pour organiser des missions B to B.
«De belles perspectives au Sénégal»
Mustapha El Bouri
Directeur du Développement à l'international de Yasmine Group
Les Inspirations ECO : Pourquoi avez-vous décidé d'organiser un symposium à Dakar ?
Mustapha El Bouri : Nous avons décidé d'organiser des symposiums dans différents pays partenaires pour présenter le groupe d'une part et, d'autre part, montrer que nous sommes prêts à développer une coopération Sud-Sud entre le Maroc et les autres pays africains. La finalité consiste à avoir des partenaires. Pour notre groupe, le Sénégal est une priorité en termes de développement à l'international.
Comment voyez-vous le marché sénégalais en termes d'opportunités ?
Le marché sénégalais est important pour les différentes filiales de la holding Yasmine Group, autant dans la distribution des produits que nous développons dans nos unités de production que pour la promotion immobilière, et surtout l'entité Yasmine Trading Group, qui est là pour aider les promoteurs sénégalais à développer des projets innovants, sans perdre de temps et d'argent. Les opportunités sont présentes. Nous avons déjà des partenaires en Afrique, mais le premier bureau qu'ouvrira le groupe sur le continent hors Maroc sera à Dakar. Ce bureau sera dirigé par Mohamed Lahlou, président du Club des investisseurs marocains au Sénégal (CIMAS), qui connaît très bien le marché sénégalais.
Comment jugez-vous le cadre réglementaire et fiscal mis en place par l'Etat du Sénégal pour la promotion immobilière ?
Je pense que la réglementation sénégalaise est très proche de celle marocaine. Plusieurs accords ont été signés entre les deux pays pour faciliter les échanges. Cela accélérera donc les choses. Dans tous les autres pays, nous sommes obligés de passer par le transport maritime, alors que, pour le Sénégal, il y a le transport routier.
Pourquoi Yasmine Group a décidé de se positionner aussi bien en amont qu'en aval dans l'immobilier ?
La holding Yasmine est un groupe diversifié, mais il y a une corrélation entre les différents produits. Le choix de l'amont et de l'aval s'explique justement par la volonté d'avoir un groupe équilibré capable de proposer plusieurs solutions, avec des partenaires experts dans chaque entité. C'est un groupe qui s'est construit durant des décennies et qui peut apporter son savoir-faire et son expérience aux promoteurs immobiliers sénégalais. Nous ne sommes pas uniquement là pour vendre, mais aussi pour créer et bâtir des choses ensemble, tout en créant des emplois.
Il y a plusieurs projets immobiliers en cours au Sénégal. Vous positionnez-vous sur ces projets ?
Nous sommes déjà consultés dans un projet de 100 logements sociaux et dans la construction d'un immeuble de 12 étages à Dakar. Nous avons décidé d'ouvrir un bureau local parce que nous sommes convaincus que le potentiel est important. Yasmine Group opère sur tous les types de standing, de l'économique au haut de gamme.
D'autres groupes marocains sont présents sur le marché de l'immobilier au Sénégal. Comment cela se passe entre vous ?
Addoha (qui construit la Cité de l'émergence à Dakar) est l'un de nos clients au Maroc pour nos entreprises d'équipements du bâtiment. Pour leurs projets au Sénégal, nous fournirons probablement ce dont ils ont besoin en la matière. Nous ne sommes donc pas en concurrence.
Généralement, les promoteurs immobiliers sénégalais sont confrontés à deux écueils : l'accès au foncier et le financement. Comment appréhendez-vous cette donne ?
Il y a beaucoup de personnes qui ont du foncier. Mais ce n'est pas parce qu'on a du foncier qu'on peut faire un projet immobilier. Il y a tout un montage financier à faire. Avec la présence des différentes banques marocaines à Dakar et notre savoir-faire, nous voulons aider nos partenaires sénégalais à élaborer des montages solides pour éviter des projets à l'arrêt pendant douze, dix-huit mois, comme j'en ai vus durant mon séjour au Sénégal. Il y a l'accompagnement des banques marocaines, de Yasmine Trading Group en tant qu'interlocuteur unique pour tout ce qui est fourniture de second œuvre et la finition parce que le gros œuvre est disponible localement. Tout est dans l'art d'aménager le projet.
Comment les promoteurs sénégalais ont-ils accueilli votre démarche ?
En l'espace de quelques mois, nous avons déjà eu de nombreux contacts intéressants. Avec l'ouverture de notre bureau, il y a de bonnes perspectives. Aujourd'hui, quand un promoteur a un projet, surtout pour le moyen et le haut standing, il est obligé de chercher des fournisseurs pour chaque type de lot, ce qui n'est pas évident. Avec notre offre, nous lui faisons gagner du temps avec un bon rapport qualité-prix.


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