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Marsa Maroc : Toujours à «conserver»
Publié dans Les ECO le 25 - 06 - 2018

Les experts de MSIN recommandent de «conserver» le titre Marsa Maroc dans les portefeuilles. Dans leur plaidoyer, le chiffre d'affaires du groupe devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de plus de 5% sur la période 2018-2017. Le titre en Bourse recèle ainsi un important potentiel qui se traduit par un cours cible de 189,3 DH. L'action se traite actuellement à 173 DH.
L'année 2017 aura été un bon cru pour certaines valeurs sur le marché boursier. Elle aura notamment permis à Marsa Maroc de largement consommer son potentiel d'appréciation avec une performance de plus de 40%. Le titre s'échange désormais à 173 DH. Pourtant, au terme de l'exercice 2017, le chiffre d'affaires de l'exploitant des terminaux portuaires s'est établi à 2,6 MMDH, en légère baisse de 0,5% par rapport à l'année dernière.
Cette évolution résulte d'une baisse de 0,6% du trafic global traité par Marsa Maroc et ses filiales. Ce dernier a été impacté par la baisse du trafic divers au port de Casablanca, mais également par la diminution du trafic de vracs liquides de 2,5% du fait de la concurrence au port de Jorf lasfar et de Tanger Med. Sur le plan opérationnel, le résultat d'exploitation s'est replié de 8,3% à 761 MDH, sous l'effet de la progression de 27,6% des dotations aux amortissements suite à la mise en service des nouvelles concessions.
De son côté, le résultat non courant s'élève à 115 MDH contre 28,2 MDH en 2016. Pour sa part, le Résultat net part du groupe est ressorti à 599,1 MDH, en progression de 3,3% par rapport à l'exercice 2016. En 2018, l'activité commerciale de Marsa Maroc devrait ressortir, selon des analystes de la place, en progression comparativement à l'exercice 2017 et ce, dans un contexte économique qui semble favorable avec un taux de croissance estimé à 3,6% par la Banque centrale. Toutefois, le résultat opérationnel de l'opérateur portuaire pourrait continuer à pâtir de l'alourdissement des charges opératoires de l'ensemble de ses filiales. Par ailleurs, Marsa Maroc prévoit un budget de 3 MMDH pour répondre aux appels d'offres relatifs aux nouvelles infrastructures portuaires en cours de développement par l'Etat (nouveaux ports de Nador, de Safi, de Kénitra, de Dakhla, etc.). Marsa Maroc recèle donc un important potentiel de croissance sur les années à venir. Comme en témoigne l'analyse de MSIN qui table sur un taux de croissance annuel moyen de plus de 5% du chiffre d'affaires de Marsa Maroc sur la période 2018-2027. «Le TCAM (2018p-2027p) estimé de 5,1% est porté essentiellement par la croissance du chiffre d'affaires des vracs solides (+6,9%), par la forte progression des véhicules et engins (+14,4%) ainsi que la poursuite du développement des conteneurs (+1%)», indiquent les experts de la société de Bourse, rappelant que l'évolution du trafic des véhicules et engins s'explique par la bonne performance des importations et des exportations d'automobile. Un secteur qui est jugé prioritaire dans le plan de développement de l'activité de l'industriel marocain. Par ailleurs, les analystes misent également sur la croissance des revenus de l'activité de prestation de manutention et stockage (+5,1%) ainsi que sur la hausse de 3,6% du chiffre d'affaires des services rendus aux navires et qui représente 7,2% des revenus de la société (remorquage, pilotage, lamanage). Au niveau de la valorisation, MSIN estime que le titre traite à un PER de 20,9x, un P/B de 4,9x, et un Dy de 6,3%. Sur la base de ces hypothèses, le cours cible ressort à 189,3 DH, soit un potentiel à la hausse de 9%. Ce qui explique la recommandation de le conserver dans les portefeuilles.
Fatma Charfi,
Analyste chez AlphaMena
Marsa Maroc a tiré son épingle du jeu et a réussi à surperformer le Masi de plus de 15,5% depuis le début de l'année. Le marché semble apprécier le titre en dépit d'un contexte peu favorable. Opérant dans une conjoncture marquée par le ralentissement de la croissance du trafic, Marsa Maroc réussit à préserver ses marges d'EBITDA à un niveau appréciable au-dessus de 44%. Nous attendons une légère hausse du chiffre d'affaires en 2018 et une marge d'EBITDA stable. D'ailleurs, les armateurs ont revu leurs tarifs à la hausse à partir de ce début de mois en raison de la flambée du prix du pétrole qui oscille autour de US$80/bl. La stratégie des gestionnaires des ports basée sur l'augmentation des capacités a obligé les ports d'investir et d'agrandir leurs terminaux, ce qui explique la surcapacité du marché. Nous réitérons nos prévisions, toujours prudentes, qui aboutissent à un potentiel fondamental négatif de 14,1%. Nous estimons que la valeur qui a gagné plus de 170,97% sur les deux dernières années a épuisé son potentiel. La croissance de l'activité et la stabilité, nous semble, ainsi, chèrement payées. D'ailleurs, du point de vue valorisation, le titre se négocie avec une prime par rapport à ses comparables. Marsa Maroc se traite à 25,7x ses bénéfices en 2018 contre 16,9x pour ses comparables.


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