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Maroc Espagne : une nouvelle ère
Publié dans Les ECO le 29 - 12 - 2011

Le Maroc et l'Espagne entameront la prochaine année avec un sang neuf, politiquement parlant et une multitude d'attentes. Les nouvelles nominations effectuées par le nouveau chef de l'Exécutif espagnol traduisent le souci majeur de l'ensemble des espagnols : renouer avec la croissance économique et ravigoter l'emploi. Les indicateurs économiques sont tous au rouge et les déclarations du fraîchement nommé ministre de l'Economie ne rassurent point. Dans ce climat de morosité économique, le Maroc est scruté avec envie à partir de l'Espagne. Le grand chantier à ciel ouvert attise les convoitises, pour le plus grand bonheur des autorités marocaines. L'engouement pour la destination Maroc de la part des investisseurs ibériques se consolide, laissant entrevoir une véritable prise de conscience de la part de nos voisins pour le potentiel du Maroc. D'ailleurs Mariano Rajoy a bien signalé, lors de sa campagne électorale que la coopération avec Rabat figure parmi ses priorités. A coup sûr, le destin du Maroc et de l'Espagne sont plus que jamais intimement liés. Reste que malgré ce rapprochement encensé dans les sphères économiques, plusieurs zones d'ombres continuent à planer dans le ciel des relations maroco-espagnols, menaçant de se transformer en un orage de taille, à faire partir en vrille toutes les initiatives louables menées jusqu'à présent. Nos voisins, fiers comme Artaban, ont toujours mal digéré cette historique liaison franco-marocaine. Les Espagnols estiment que le royaume a tourné le dos, durant des décennies, à son plus proche voisin pour entretenir des relations privilégiées avec l'Hexagone. L'Espagne s'est toujours sentie traiter avec condescendance par le Maroc.
Et c'est loin d'être totalement faux. De surcroit, le Maroc traine, sous les latitudes ibères, une réputation de provocateur. Les ibériques ont eu du mal à comprendre comment un pays voisin laisse, pendant presque une année, le poste d'ambassadeur vacant. Sans rentrer dans les détails de cette nomination qui, aux yeux des espagnols, réduit le registre des relations bilatérales à l'exclusif conflit du Sahara, au moment où les intérêts entre les deux pays ratissent plus large. Ces actions du genre renforcent chez les espagnols ce sentiment d'être devant un enfant terrible, capable des pires équipées. De l'autre côté du Détroit, Rabat reproche à Madrid sa prédisposition naturelle à s'immiscer dans ses affaires internes, d'attiser la flamme des quiproquos diplomatiques ou de manifester une solidarité inappropriée envers des sujets jugés sensibles aux yeux du royaume. La normalisation des relations entre l'Espagne et le Maroc, suite à l'avènement des socialistes en 2004, devrait être un exemple à suivre pour effacer de la mémoire la crise triennale (2001 à 2003), initiée par l'ex président Aznar.
Il faut dire que l'Espagne se sent confortée dans ses relations avec le Maroc et moins exposée aux humeurs de son voisin depuis qu'elle a intégré l'Union européenne, à laquelle elle a confié la gestion des dossiers chauds comme la pêche ou l'agriculture. N'empêche que de temps à autre, des problèmes surgissent, contribuant à assombrir le climat et prouvent, s'il le faut encore, que cette pseudo-entente ne tient qu'à un fil. Le Maroc sait, bien entendu, qu'il sortira plus que gagnant d'un rapprochement réfléchi et durable avec Madrid. A cause de cette négligence du partenaire espagnol, plusieurs aides au développement destinées au Maroc restent bloquées au sein des instances européennes en raison du veto espagnol. Et l'on ne peut pas aspirer à une harmonieuse relation maroco-européenne sans passer par l'Espagne. Le gouvernement de Benkirane a intérêt à entretenir des relations, non seulement cordiales, mais des plus solides avec Madrid, ne serait ce que par pur pragmatisme. La coopération bilatérale en sortira renforcée, les marocains d'Espagne ne le remercieront jamais assez et les perturbateurs seront réduits au silence. Et si le Maroc avait consacré une infime partie de l'énergie déployée pour capter les capitaux ibériques, à faire entendre sa position auprès du citoyen lambda espagnol, le résultat aurait pu être plus que prometteur. Malgré ce manque à gagner, la réceptivité dont font preuve les Espagnols vis-à-vis de tout ce qui a trait au Maroc démontre qu'il existe, de l'autre côté de la Méditerranée, une prédisposition naturelle à tendre l'oreille, voire à contribuer au progrès auquel aspire le Maroc. Le commerce, le tourisme, la culture, l'éducation... sont autant de domaines où l'on pourrait apprendre l'un de l'autre, si chacune des deux parties laisse de côté son ego. Les espagnols nous scrutent souvent, nous admirent en cachette, nous turlupinent parfois, mais à l'évidence, ils voient en nous l'avenir de cette région et savent pertinemment que nos destins sont liés. L'année de tous les espoirs pour un vrai partenariat maroco-espagnol, c'est 2012 ou jamais.


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