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Rétablir la confiance...
Publié dans Les ECO le 30 - 12 - 2011

Préalablement s'impose le rétablissement de la confiance. La démobilisation citoyenne est profondément liée aux injustices atteignant nos équilibres socio-économiques : aggravation des inégalités, mauvaise gouvernance, difficultés d'accès au marché du travail, corruption... L'échec du discours politique dans le cas de société duale persiste du fait que la politique n'a plus d'efficience sur l'amélioration du vécu des gens. Dans les situations de «désintérêt citoyen», les institutions n'ont pratiquement plus de marge de manœuvre pour parvenir à l'idéal du vivre ensemble que porte en lui la démocratie, étant entendu que la démocratie est aussi la capacité d'engendrer, de maintenir une citoyenneté acquise et agissante. Les pratiques qui se développent et s'institutionnalisent dans des conditions de disparités et d'injustices sociales sont une négation voire une perversion de la démocratie. Le défaitisme, le populisme et l'extrémisme y trouvent l'occasion de prospérer. Le déficit d'éthique politique est tel que la paix sociale restera incertaine tant que continueront à se côtoyer des inégalités criardes, tant que certains se sentiront interdits d'aspirer au mieux être, résignés à regarder, en spectateurs, leurs destins se faire et se défaire à leur insu.
Toutes ces personnes, issues des couches défavorisées, constituent l'armée des réservistes que des tendances politiques viendront exploiter au gré de leurs ambitions. La polémologie enseigne, en effet, qu'un écart trop vivace entre des couches sociales est un facteur belligène important. Lorsque des personnes se sentent régulièrement exclues, elles en viennent à chercher à exister, parfois, au moyen de la violence. L'acte de contester devient alors un mode d'affirmation de soi. Si au niveau interne, la mauvaise gouvernance, la corruption et les discriminations sociales font de la démocratisation un «mythe de Sisyphe», de nombreux éléments d'extranéité concourent à l'aggravation d'une précarité des masses. La mondialisation de l'économie, dans une optique essentiellement néolibérale, risque de creuser encore le fossé entre riches et pauvres et d'influencer négativement la marche vers une paix sociale durable. La pauvreté est un sérieux écueil à la démocratie. La paix n'est-elle pas «l'autre nom du développement» ?
Il faut refonder un système de progression sociale que l'on ne peut qualifier de démocratique que s'il génère de la cohésion sociale. Cela suppose de reconsidérer nos valeurs, d'édifier une nouvelle culture du développement et de repenser notre système éducatif. Ces dispositions resteraient inefficaces sans une prise de conscience et un réel engagement de l'Etat. Contribuer à la stabilité sociale du pays lui sera d'ailleurs bénéfique et lui permettra d'assurer sa viabilité et sa performance. Ceci appelle prioritairement à l'élaboration de plans efficients de réduction de la pauvreté. En effet, les mesures adoptées jusque là ne s'inscrivent aucunement dans une véritable stratégie de développement. Le développement est avant tout un processus de mobilisation des acteurs autour de projets communs. La mobilisation suppose une forte cohérence entre individus et entre groupes, une harmonisation des intérêts qui favorise l'intégration des initiatives de base. Le développement assumé et responsable renforce l'identité et la cohésion socioculturelle, crée des espaces de coopération, de dialogue, de réflexion et de créativité. Il constitue, également, un rempart contre toutes formes de dérives.
Certes, il reste beaucoup d'efforts à accomplir avant d'aspirer à une société plus juste socialement et à une gouvernance plus responsable. Ce n'est que par une réelle prise de conscience, une mobilisation et un travail joint de l'Etat, des entreprises et de la société civile que l'on pourrait atteindre cette équité sociale. Désormais, le vote démocratique n'est plus le seul moyen de se sentir citoyen. Comment faire dès lors pour que la fracture entre électeurs et élus ne s'élargisse plus ? Comment faire pour que l'électeur soit plus associé à l'élaboration, à la décision, au suivi et à l'évaluation de la chose publique ? Comment faire pour que l'électeur d'un jour devienne un citoyen agissant dans un esprit d'implication constante ? La démocratie continue se distingue d'une «démocratie de représentation» en ce sens que les citoyens exercent pleinement leur pouvoir dans une «appropriation engagée» sans démissions ni défiances aucune. Ceci est l'effet de la confiance que le prochain gouvernement devra instaurer : une sorte de «fluide» nécessaire à l'avancée paisible et à l'éclosion des tous les talents, de toutes les énergies entreprenantes de notre pays.


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