Parlement: Des lois organiques encore dans les tiroirs    CTM célèbre son centenaire    Vidéo. Safae Hbirkou, nouvelle égérie de Taous    Egypte: Sissi pourrait rester plus longtemps!    23e édition du Caftan: Pour un fabuleux voyage dans le temps    Expo: Dominique Zinkpè face à ses démons    La pensée de Abdelwahab Meddeb en arabe    Reconnaissance française pour l'appui financier marocain à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris    Le Roi Mohammed VI suit de près la problématique de l'eau    Netflix installe un studio de production à New York    Ground Zorro: Pet de lapin    Festival de Cannes : le film marocain «Adam» en compétition dans la section «Un certain regard»    Jiří Oberfalzer : L'Initiative d'autonomie représente une solution durable au Sahara    Communication publique : Le dilemme de la fonction et l'identification de ses rôles    L'ONU en quête d'unité pour réclamer un cessez-le-feu en Libye    Contribution du Maroc à l'aménagement de la mosquée Al Aqsa et de son environnement    Le Maroc à Abou Dhabi : Ouverture de la 4ème édition dans la capitale émiratie    Tottenham élimine City dans un match d'anthologie    Liga : La semaine du titre pour le Barça    Le Raja s'offre l'IRT et revoit ses ambitions à la hausse    Mohamed Benabdelkader : La communication contribue au renforcement de la participation à la vie publique    Les concours d'internat fermés aux étudiants des Facultés de médecine privées    Pôle Nature et vie un voyage en terre connue    Lydie Beassemda : Bénéficier de l'expérience marocaine    De nouvelles Assises pour un système fiscal qui ne tient pas debout    Lancement prochain du programme Souk At-tanmia à Guelmim    Driss Lachguar : Notre objectif est d'éviter des situations où les institutions et donc le pays se trouvent bloqués pendant de longs mois    Le Bureau marocain du droit d'auteur n'a pas renoncé au système numérique    L'acteur Mahjoub Raji n'est plus    22ème Prix Charjah pour la création arabe : Trois Marocains primés au Caire    L'Académie célèbre les 30 ans d'existence de l'option internationale du bac    Philippe gillet, CSO chez SICPA : Aucun secteur n'échappe à la digitalisation    Trump blanchi par son ministre, avant la publication du rapport de l'enquête russe    Incendie de la Mosquée Al Aqsa : El Othmani salue le don royal    Pas besoin d'en savoir plus    Agriculture durable, systèmes alimentaires durables, et «Diaf» : Le Maroc renforce son partenariat avec la Suisse et l'Allemagne    Challenge Azura de rugby : Casablanca abrite la 2ème édition    Suicide d'un détenu à la prison de Tétouan    L'allaitement maternel, «un premier pas pour la prévention de l'obésité»    Couverture santé Universelle: Un défi que le Maroc relèvera    Les enseignants des académies prolongent leur grève jusqu'au 25 avril    L'identité plurielle assumée    SIAM2019. Le GCAM et l'AFD actent une ligne de crédit axée sur l'agriculture durable    Rabat : Violentes échauffourées après le match FAR-RSB    Ambiances Soul et Disco-Funk à la 14e édition de Jazzablanca    Peugeot au tournoi de tennis de Monte-Carlo    La 2e Coupe arabe des clubs portera le nom du roi Mohammed VI    CAN (U17) en Tanzanie: Le Maroc rate la victoire face au Sénégal    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Et si Facebook n'avait pas perdu 17 minutes?
Publié dans Les ECO le 20 - 03 - 2019

Dix-sept minutes, c'est la durée de la vidéo live du terroriste australien. En près d'un tiers de l'heure, le malfaiteur a agi en toute impunité, en direct, au su et au vu de tous. Si le jour de l'attentat, beaucoup parlent de bavure, étant donné le fait qu'il n'y avait ni policiers ni ambulances durant toute la durée du massacre, le vrai responsable de cette « bavure » n'est pas la police Néo-Zélandaise, mais bien Facebook. Outre le fait que le réseau social ait permis la diffusion de la vidéo, sans intervenir pour la supprimer tout au long de 17 minutes, le réseau social n'a également rien fait pour alerter les autorités en Nouvelle-Zélande sur ce qui se passait, le terroriste ayant annoncé son attaque bien avant sur internet.
Pourtant, on sait bien que les modérateurs de Facebook sont à l'affût du contenu violent et inapproprié. Nous avons tous été témoins, au moins une fois, d'une censure en juste quelques minutes après la diffusion d'un contenu allant à l'encontre des « standards de la communauté ». Ces 17 minutes de terreur auraient-elles pu être évitées si Facebook avait fait ce qu'il y avait à faire ? Nous avons imaginé un monde où le site bleu avait pris sa responsabilité.
Christchurch, il est plus de 13h (heure locale), le terroriste, en quête de notoriété -et dont nous tairons le nom- prépare son acte. Il a déjà publié son manifeste de 74 pages exposant son idéologie. Il dépose armes et bombes dans le coffre de sa voiture et démarre son Live depuis l'intérieur du véhicule.
L'équipe Facebook en charge de la Nouvelle-Zélande reçoit de nombreux signalements d'une vidéo suspecte. Marc, le modérateur, est sidéré. Une personne déclare en direct vouloir commettre un massacre. Il a commencé même son déplacement. Sa décision ne se fait pas attendre, il prévient les autorités de la ville.
Il est 13h35 (locale), les services de police ont été prévenus par l'équipe Facebook Nouvelle-Zélande, et ont mis toutes leurs unités en état d'alerte. Les mosquées doivent être évacuées. Trop tard ! La prière va commencer dans quelques minutes; la police alerte toutes ses patrouilles d'un danger potentiel sur les mosquées.
Deux policiers patrouillent non loin de la mosquée Al-Noor. Nous les appellerons James et Oliver. Après avoir reçu l'alerte, ils décident de se diriger vers la mosquée. Ils arrivent vers 13h39. Tout semble calme. Soudain,dans la ruelle adjacente à la mosquée, les deux officiers remarquent une voiture qui répond aux descriptions. Le chauffeur, vêtu d'un casque, se dirige vers le coffre.
Les policiers en Nouvelle-Zélande ne sont armés que de bâtons et de tazers, les armes à feu étant gardées dans une boîte fermée dans leur véhicule. Ils n'ont le droit de les utiliser qu'avec l'autorisation de la hiérarchie.
Les policiers s'approchent du suspect: « Monsieur, je vous prie d'enlever votre casque et de nous laisser fouiller le véhicule », lui lance James. Mais le malfaiteur brandit une arme automatique et tire une rafale sur les policiers qui ont eu le réflexe de se réfugier derrière leur véhicule. « Suspect armé ! Suspect armé ! On demande l'autorisation d'usage des armes à feu et demande de renforts », lance Oliver à la radio. « Autorisation accordée !».
Si le terroriste a toujours accès à la mosquée. Deux policiers armés seront une vraie gêne pour son plan. Aussi, les tirs ont dû être déjà entendus à l'intérieur de la mosquée, annulant tout effet de surprise. Même pas deux minutes sont passées. S'en suit un échange de tirs entre le criminel et les policiers. « Il faut vite sécuriser la mosquée, les fidèles sont en danger, couvre-moi », lance James à son coéquipier.
Il se dirige donc vers la mosquée, où un Afghan âgé l'accueille : « Welcome brother ».
«Retournez à l'intérieur, vous êtes en danger !», lui lance le policier. À l'intérieur de la mosquée, le policier essaie le plus calmement possible d'expliquer la situation aux fidèles qui y sont rassemblés et éviter tout mouvement de panique. Il les aide à se barricader à l'intérieur du bâtiment en attendant les renforts.
Près de sept minutes sont passées, le plan du terroriste est déjà tombé à l'eau, mais il doit désormais éviter de se faire prendre. Il abandonne sa voiture et s'enfuit à pieds.
Les renforts arrivent, et évacuent la mosquée. Onze minutes sont passées, le terroriste n'ira pas loin, toute la ville est en alerte. Il est déjà identifié.
Treize minutes après le premier coup de feu, il est identifié par d'autres policiers, ils lui somment de déposer son arme et de se rendre.
Il tire une rafale de désespoir et s'enfuit encore une fois, mais il est blessé à l'épaule.
17 minutes après le début des hostilités, il se rend à l'hôpital. Il accepte de se rendre, son opération est un échec.
Qui sait combien de morts ont été évitées parce que Facebook a jugé bon d'alerter les autorités. 17 minutes ne seraient peut-être même pas nécessaires, car la première minute aurait sans doute suffi pour l'interpeller. Si seulement...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.