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culture, ce bien commun !
Publié dans Les ECO le 06 - 07 - 2012

On ne le dira jamais assez ! Les agitateurs culturels arrivent au fil des mois, à faire bouger le champ culturel au Maroc. Après plusieurs rencontres organisées dans l'objectif de sensibiliser le grand public au rôle du Bureau marocain des droits d'auteurs (BMDA), considéré comme une coquille vide, des débats sur la culture au Maroc, un autre événement et non des moindres, est organisé ce weekend. Il s'agit d'OpenTaqafa, «des journées de réflexion et de débat autour de la culture libre et des licences libres». En effet, l'idée de ces journées est de «lancer le débat sur l'importance de garantir le libre accès à la culture et à l'information (...) et de créer un réseau en partant des opportunités qu'offre Internet pour réaliser des actions concrètes sur le terrain». Au menu d'OpenTaqafa, des rencontres ouvertes et des workshops pour promouvoir et lancer des projets et initiatives locales dans ce sens.
Des workshops inédits
Le premier workshop organisé dans le cadre de ces journées est purement musical. Il a débuté hier jeudi et continue aujourd'hui au Boultek, centre de musiques actuelles, situé au Technopark à Casablanca. En effet et après un premier workshop à Tunis en juin 2011 et un deuxième à Rome en avril 2012, ce 3e workshop a pour finalité de créer au moins un morceau, à l'image des deux morceaux (Mamnou et Thawra Mustamirra) réalisés avec des artistes de Tunis, du Caire, de Gaza, de Casablanca, de Bologne, de New York et de Los Angeles de façon collective. Et puisque la devise de ces journées se base surtout sur le partage de la culture qui est un bien commun, auteurs, chanteurs et instrumentistes acoustiques ou électroniques sont les bienvenus sans distinction de niveau. Par ailleurs, ce workshop aboutira à une création collective qui fera partie de la compilation «sharing the spring» et sera publiée en ligne avec la possibilité d'une publication collective transnationale sous licence creative commons et performance. «L'objectif du workshop est, d'une part, de sensibiliser aux droits d'auteurs alternatifs et non restrictifs, tels que le proposent les licences Creative Commons et de l'autre, s'approprier des modalités Free Dowload Free Remix et Free Share». Toujours à la recherche de nouveautés, les organisateurs ont mis en place un deuxième workshop «oriental électro». L'objectif étant de réunir des artistes de différentes expériences et d'expression (instrumentistes, chanteurs, littéraires et écrivains ...) de la scène contemporaine marocaine autour d'un sujet, d'une musique électro-orientale assistée par ordinateur ! Quant au troisième workshop, il est plutôt axé sur l'art vidéo. Lors de cet atelier, on comprendra ce qu'est le VJing, qui consiste à manipuler en direct des images fixes ou animées pour agrémenter visuellement un concert ou un spectacle vivant.
Dans ce workshop les participants pourront produire et remixer ensemble à partir de matériel que chacun ramène ou inédit.
Des salons et un souk
Quant à la journée de demain, elle s'annonce chargée. Au menu, la mise en place des salons Creative Commons (CC). Il s'agit en effet, de rencontres informelles organisées régulièrement dans le monde (Londres, Berlin, Brisbane, Beirout, Muscat, etc), qui rassemblent des communautés d'artistes, de créateurs, de développeurs autour de licences Creative Commons, de leurs usages, et des technologies associées. Le premier événement a eu lieu à San Francisco en 2006, depuis, il s'est répandu un peu partout dans le monde. Les salons CC sont donc des forums ouverts qui visent à répondre de manière simple et efficace à l'ensemble des questions que se pose toute personne intéressée par le concept. Dans le CC salon Casablanca, on parlera de culture libre, du domaine public, de liberté culturelle, DIY (do it yourself), licences libres, l'opensource, creative commons, open access, open data, crowdfunding, netlabels... Et puis, on assistera à partir de 19h aux concerts réalisés à l'issue des trois workshops organisés lors de ces journées. Enfin, la Fabrique culturelle des abattoirs de Casablanca accueillera dimanche, «Souk bambara, hak w'ara». Un marché de troc basé sur le principe du Peer to Peer, ouvert à tout individu, association, ou structure commerçante à la recherche de personnes intéressées par le troc d'un objet, d'un bien ou d'un service. Le temps d'un dimanche, Souk Bambara offre un espace de rencontre, d'échange et de commerce citoyen avec la volonté de contribuer au développement d'une société plus solidaire et équitable, par la promotion de la pratique du troc. Quoi de plus original pour clore un événement inédit ?


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