Secousse tellurique de 4,1 degrés dans la province de Driouch    L'administration pénitentiaire pointe la gestion intégrée des soins de santé en milieu carcéral en 2020 (rapport)    Ch'hiwa Maâ Choumicha: Testez les petits sablés aux amandes et à la pâte à tartiner !    Campagne de don sang : L'Académie royale militaire de Meknès se mobilise    Anniversaire de la création des FAR : 65 ans d'engagement envers la patrie    Brahim Ghali, accusé de crimes contre l'humanité, appelle ses partisans «à poursuivre leur combat contre le Maroc»    Casablanca : un inspecteur de police contraint d'utiliser son arme pour interpeller un multirécidiviste dangereux    Driouch : une secousse tellurique de magnitude 4,1 degrés    L'arganier présente une forte plasticité écologique et climatique (Spécialiste )    Météo Maroc: temps assez stable sur une majeure partie du pays ce vendredi    Conflit israélo-palestinien : la session du Conseil de sécurité de l'ONU sera tenue dimanche    Célébration du 65ème anniversaire de la création des Forces Armées Royales (FAR)    Coupes de la CAF : Missions périlleuses pour le WAC et le Raja en déplacement    Israël-Palestine: L'ONU déplore l'impact "dévastateur" du conflit sur les enfants    France/Covid: Les députés valident une rallonge budgétaire de 7,2 mds d'euros    Nouvelle destination probable pour Mohamed Ihattaren    Le FEC ouvre une ligne de crédit de 2,2 MMDH pour la région de Fès-Meknès    Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée    La SNRT a affiché une tendance haussière pendant le Ramadan    "La femme dans le cinéma marocain, devant et derrière la caméra": L'hommage mérité aux comédiennes et cinéastes marocaines    La Londonienne Dua Lipa sacrée " meilleure chanteuse " aux Brit Awards    L'événement culturel «Mois du patrimoine 2021» en mode virtuel à Dakhla    Fermeture des salles de cinéma : Les exploitants lancent un appel au ministre El Ferdaous    Ce vendredi à 19h00, le WAC face au Mouloudia d'Alger : Le Wydad en mission pour assurer le retour    Livre. Danse avec les riches    Equipe nationale : Deux matches de préparation en juin prochain    Foot africain : Hector Cuper sélectionneur de la RDC    La Russie veut franchir un nouvel cap dans sa reconquête de l'espace    Corruption: La loi n°19-46 publiée au B.O    60 ans des relations diplomatiques entre le Maroc et le Chili: Riche programmation culturelle dans les universités chiliennes    La prestation d'Amine Harit contre le Herta Berlin    En Espagne, appels à empêcher Brahim Ghali de fuir le pays et que des mesures soient prises à cet effet    L'encours des bons du Trésor devrait s'établir à 617,5 MMDH au 19 mai    UEFA : La finale de la Ligue des champions déplacée d'Istanbul à Porto    Migration : La CEA se penche sur la reconnaissance des compétences africaines au Maroc    Marché des changes : le dirham se déprécie de 0,33% face à l'euro    Madaëf Eco6-Tamuda Bay: le CRI, l'APDN et Madaëf s'allient    Huawei : le Maroc favorable pour accélérer le développement de l'école numérique    Agressions israéliennes contre les Palestiniens : La Chine appelle l'Etat hébreu à la retenue    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr    Botola Pro: résultats, classement et buteur / 16ème journée    Prime 4-Replay: Voici le montant remporté par l'équipe de Hassan FOULANE...    BVC : la confiance envers les actions à un plus haut    Message de Mahmoud Abbas au roi Mohammed VI    Le Gabon veut intégrer le Commonwealth    M'Barek Bouderka relate l'histoire étonnante d'un jeune résistant (VIDEO)    Laâyoune: La désalinisation pour assurer l'essor de la région    «Aywad»: un hymne à la vie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Faute de touristes marocains, Sebta suffoque
Publié dans Les ECO le 04 - 09 - 2020

Les commerçants et opérateurs économiques de la ville espèrent que les frontières seront bientôt rouvertes aux touristes marocains. À défaut, l'économie sebtie risque de s'effondrer.
Alors que les commerçants et les autorités de l'enclave espéraient une réouverture des frontières terrestres début septembre, la prorogation de la fermeture vient de briser leur rêve, selon des spéculations de la presse espagnole. En effet, des rumeurs circulaient depuis quelques jours dans la presse locale autour d'une probable reprise de l'activité économique dans l'enclave. Mais la publication au Bulletin officiel espagnol de la reconduite de la fermeture des passages frontaliers avec le royaume, au moins jusqu'au 16 septembre, a porté un coup au moral des opérateurs locaux. La fermeture des frontières, faut-il le rappeler, a eu un impact considérable sur la ville, dans le secteur des services mais aussi dans le reste de l'économie. Elle a notamment malmené les finances des compagnies maritimes assurant habituellement la liaison Algesiras-Sebta en l'absence de voyageurs marocains. Le secteur des services n'est pas en reste, les travailleurs transfrontaliers marocains ne pouvant plus se déplacer quotidiennement à Sebta.
Contactés par les Inspirations ECO, plusieurs opérateurs économiques sebtis peinent à cacher leur désarroi. «Le moral des entrepreneurs est au plus bas. L'activité économique tourne au ralenti, si elle n'est paralysée. C'est l'absence de touristes marocains qui porte un grand préjudice à l'activité économique de la ville», confie Piku Sunderdas, fondateur de Sunder Consultores, entreprise de consulting basée dans l'enclave. Selon cet entrepreneur qui prodigue conseils et solutions aux opérateurs de la ville, le préside ne peut survivre sans l'arrivée des Marocains. «La ville recense une population de 70.000 personnes et la boutique Zara de Sebta est celle qui réalise le plus important chiffre d'affaires en comparaison avec le nombre d'habitants. C'est aussi le cas de l'enseigne allemande de supermarché Lidl. Ces performances sont réalisées grâce aux visiteurs marocains», ajoute notre interlocuteur. De fait, les touristes nationaux commençaient à occuper une place de choix dans les plans économiques et commerciaux de l'enclave. Celle-ci misait sur cette catégorie pour se délester, petit à petit, du poids du commerce contrebandier avec le Maroc. Outre le tourisme marocain et ses importantes retombées sur les caisses de la ville, Sebta collectait ses recettes à travers l'IPSI, l'impôt local. Avec la fermeture des entrepôts dédiés au commerce contrebandier, les recettes de cet impôt ont drastiquement baissé: «Nous comprenons que cette activité soit dégradante et il est plus qu'urgent de la moderniser car permettre que des personnes, en majorité des femmes, portent des fardeaux volumineux sur leur dos pour gagner leur vie est une aberration et une atteinte aux droits de ces personnes. En revanche, le tourisme est une activité qui doit être soutenue et qui pourrait offrir des solutions à long terme aux deux régions», ajoute l'entrepreneur sebti. En attendant, les médias suivent de près la situation épidémiologique au Maroc, tout en espérant que la situation se stabilise. Cependant, à en croire la presse locale, les relations entre Sebta et son voisin ne sont pas tout à fait au beau fixe. Une certaine hostilité verbale se dégage des propos du chef de l'Exécutif local, Juan Vivas, jadis plus cordial quand il s'agissait d'évaluer les relations de voisinage.
De fait, la politique locale s'est endurcie à cause de l'arrivée de l'extrême droite à l'Assemblée locale. «Il a tenu un discours très agressif, ce qui a écorné l'image de Sebta au Maroc. Il est clair qu'aucun pays n'apprécierait d'avoir comme voisin l'extrême droite qui adopte un discours insultant et dégradant», admet Pablo Guerra, entrepreneur et éditeur senti. «Il est temps que les deux parties comprennent que Sebta ne peut avancer sans le Maroc, et que le nord du Maroc a aussi besoin de Sebta pour prospérer», souligne Guerra.
Ce dernier invite les deux parties à s'aider mutuellement pour le bien de la population des deux côtés de la frontière. «Les frontières avec le Maroc ont apporté de la richesse à Sebta, c'est une évidence et nous ne pouvons le nier», admet-il. En attendant, les autorités locales ne cessent de multiplier les appels à la mise en place d'un modèle économique rompant avec cette dépendance envers le Maroc. Un souhait toutefois difficile à réaliser, du moins dans l'immédiat, de l'aveu même des opérateurs de la ville. «À moyen terme, cela est impossible. Il faudrait des années, une vision claire et de la patience pour mener à bien une nouvelle stratégie économique. Cependant, le tourisme marocain aura toujours une place importante dans l'économie de la ville», tranche le consultant sebti. «Les frontières n'ont pas été fermées unilatéralement, mais la décision est dictée par le contexte épidémiologique. Toutefois, cela nous renseigne sur ce qui pourrait se passer si l'une des deux parties fermait ses passages frontaliers. La mesure porterait l'estocade à l'économie de la ville. L'extrême droite espagnole est appelée à modérer son discours car elle a finalement compris que Sebta ne peut vivre sans le Maroc», conclut Guerra.
Amal Baba Ali, DNC à Séville / Les Inspirations Eco


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.