RNI : élu sans rival, Chaouki prend la relève d'Akhannouch    Yaoundé : Amina Bouayach dénonce la non-ratification de l'ICMRW    Congrès extraordinaire à El Jadida : Mohamed Chouki élu président du RNI    Intempéries : suspension des liaisons maritimes entre Algésiras, Tarifa et Tanger    Aéroports belges : 36,4 millions de passagers en 2025, un record    Deux secousses sismiques enregistrées dans les provinces d'Al Hoceima et Azilal    Inondations en Algérie : les failles de gestion mises à nu, la colère populaire monte    Citations clés du président Xi Jinping sur les sports d'hiver    LdC de la CAF : RS Berkane concède une 2è défaite consécutive    Liga : report de la rencontre Séville-Girona en raison des intempéries    Intempéries à Taounate : près de 700 opérations pour protéger les populations et les infrastructures    Casablanca accueille le débat sur l'avenir : lancement de la première édition du colloque international « Le design et la communication comme leviers de l'innovation et de la transformation au Maroc »...    Le secteur de l'industrie des machines en Chine affiche des indicateurs positifs en 2025    Comment le Maroc a transformé le tourisme en première industrie exportatrice de services ?    CAN 2025 : Le Sénégal vainqueur, le Maroc gagnant    Yassir Zabiri forfait face à Lens, ses débuts avec Rennes repoussés    Affaire Epstein : Jack Lang convoqué au Quai d'Orsay, à son retour de Marrakech    Commune Oulad Salama: efforts soutenus pour accompagner la population affectée par les intempéries    Jack Lang summoned to explain ties with Epstein amid financial investigation    Marruecos: Se establece una célula de apoyo psicológico para las víctimas de las inundaciones    Asunto Epstein: Jack Lang convocado en el Quai d'Orsay, a su regreso de Marrakech    Inondations : des hélicoptères Chinook mobilisés pour acheminer l'aide humanitaire à Sidi Kacem    L'Orchestre Symphonique Royal fait résonner l'âme de Respighi à Casablanca    Marché de l'emploi : ce que révèlent les tendances RH 2025 et les perspectives pour 2026    Azemmour: Retour de l'écoulement naturel de l'oued Oum Er-Rbia vers l'Atlantique    L'AFD souligne la résilience exemplaire de l'économie marocaine    Laâyoune : la voie de contournement et le viaduc, nouveaux piliers de l'axe Tiznit-Dakhla    Australie : Trois morts dans le crash d'un avion léger au large de l'Australie-Méridionale    Italie: Coup d'envoi officiel des Jeux Olympiques d'hiver 2026    Rabat: Le Procureur du Roi réfute les rumeurs sur une grève de la faim des Sénégalais détenus    Inondations à Ksar El Kébir : La société civile réclame un meilleur accueil pour les sinistrés    Le journaliste Lhoussine El Boukili tire sa révérence    Affaire des incidents de la finale de la CAN : le parquet de Rabat démonte les contrevérités sur les mis en cause sénégalais    L'aéroport de Berlin-Brandebourg à l'arrêt en raison du verglas    Coupe Davis : Le Maroc face à la Colombie pour une place en Groupe mondial I    Iran – Etats-Unis : Des pourparlers indirects relancés à Oman    Alerte météo : Fortes pluies, averses orageuses et rafales de vent jusqu'à dimanche    Grèce : Un Marocain arrêté après la mort de 15 migrants sur une embarcation    Inondations : solidarité scolaire pour les élèves sinistrés    La Fédération royale marocaine de football dément la rumeur concernant la démission de Walid Regragui de la sélection nationale    Caftan Week 2026 : les designers qui porteront le "Souffle de l'Atlas"    À Figuig, des gestes frontaliers algériens ravivent une tension contenue par le Maroc    Marché Dar Essalam à Rabat: ouverture de l'aile ouest et du cinéma Pathé    « Le Maroc en Musique » : l'AMMA lance sa saison culturelle 2026    Crowdfunding: la campagne de Mazaya pour soutenir les jeunes talents    Le FICAM® revient pour une 24e édition axée sur la jeunesse    Télévision : 2M dévoile son menu ramadanesque    Décès du Chef Kimo, figure appréciée de la cuisine populaire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Mohamed Benabdelkader : "Nous sommes bien avancés dans la mise en place des textes de loi"
Publié dans Les ECO le 21 - 01 - 2021


Ministre de la Justice
Le ministre de la Justice revient sur les principaux points qui permettent de faire de l'administration judiciaire un véritable service public pour les citoyens marocains.
L'amélioration de la gouvernance pourra-t-elle se faire sans le renforcement des ressources humaines ?
Pour préparer un texte de loi, il faudrait d'abord consolider les acquis et les droits. Par ailleurs, il faudrait savoir comment accéder à ces métiers : faudra-t-il des examens ou des concours ? Doit-on mettre en place des centres de formation aux métiers de la justice ? Le modèle suivi au Maroc n'est pas le bon. En effet, pour accéder aux métiers de la justice, il faut seulement passer des examens, à travers lesquels il n'y a pas de sélection selon les besoins existants. Dans le cadre des rencontres du ministère avec les responsables judiciaires, la problématique du déficit de ressources humaines est toujours posée. Au lieu de parler de déficit, il faudrait plutôt, à mon avis, chercher à savoir quels postes sont véritablement occupés. A-t-on vraiment optimisé les ressources humaines existantes ? On ne le sait pas ! Car il nous manque un maillon très important dans la chaîne du capital humain : il s'agit du Référentiel des emplois et des compétences (REC), qui existe dans tous les systèmes de la fonction publique. Sans ce dernier, nous ne pouvons pas estimer les ressources manquant au département judiciaire. Même pour procéder à la promotion ou à la sanction d'un fonctionnaire, nous n'avons pas de référentiel pour le faire. Nous sommes en train d'ouvrir ce chantier concernant les fonctionnaires de la justice pour préciser et identifier leurs tâches quotidiennes ; à partir de là, on pourra déduire l'existence d'un déficit, ou au contraire un excédent de postes au sein de l'administration.
N'est-il pas temps d'amender les textes relatifs à l'organisation des métiers de la justice ?
Parmi les compétences du ministère, il y a cette relation de tutelle vis-à-vis des professions auxiliaires à la justice. Cela concerne les avocats, les greffiers, les experts, les traducteurs... qui sont représentés par des associations. En effet, avec un certain nombre de professions, comme les associations de barreau des avocats, les notaires et les adouls, nous sommes avancés dans l'élaboration d'un nouveau texte de loi. Nous considérons que la réforme et la modernisation de la justice passe aussi par la modernisation de ces professions. Il y a un dialogue établi, des concertations à travers des groupes de travail qui avancent sur la révision des textes de loi existants. L'essentiel est que cela se fasse dans le cadre de la confiance mutuelle. Je vous assure qu'il y a par ailleurs des signaux favorables qui nous permettront d'aboutir à la modernisation de ces métiers.
Qu'en est-il des projets de loi toujours en suspens ?
Il est vrai que j'ai pris les commandes du ministère de la Justice depuis un an et trois mois. Depuis, j'ai déjà présenté deux textes de loi. Le premier concerne la lutte contre le blanchiment d'argent. Et aujourd'hui, nous tenons la troisième réunion dans le cadre de la Commission de la justice, de législation et des droits de l'Homme. C'est dire que nous avançons très bien concernant ce texte de loi. Un autre texte de loi est dans le pipe, celui relatif à l'arbitrage, la médiation et l'arbitrage sociale, que j'ai présenté au gouvernement et au Parlement. Par ailleurs, un autre projet de texte de loi sera adopté, dans les prochains jours, par le Conseil de gouvernement, qui concerne la loi sur l'organisation judiciaire. Et sa révision s'est faite en concertation avec nos partenaires.
Certains spécialistes estiment que le besoin de créer un «tribunal foncier» se fait sentir. Cette mission incombe-t-elle au ministère de la Justice ?
C'est l'un des sujets concernés par une concertation avec le pouvoir judiciaire. En effet, la mise en place ou non d'un tribunal foncier s'inscrit dans l'organisation judiciaire. Nous, ministère, considérons que nous sommes certainement concernés. S'il y a nécessité de créer ce tribunal, cela sera certainement fait, mais encore faut-il mobiliser des experts dans le domaine, former les magistrats. À vrai dire, nous n'avons pas encore abordé cette thématique. Elle a l'a été au niveau du Parlement, mais nous ne l'avons pas encore abordée avec les pouvoirs judiciaires.
L'administration judiciaire est épinglée pour sa lenteur. Croyez-vous que la digitalisation, à elle seule, permettra de remédier à cela ?
Nous avons élaboré un schéma directeur de la transformation digitale du système judiciaire, avec ses paramètres, principes et enjeux. Concernant ce dernier point, l'enjeu de la transformation n'est pas uniquement d'assurer la rapidité de l'administration. On peut accélérer un service administratif judiciaire, mais ce n'est pas toujours dans le souci de la rapidité. Il s'agit d'assurer l'efficacité, la transparence. Il y a en fait un enjeu d'éthique publique dans la digitalisation. Moins on fréquente les agents publics, moins il y a le risque de corruption. Donc plus on dématérialise un service, mieux c'est. 
La séparation des pouvoirs, ingrédient important de la gouvernance de l'administration judiciaire
Intervenant dans la cadre d'une table ronde tenue à l'Université Mundiapolis de Casablanca, organisée par Honoris United Universities et l'Institut des sciences politiques, juridiques et sociales, le ministre de la Justice Mohamed Benabdelkader a traité le sujet de «la Gouvernance de l'administration judiciaire». Il a
ainsi abordé plusieurs points liés à la nécessité de faire de l'administration judiciaire un véritable service public pour les citoyens. Le respect du principe de séparation des pouvoirs étant crucial, les rapports que la justice entretient avec les pouvoirs législatif et exécutif sont indissociables de sa gouvernance. Cette dernière repose également sur la capacité des lois à répondre aux besoins sociaux et sur la qualité des autres institutions publiques. Le ministre a aussi rappelé le rôle des politiques publiques dans l'élaboration d'une administration judiciaire forte et saine, qui permet de protéger efficacement les justiciables.
Sanae Raqui / Les Inspirations Eco


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.