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Parlement : Moudawana et retraites, les dossiers chauds de la rentrée
Publié dans Les ECO le 24 - 07 - 2025

À l'issue de la session d'avril, les deux Chambres du Parlement affichent un bilan législatif dense, marqué par l'adoption de textes structurants et une diplomatie parlementaire active. Mais derrière cette dynamique, des voix critiques s'élèvent, pointant l'absentéisme persistant. La session d'octobre s'annonce cruciale, avec à l'ordre du jour plusieurs réformes sensibles, dont la refonte du Code de la famille et celle du régime des retraites.
Alors que le Parlement entre dans la seconde moitié de la législature 2021-2026, les deux Chambres viennent de clore la session d'avril dans un climat fortement imprégné de volonté réformatrice. Entre intensification des travaux législatifs, évaluation des politiques publiques et activisme diplomatique, les présidents des deux institutions ont présenté un bilan dense, à l'heure où s'annoncent des réformes sensibles dans les mois à venir.
Mais en dépit des chiffres avancés, la perception du rôle des parlementaires demeure entachée par des critiques récurrentes, notamment sur l'absentéisme et le décalage persistant avec les préoccupations réelles des citoyens.
Droits humains en première ligne
La Chambre des représentants a clôturé ses travaux ce mardi, au terme de la deuxième session de l'année législative 2024-2025. Son président, Rachid Talbi El Alami, a salué une session marquée par l'adoption de 14 projets de loi, dont plusieurs à portée stratégique. Parmi eux des textes touchant à la réforme du système judiciaire, à la protection des droits humains, à la gouvernance des investissements, ainsi qu'à la presse et aux médias.
Le Parlement s'est également mobilisé autour des préparatifs en vue des grands événements sportifs internationaux, considérés comme leviers potentiels de développement. Concernant le volet du suivi des politiques publiques, plusieurs groupes thématiques ont poursuivi leurs travaux. Trois axes d'évaluation ont été prioritaires, les programmes d'alphabétisation, la stratégie nationale du sport 2008-2020 et le Plan Maroc Vert.
Cette démarche, selon le président de la Chambre, vise à mesurer l'impact concret des politiques publiques sur la vie des citoyens et à identifier des pistes d'amélioration pour une meilleure efficacité de la dépense publique. En matière de contrôle de l'action gouvernementale, la Chambre des représentants a eu recours à divers outils, questions écrites et orales, missions d'information parlementaire et auditions ministérielles. «Une coopération jugée essentielle pour renforcer la démocratie, consolider les institutions et défendre les positions stratégiques du Royaume, notamment sur la question de l'intégrité territoriale», dixit Talbi El Alami.
Diplomatie parlementaire
De son côté, la Chambre des conseillers a mis en avant une dynamique qualifiée de soutenue et constructive. Son président, Mohamed Ould Errachid, a fait état d'un bilan marqué par une implication législative significative, avec plus de 1.000 amendements déposés, dont 375 adoptés. Treize séances hebdomadaires de questions orales ont permis d'interpeller 27 départements ministériels sur des sujets en prise avec les préoccupations citoyennes.
La session a également été marquée par une forte activité diplomatique. Plusieurs rencontres interparlementaires ont eu lieu, notamment à Laâyoune avec le Parlement de la CEMAC, mais aussi dans le cadre du dialogue Sud-Sud et de forums économiques régionaux.
Ces événements s'inscrivent dans une diplomatie parlementaire que Ould Errachid place dans le sillage des orientations royales, notamment pour élargir le soutien international à la proposition marocaine d'autonomie dans les provinces du Sud. Si le discours officiel insiste sur l'ampleur du travail accompli, plusieurs observateurs appellent à nuancer ce bilan parlementaire.
Pour le politologue Mohamed Chiker, la session d'avril a été avant tout marquée par une logique d'adoption accélérée de textes techniques, en particulier dans les domaines du droit civil, du droit pénal et de la régulation des médias. Une cadence qui, selon lui, s'explique moins par une urgence sociale que par l'approche de la fin du mandat gouvernemental et la nécessité de solder certains chantiers en suspens. Mais au-delà du contenu, c'est la forme du travail parlementaire qui interroge. L'absentéisme chronique de nombreux élus, régulièrement pointé du doigt, continue de nuire à la crédibilité de l'institution.
Ce déficit d'engagement dans les débats mine la qualité des échanges législatifs et alimente une défiance croissante de l'opinion publique à l'égard de la représentation nationale. La prochaine session, prévue en octobre, s'annonce dès lors comme un véritable test politique.
«Le gouvernement y sera attendu sur des réformes hautement sensibles, à commencer par la refonte du Code de la famille, sujet sociétal majeur qui divise jusque dans les rangs parlementaires. Le dossier des retraites, autre chantier explosif à fort enjeu budgétaire et intergénérationnel, devrait également figurer en tête de l'agenda. À cela s'ajoutent des urgences économiques telles que le pouvoir d'achat, la réforme fiscale ou encore le financement de la protection sociale», souligne le politologue.
Dans un contexte préélectoral où chaque positionnement compte, ces réformes pourraient cristalliser les clivages partisans et éprouver la cohésion de la majorité. Signe que la rentrée parlementaire ne sera pas qu'un simple prolongement technique de la session écoulée, mais un moment de clarification politique et de responsabilité démocratique.
Mohamed Chiker
Politologue
«Le gouvernement y sera attendu sur des réformes hautement sensibles, à commencer par la refonte du Code de la famille, sujet sociétal majeur qui divise jusque dans les rangs parlementaires. Le dossier des retraites, autre chantier explosif à fort enjeu budgétaire et intergénérationnel, devrait également figurer en tête de l'agenda. À cela s'ajoutent des urgences économiques telles que le pouvoir d'achat, la réforme fiscale ou encore le financement de la protection sociale.»
Maryem Ouazzani / Les Inspirations ECO


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