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MAGAZINE - Jaylann : fée et gestes
Publié dans L'opinion le 14 - 12 - 2025

L'artiste, que beaucoup associent à la CAF féminine 2025 et « Ha Wlidi », a bourlingué et continue sur cette lancée. Epaulée par son compagnon et producteur Abdelilah Arraf dit Beathoven (symphonies et Haydn en moins), la chanteuse et danseuse Khaoula Mojahid (son vrai nom) sort le 5 décembre le single « Khamssa w Khmiss », un hommage à la femme marocaine. Retour sur une carrière où le papillonnage est le maître-mot. Pour l'instant, enchanteresse.
Phénomène ? Oui, en devenir si le cocotier est bien secoué. Un passage par l'afrobeat en 2021 aurait tout changé ou tracé un autre cours de parcours. Cela a un nom : « Man on Fire », un duo avec le Nigérian Idahams, le remix de l'un de ses titres phares. « C'était fou. Cette chanson a été faite avec amour, en fait. Mon producteur, Beathoven, qui est aussi mon mari, l'a découverte et l'a partagée avec moi en disant : «Jaylann, il faut que tu écoutes ça, c'est une belle chanson». Je l'ai écoutée et je suis tombée amoureuse », raconte la chanteuse. Sous le charme, elle poursuit : « J'ai aimé la mélodie, le style de musique, les vibrations afro... et j'ai eu l'idée : pourquoi ne pas contacter Idahams et lui proposer un remix maghrébin avec la langue marocaine dedans ? Il m'a vite répondu. Il a adoré l'idée, il était si ouvert. Nous nous sommes donc mis au travail. » Résultat : un moins-de-trois-minutes entraînant. Précédemment, Jaylann s'essaie à plusieurs sonorités allant d'un « Oui-oui » (Blu Cantrell soft) au « Ana machi perfect » (Caftan 2017 notamment) avec des giclés RnB qui ne trouvent pas forcément échos adéquats.
En fait, c'est l'histoire d'une carrière construite dans un coin, d'une réussite qui prend graduellement de l'espace, d'une panoplie de réajustements à n'en pas finir. A la louche, avec le soutien de son complice musical et mari, on dénombre le down et le high, l'arabe, l'anglais et le français, la rage et l'apaisement. Le protée livre sans compter, sinon sur lui-même : « Mama », « Ana Mangoule », « Ya Salam », « Rohani », « Ti Amo », « Chi wqat », « Labass », « Etranger », « Je t'aime », « Allo Allo » ... Avec un plus : « Yallah » en 2017 pour l'opération Dir Iddik montée à l'endroit des jeunes bénévoles. Jaylann/Khaoula Mojahid fait alors partie d'un collectif regroupant DJ Van, Issam Kamal, Foulane Bouhcine, Muslim... En 2021, la Marocaine est retenue avec d'autres artistes issus de 24 pays qualifiés pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) par l'Association BIFTY (Be Involved For The Youth). « Ce concert vocal, bonifié par une technique et une technologie modernes, est orchestré par l'artiste-producteur camerounais Salatiel, sous la production de l'agence de communication événementielle Arusa Music Entertainment, qui ont bien voulu joindre leur renommée à ce projet d'envergure international, afin de démontrer le potentiel africain sur tous les plans », se réjouit l'Association. Mais Jaylann a une carrière solo à entretenir. Avec un changement de ton.

Sahraouie du Chellah
Le jackpot se manifeste en 2025 grâce à la CAN féminine organisée au Maroc du 5 au 26 juillet. La cérémonie d'ouverture est égayée par une chanson chorégraphiée de Jaylann, « Ha Wlidi ». D'abord passée inaperçue, la tornade prend sa revanche sur les réseaux sociaux et les sites musicaux.
La chanteuse se confie il y a un peu plus d'un mois au magazine Femmes du Maroc à propos de la genèse du titre : « Tout a commencé à la maison. J'ai écrit, composé et enregistré loin du stress des studios, dans une atmosphère de sérénité. Quand la première phrase "Nmout 3la bladi w walidiya" (Je mourrais pour mon pays et mes parents) a jailli, j'ai ressenti ce frisson indescriptible, cette fameuse tbouricha. Avec Beathoven, nous rêvions depuis des années d'offrir au Maroc une chanson qui exprime notre amour et notre attachement à notre pays. Nous avons pris le temps de la bâtir, pas à pas, jusque dans les moindres détails du clip. Jamais je n'aurais imaginé un tel engouement. La chanson a voyagé dans une dizaine de pays, elle a été reprise dans plusieurs langues, et surtout, les Marocains se la sont appropriée. Ils l'ont intégrée à leurs vidéos, à leur quotidien, comme si elle faisait déjà partie de leur identité. C'est ma plus belle victoire : aujourd'hui, cette chanson appartient au Maroc et aux Marocains. »
La Sahraouie qu'elle est, grandit dans un milieu artistique -son père continue à l'accompagner- et garde de doux souvenirs de son enfance au Chellah, à Rabat : « Chez nous, la musique faisait partie du quotidien. On se réunissait autour des percussions, tout le monde chantait... sauf moi. J'ai gardé ma voix secrète jusqu'au jour où je l'ai révélée. Ce fut une surprise pour toute la famille. Une belle surprise. Très vite, je me suis tournée vers le chant occidental, mais mes influences restent un mélange de styles : le chaâbi et le tarab que mon père m'a transmis, la passion de ma mère pour la chanson française et américaine. Ce métissage est devenu ma signature, ce qu'on retrouve dans ''Labas'', ''Rohani'' ou ''Ha Wlidi''. Mon père m'accompagne encore aujourd'hui : il joue du violon dans ''Ha Wlidi''. Pour moi, c'est une grande fierté, car à travers cette chanson, je porte mon rêve... et aussi le sien. » Et plus récemment, elle débarque avec le single « Khamssa w Khmiss », célébrant la femme marocaine, ses valeurs, son histoire et sa beauté. Une production sur la lignée de « Ha Wlidi ». Le Maroc a désormais sa Queen Latifah.


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