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Climat : le GIEC démarre son nouveau rapport
Publié dans Les ECO le 02 - 12 - 2025

Quelque 600 agents du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont entamé lundi en France les travaux du prochain rapport de l'organisation. Ces travaux démarrent dans un contexte d'éclatement du consensus international sur le changement climatique.
Le prochain rapport des experts climat de l'ONU doit paraître en 2028 ou 2029. D'ici là, les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) devraient être entravés par la position hostile des Etats-Unis.
Le président américain Donald Trump l'avait résumée à la tribune de l'ONU à New York en septembre. Pour lui, lutter contre le changement climatique, «c'est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde» et «une supercherie inventée par des gens aux intentions malveillantes». La France, à l'inverse, cherche à sauver les engagements pris par les Etats lors de l'Accord de Paris en 2015, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a ouvert lundi matin une réunion de cinq jours avec 600 experts du GIEC, à la Tour Pleyel à Saint-Denis, à côté de Paris. Elle s'est inquiétée, en plus de la hausse des températures, de «la montée de la désinformation liée au climat. Sur nos réseaux sociaux, dans nos journaux, et même au coeur de nos institutions politiques, trop de gens nient les résultats de votre travail», a-t-elle dit aux délégués.
Format inédit
Le format est inédit : rassembler dans un même lieu les «auteurs principaux» du rapport censé faire référence dans le monde entier sur le dérèglement en cours du climat de la planète, menace très directe pour la vie et les écosystèmes. Le dernier rapport en date du GIEC, paru en mars 2023, montrait que la planète était en route pour franchir au début des années 2030 la limite de 1,5°C de réchauffement par rapport à l'ère dite pré-industrielle.
Depuis, des scientifiques ont estimé que ce plafond risquait fort d'être enfoncé avant 2030. Ce rapport requiert en principe une unanimité des Etats.
«Le GIEC fonctionne par consensus. Et si un pays, quel qu'il soit, s'oppose au compte rendu, eh bien le compte rendu ne peut pas être approuvé. Chaque pays a une sorte de droit de veto», expliquait vendredi un climatologue du Groupe, Robert Vautard, lors d'une visioconférence avec la presse.
«Les déclarations, par exemple, de l'administration américaine sur l'origine du changement climatique, le fait que ce soit un canular, si vous voulez, nous on trouve ça quand même assez surprenant», poursuivait un responsable du ministère français.
Un climatologue américain relevait que si ses collègues scientifiques étaient plus d'une cinquantaine de compatriotes à s'être déplacés, les fonctionnaires et représentants du gouvernement ne l'avaient pas fait. Donald Trump estime les travaux du GIEC contraires aux intérêts de son pays.
Le Britannique Jim Skea, président du GIEC, a loué l'engagement de la France. «Aujourd'hui marque le moment où les préparatifs s'arrêtent et l'évaluation scientifique elle-même démarre vraiment (…) Notre mission reste claire: elle est de fournir aux gouvernements des informations pertinentes pour l'action publique et scientifiquement neutres», a-t-il affirmé.
2028 ou 2029
Le premier tiraillement visible entre Etats porte sur le calendrier. Le GIEC publie tous les cinq à sept ans plusieurs rapports d'évaluation scientifique faisant le point sur les connaissances et les enjeux concernant le changement climatique. Les membres de la «Coalition pour la haute ambition» souhaitent un calendrier accéléré pour que les rapports clé du septième cycle du GIEC soient disponibles lors du bilan mondial de 2028 prévu par l'Accord de Paris.
Cette coalition regroupe de nombreux pays riches, dont ceux de l'Union européenne, et des pays du Sud vulnérables. De l'autre côté, des pays, notamment émergents ou grands producteurs d'énergies fossiles, jugent cette échéance trop proche, et plaident pour 2029.
Les précédentes réunions des membres du GIEC cette année, dont la dernière à Lima fin octobre, ont montré l'impasse sur cette question. Cette ligne de fracture rappelle celle visible à la conférence de l'ONU sur le climat (COP30) à Belem, au Brésil, achevée le 22 novembre, sur la mention ou non de l'objectif d'abandonner les combustibles fossiles.


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