À travers des cérémonies spectaculaires, des fan zones vivantes et une programmation culturelle riche, le Maroc a offert une expérience sensorielle et humaine aux supporters et à l'opinion internationale, transformant l'événement en une véritable célébration des cultures africaines. Plus qu'un tournoi, une célébration des cultures. La CAN 2025, organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, n'a pas seulement mis en scène un grand spectacle sportif. Elle a offert aux supporters, aux délégations et à l'opinion internationale une immersion profonde dans la richesse culturelle du Royaume et du continent africain. En misant sur une approche culturelle transversale, entre cérémonies officielles, fan zones, patrimoine vivant et expression contemporaine, le Maroc a su transformer chaque moment du tournoi en une véritable vitrine du génie africain. La compétition s'est ouverte à Rabat par une cérémonie inaugurale spectaculaire, pensée comme un récit visuel de l'unité africaine. Devant un stade Prince Moulay Abdellah comble, ce temps fort, qui a été suivi par des dizaines de millions de téléspectateurs, a mêlé musiques, danses, rythmes traditionnels et technologies immersives. Entre ballets amazighs, percussions sahéliennes, projections 3D et tableaux scénographiés, l'événement a projeté une Afrique plurielle et fière, dans une mise en scène saluée par la presse internationale. Tout au long du tournoi, les fan zones installées dans sept grandes villes (Rabat, Témara, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès et Tanger) ont fonctionné comme des forums culturels à ciel ouvert. Plus de 1,5 million de visiteurs au total s'y sont rendus, selon les chiffres communiqués par la CAF et les autorités locales. Ces espaces ne se limitaient pas à la diffusion des matchs : ils ont proposé des concerts, des performances artistiques, des stands gastronomiques, des ateliers participatifs pour enfants, des espaces d'artisanat vivant et des rencontres culturelles entre supporters de tous horizons. Ces espaces festifs sont aussi devenus des vitrines de l'artisanat marocain et africain, dans le cadre de la Semaine nationale de l'artisanat, organisée simultanément par le ministère de tutelle. Ce volet a permis d'élargir l'impact économique de l'événement à des secteurs culturels porteurs, tout en valorisant le patrimoine immatériel. À Rabat, la Fan Zone AMCI, pensée pour la jeunesse africaine et internationale, a été un symbole fort. Des étudiants venus de plus de 80 pays y ont trouvé un lieu de rencontre interculturel, autour d'un programme associant débats, musique, cinéma et expositions. Ce type d'espace montre à quel point la CAN, bien au-delà du football, peut devenir un laboratoire d'échanges civilisationnels. La dimension culturelle s'est aussi incarnée dans la musique officielle du tournoi, « Africallez », interprétée par Angélique Kidjo, L'Artiste et JayLane. Véritable hymne panafricain, le morceau a réuni plusieurs registres musicaux (afrobeat, pop urbaine, musique traditionnelle) et a fait l'objet de clips diffusés dans les stades et les fan zones ainsi qu'à la télévision. Sa popularité a dépassé les frontières du continent, devenant l'un des sons emblématiques de la compétition. La cérémonie de clôture, à l'image de l'ouverture, a offert un spectacle alliant émotion et grand format. Organisée autour de tableaux symbolisant les valeurs de fraternité, d'unité et d'excellence africaine, elle a vu la participation d'artistes de renom, dont Idris Elba dans un rôle de narrateur. Un final pyrotechnique aux couleurs du Maroc et de l'Afrique est venu clore cette séquence culturelle dense et magistralement orchestrée. Mais l'expérience ne s'est pas limitée aux espaces officiels. Partout dans les villes hôtes, la CAN a généré une dynamique spontanée, où cafés, places publiques, marchés et rues se sont transformés en scènes ouvertes. Les chants, les danses, les couleurs des supporters et les échanges entre fans de tous pays ont donné à cette édition une dimension populaire authentique, où la culture s'est imposée comme le langage commun du tournoi. La CAN 2025 a ainsi démontré qu'une compétition sportive peut être un vecteur puissant de diplomatie culturelle, un moteur de fierté identitaire et un outil de rayonnement continental. Le Maroc a su en faire un événement total, où le sport rencontre l'art, la tradition côtoie la modernité, et où chaque match devient une célébration collective.