C'est une session ordinaire du conseil national pas comme les autres pour le PAM. Le dernier né des forces politiques subit depuis le début de l'année plusieurs revers, dont le dernier épisode avec le PJD et les revendications du Mouvement du 20 février ont cristallisé la pression sur les membres du conseil national. La main tendue aux jeunes reste parmi les principaux messages à retenir de cette réunion tenue dimanche à Rabat. Cette question inscrite au sommet de l'ordre du jour de cette réunion appelée à saisir «la maturité politique montrée par les jeunes durant les manifestations pacifiques pour l'intégrer dans la dynamique actuelle», explique un communiqué du parti du tracteur qui a fait fi des multiples revendications appelant à réduire le champ d'influence de ce parti qui se déclare pourtant de l'opposition, surtout au sein de la deuxième Chambre. «Les revendications sociales des jeunes sont un droit démocratique qui s'inscrit en harmonie avec la dynamique générale enclenchée au cours de la dernière décennie», soulignent les membres du petit parlement de ce parti après leur première réunion et qui semblaient plutôt enclins à éviter la confrontation avec les demandes confondues des mouvements de jeunesse et de certains partis politiques. Cette session ordinaire du conseil national n'a cependant rien indiqué sur les prochaines étapes envisagées par le parti, afin d'ouvrir des canaux de négociation avec des groupes de jeunes qui contestent la légitimité de sa présence au sein de la carte politique et parlementaire. Jusqu'à ce stade, le PAM s'est contenté de lancer un appel à la concrétisation de ces demandes à caractère social. C'est «une nécessité impérieuse pour imprégner à cette dynamique un nouveau rythme et donner, ainsi, un nouveau souffle à la démocratie sociale à laquelle on aspire», ont laissé entendre les membres du PAM. Y.B