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Plan Halieutis 2020 Plan Halieutis 2020 : parer au pire
Publié dans Le Soir Echos le 06 - 01 - 2011

Faute de parler, on meurt sans confession. Voilà un adage qui colle parfaitement à la politique de communication menée par le département de Akhannouch, et pas des moindres d'ailleurs. Sur ce chapitre, il faut dire que la culture de la communication est par excellence le talon d'Achille des stratégies sectorielles nationales (voir notre édition d'hier). Encore une fois, le ministère de tutelle a brillé par son absence «marquante» lors d'une rencontre mardi à Casablanca sur le thème : «Le plan Halieutis à l'épreuve de la réalité du terrain». Le Collectif pêche et développement durable qui a organisé cet événement a tenté de dresser un bilan d'étape. Sans grande surprise, les avis de représentants de certaines associations professionnelles, chambres maritimes et syndicats ont tous convergé vers un constat sans appel : «Le plan Halieutis est une aberration totale». Sommes-nous alors en présence ici de convictions profondes ou juste d'un pessimisme passager teinté d'une vision mélancolique des choses ? A en croire les différents acteurs du secteur, il semble qu'après un an et trois mois, les premiers signes de défaillances sont là. S'agissant de la production halieutique, le ministère a annoncé une amélioration des captures de l'ordre de 8% et une baisse de 6% en valeur au terme de l'année 2010. Ces chiffres ont été fortement contestés par les intervenants, qui n'ont pas manqué de tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la situation critique du stock halieutique.
Comme ce fut le cas de la pêche poulpière, l'effondrement du stock de poulpes ayant démontré les limites du repos biologique, composante majeure de ce plan. Il est aussi une autre menace, plus grave cette fois-ci, en lien avec le désordre météorologique planétaire. «Les dernières hausses de température de la mer, de 17 à 25 degrés, enregistrées notamment dans les zones sud avaient été fatales pour l'exploitation du petit pélagique, la sardine principalement», prévient Abderrahman El Yazidi, secrétaire du Syndicat des officiers et marins pêcheurs de haute mer.
En conséquence, il semble que l'objectif visé par le plan Halieutis de franchir le seuil de production de 1,6 million de tonnes est remis en question. «Un objectif irréaliste», fulmine Mohamed Benkirane, un professionnel. Et d'ajouter que l'ambition d'arriver à 115.000 emplois directs et 510.200 indirects à l'horizon 2020 n'est que «trop rêver». Preuve en est que ce plan, «grand mensonge», représente une menace de destruction de milliers d'emplois. Comme l'atteste l'exclusion catégorique de la pêche traditionnelle. Le représentant de ce secteur a saisi l'occasion pour rappeler que dans d'autres pays concurrents, cette filière a la place qu'elle mérite. Toujours côté ressources humaines, le budget alloué à la formation et la mise à niveau de personnels au titre de l'année 2010 est de l'ordre de 3% du budget d'investissement. Mourad Ghazali, secrétaire général du Syndicat des fonctionnaires du ministère de la Pêche, a souligné pour sa part que cette enveloppe est largement inférieure par rapport à celle affectée auparavant.
A part la formation, une autre insuffisance d'ordre social refait surface : l'accompagnement des marins, en particulier dans les périodes de cessation d'activités. «Le plan n'a prévu aucune mesure de couverture sociale pour ces derniers (salaire minimum, retraite, allocations familiales, maladies…)», s'indigne El Yazidi. A cette occasion, les intervenants s'inquiètent également du sort réservé à la flotte actuelle ainsi que de l'état de l'infrastructure portuaire et de ses capacités limitées, sans oublier les outils de production. Ces derniers s'interrogent sur l'efficacité des efforts déployés pour mettre un terme à la pêche informelle. «Au jour d'aujourd'hui, les efforts ne sont pas à niveau», déplore un syndicaliste.
Autre question sensible, les accords de pêche avec les pays étrangers. Sur ce point, les intervenants ont insisté sur l'absence de l'obligation de débarquement dans les ports marocains. Le doute étant permis, n'est-ce pas là les signes d'une politique de deux poids deux mesures privilégiant les intérêts des étrangers ?


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