Le Caire: Bourita s'entretient avec son homologue égyptien    Maroc-Egypte: Akhanouch affiche la détermination à renforcer les relations historiques    Maroc–Egypte : Derrière les accolades de circonstances, les messages fermes de Rabat au Caire    Le Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d'Alger et conforte l'avantage diplomatique du Maroc    GITEX Africa 2026. Le Maroc passe à l'offensive pour imposer sa tech sur la scène internationale    La Bourse de Casablanca finit en territoire positif    Paiement des factures. Le CMI mise sur le QR Code pour accélérer la digitalisation    Le Caire : l'Egypte salue l'action de SM le Roi Mohammed VI à Al-Qods et en Afrique    Aéroport de Paris-Orly : un avion d'easyJet contraint de retarder son atterrissage après des tirs de mortier    Présidence du Parlement panafricain : l'Algérie en lice, le Maroc en position d'arbitre    Football U17 : Les jeunes marocains maîtres de l'Afrique du Nord    Finale Maroc–Sénégal : soupçons de consignes arbitrales et bataille juridique    Réforme de la santé : fin du programme de réhabilitation de 1.400 centres de soins primaires    Marrakech: Saisie de 17.586 comprimés psychotropes et arrestation de quatre personnes    Journées du Patrimoine 2026 : Une immersion unique dans la mémoire de la ville ocre    Love Brand Morocco 2026 : Excelo parmi les marques les plus plébiscitées par les Marocains    Schneider Electric accélère l'IA et les data centers au Maroc à GITEX Africa 2026    GITEX Africa 2026 : la France renforce sa présence avec la venue d'Anne Le Hénanff    MDS 2026 : Mohamed El Morabity en haut du podium de la deuxième étape    Mondial 2026 : la FIFA impose ses règles, le Maroc prêt au combat    Le nouveau joyau Elian Haddadi dans le viseur des géants européens    CAN Scolaire : les Lionceaux écrasent la RDC, les Lioncelles accrochées    Bourse : test grandeur nature pour le marché à terme    Rapport de la BAD : la croissance au Maroc peine à créer des emplois    The Arab Republic of Egypt reaffirmed on Monday in Cairo its support for the territorial integrity of the Kingdom of Morocco, as well as for the latest Security Council resolution and a consensual political solution.    Chocs externes : plaidoyer pour une riposte mieux calibrée    Maroc : Marche nationale le 19 avril 2026 en soutien à la Palestine    Conflit au MO : l'Iran intensifie ses frappes et met en garde Trump contre une escalade majeure    Netanyahu remplace son chef de cabinet après une controverse raciste contre un député d'origine marocaine    Rural et montagne : une étude pour confronter les politiques territoriales à l'épreuve du terrain    Marruecos: Modernización de 1.400 centros de salud por más de 6.430 millones de dirhams    Netanyahu to replace aide who called lawmaker «retarded Moroccan» after initial bid to keep him    Nasser Bourita et son homologue égyptien discutent du renforcement des relations maroco-égyptiennes    Botola Pro D2 : le Widad Témara s'empare du fauteuil de leader, la course à la montée relancée    Maroc Fashion Week 2026 : Marrakech au cœur d'une nouvelle dynamique créative    Ceuta y Melilla: El partido separatista rifeño defiende la «soberanía de España»    Espagne : L'expulsion d'une Marocaine annulée pour violation du droit à la défense    Akhannouch au Caire pour accélérer le partenariat stratégique Maroc-Egypte    L'Iran dit se préparer à imposer des conditions pour la circulation à Ormuz    Khénifra : un forum pour guider les élèves vers des choix post-bac    Ceuta et Melilla : Le parti séparatiste rifain défend la «souveraineté de l'Espagne»    Yassine Gessime et Samir El Mourabet : Les deux Lions d'Alsace    Larache: caravane médicale organisée par la MGPAP    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Benkirane dépassé par ses déclarations
Publié dans Le Soir Echos le 06 - 07 - 2011

Benkirane continue de pratiquer son sport favori : faire des déclarations à l'emporte-pièce pour ensuite se ressaisir.
Benkirane est encore une fois à la une de l'actualité. Ses déclarations au Financial Times mettant en doute la version officielle sur le taux de participation en sont la cause. Le secrétaire général du PJD l'estime « probablement aux alentours de 50% ». Des propos qui ont suscité des remous au sein même de la direction de la Lampe.
Son secrétariat général a tenu, hier, une réunion consacrée à cette question. «Il se croit le porte-parole officiel du parti et la seule personne habilitée à prendre des décisions.
Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, est un habitué des déclarations à l'emporte-pièce.
Et ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il fait ce genre de déclarations intempestives et ensuite il se rétracte », nous confie, sous couvert d'anonymat, un cadre PJDiste, fin connaisseur du tempérament versatile du patron des islamistes.
En effet, dans l'après-midi du lundi, Benkirane s'est fendu d'un communiqué dans lequel il a complètement renié ses déclarations au quotidien britannique, avançant que « le taux de participation officiel de 73% est réaliste puisqu'il s'agit de referendum et non d'élections communales ou législatives ».
Un score que le secrétaire général attribue également à « la forte mobilisation des partis, y compris le PJD, en faveur du projet de la Constitution » et au fait qu'« aucune instance n'a fait campagne pour le non ».
Quant à ses déclarations au Financial Times, Benkirane évite, tout simplement, de les commenter, soulignant que le taux de participation de 50% est « suffisant pour admettre la Constitution et poursuivre le combat contre la prévarication». Et de conclure qu'il est «convaincu que contester la Constitution est une perte de temps».
Et ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il fait ce genre de déclarations intempestives et ensuite il se rétracte », nous confie, sous couvert d'anonymat, un cadre PJDiste, fin connaisseur du tempérament versatile du patron des islamistes.
En effet, dans l'après-midi du lundi, Benkirane s'est fendu d'un communiqué dans lequel il a complètement renié ses déclarations au quotidien britannique, avançant que « le taux de participation officiel de 73% est réaliste puisqu'il s'agit de referendum et non d'élections communales ou législatives ».
Un score que le secrétaire général attribue également à « la forte mobilisation des partis, y compris le PJD, en faveur du projet de la Constitution » et au fait qu'« aucune instance n'a fait campagne pour le non ».
Quant à ses déclarations au Financial Times, Benkirane évite, tout simplement, de les commenter, soulignant que le taux de participation de 50% est « suffisant pour admettre la Constitution et poursuivre le combat contre la prévarication». Et de conclure qu'il est «convaincu que contester la Constitution est une perte de temps».
« Déclarer et ensuite se rétracter » est une marque déposée de l'homme. Difficile d'établir une liste exhaustive de ses « prouesses », mais l'actualité en retient quelques -unes : en 2009, dans l'affaire du compte spécial pour Gaza ouvert par le PJD avant le roi, la bourde lui avait valu de sévères réprimandes de la part de la majorité de la classe politique y compris le Premier ministre Abbas El Fassi. Face à cette levée de boucliers, Abdelilah Benkirane a été contraint d'exprimer des excuses au roi.
En 2011, en pleine guerre médiatique contre le PAM, il a traité Ilias El Omari de nom d' oiseau. Quelques jours plus tard, il se réconcilie à Marrakech avec l'homme de confiance de Fouad Ali El Himma. La dernière de ses sorties remonte à la campagne référendaire où, lors d'un meeting à Témara, il s'est moqué du caractère de la langue amazighe avant de présenter, encore une fois, des excuses.
Ce tempérament versatile et les déclarations à l'emporte -pièce du secrétaire général du PJD ne nuisent-ils pas à ses chances d'occuper la présidence du gouvernement ?
« Il n'en est pas question. L'opposition à cette option sera vive au sein du parti plus qu'ailleurs. Compte tenu de son passé de militant, nous sommes indulgents avec lui et nous supportons ses écarts de langage, mais je pense que les citoyens marocains n'auront pas la même attitude que les membres du PJD », explique un cadre de la Lampe.
De son côté, Mohamed Darif souligne que « ce genre de prise de positions venant de Benkirane n'est pas nouveau ». Le politologue évite de répondre à notre question, craignant qu'elle serve à alimenter une campagne contre Benkirane. En revanche, il rappelle que l'article 47 de la nouvelle Constitution laisse toute la latitude au roi de « nommer le chef du gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections et il n'a pas spécifié qu'il s'agit en premier lieu du secrétaire général ». Il est probable que les écarts de langage de Benkirane puissent porter préjudice à son ambition déclarée de succéder à Abbas El Fassi. En revanche, sa mainmise sur l'appareil du parti devrait continuer tant qu'il a le ferme soutien du MUR.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.