Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn : signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente    Ramadan : le roi Mohammed VI ordonne l'ouverture de 157 mosquées    Rabat : Rencontre avec la délégation religieuse envoyée à l'étranger pour ramadan    Une agence immobilière espagnole condamnée pour discrimination envers un Marocain    Inondations : Retour progressif et élargi des habitants    Bourse de Casablanca : clôture en territoire positif    Inondations : AXA Assurance Maroc lance une ligne pour les provinces sinistrées    Inondations : -10% sur la production des fruits rouges au Maroc    Bassin du Loukkos : le taux de remplissage des barrages dépasse 94%    Rabat Business School rejoint officiellement l'EMBA Consortium    Match amical Maroc - Equateur : Plus de 50 000 billets vendus    L'AS FAR saisit la CAF suite aux incidents survenus lors du match contre Al Ahly    Ksar El Kébir : Distribution de denrées alimentaires aux habitants de retour    Gradual return of flood-affected evacuees continues Monday across several provinces    Ksar El Kébir: Retorno progresivo y ampliado de los habitantes tras las inundaciones    Brésil : Neymar marque son retour avec Santos    Coupe de la CAF : Hakim Ziyech élu homme du match lors de Wydad Casablanca – Azzam FC    USA : un chargé d'affaires à Alger plutôt qu'un ambassadeur, symbole d'une méfiance persistante    Yamoussoukro. Inauguration du Green Energy Park Maroc-Côte d'Ivoire    Russie : la mère de Navalny réclame "justice" pour son fils "empoisonné"    Dubaï : Une Marocaine sacrée «Arab Hope maker 2026 »    Le Burundi prend les rênes de l'Union africaine pour 2026    Mondial 2026 : l'ambassade du Maroc à Washington publie un guide pour les supporters    Match amical des Lions face au Paraguay : lancement officiel de la vente des billets    En direct : Grand Gala du Nouvel An chinois 2026    Commerce Maroc–Russie : Moscou évoque l'impact des sanctions occidentales    République du Congo : Sept candidatures retenues pour la présidentielle    Bourse de Casablanca 2019-2025 : des records, des oubliés aussi    Sommet de l'UA: le Maroc toujours engagé pour l'action africaine commune    Protection sociale : l'expérience Maroc comme cas d'école au Sommet de l'UA    Intempéries. La valeur de la vie    des chercheurs chinois développent la technologie d'impression 3D la plus rapide au monde.    La préfecture de la province de Kénitra annonce le retour des habitants des douars de Makran, avec exclusion de certaines zones    Bryan Adams présente « The Bare Bones Show » au Maroc    Botola : Les résultats de la 12e journée    Etats-Unis : un nouveau soutien au Congrès pour classer le Polisario comme entité terroriste    La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Leila Hatami, envoûtante persane
Publié dans Le Soir Echos le 08 - 12 - 2011

Leila Hatami incarne le charme sobre de la femme iranienne. Belle, sans provocation; douce, sans intonation, elle a répondu à nos questions avec une simplicité et un raffinement inouïs. Rencontre avec une femme désarmante et une actrice qui campe son meilleur rôle, elle-même.
Un port altier, une douceur infinie et un raffinement sans fard, Leila Hatami dégage une grâce et une discrétion délicieusement persanes. Actrice iranienne ayant baigné dans un univers de cinéma, son père Ali Hatami étant l'un des cinéastes vétérans de l'Iran et sa mère une comédienne émérite. Leila Hatami glane une filmographie dense et probante, dont « Leila » en 1996 de Dariush Mehruji, et « La Station désertée » en 2002, ainsi que le décapant « Shirin » du chantre incontesté de la renaissance du cinéma iranien, Abbas Kiarostami. Dans le film au succès phénoménal « Une séparation » d'Ashgar Farhadi, elle incarne Simin, rôle qui lui a valu l'Ours d'argent à la Berlinale de 2011. Entretien avec une grande dame.
Est-ce que le métier d'actrice est facile en Iran ?
Oui et non. Il n'y a pas de star system en Iran, et le culte de l'idole n'existe pas. L'image publique est limitée et le pays n'aide pas à ce que l'image d'actrice grandisse et prenne de l'importance. Je prends ce métier comme une identité et je tiens à bien choisir mes rôles, sans toutefois tomber dans l'arrogance. Je réussis à me contrôler (sourires).
Vous identifiez-vous à votre héroïne dans le rôle que vous jouez dans « Une séparation » ? Avez-vous envie de fuir le pays, à l'instar de l'héroïne ?
Non, peut-être pas. Tous ces gens qui ont fui ou quitté l'Iran, surtout pour aller au Canada, ils l'on fait pour trouver un pied-à-terre et élargir les horizons pour leurs enfants et leurs familles. S'il y avait eu un choix à faire avant de quitter l'Iran à jamais, je ne pense pas que ces gens-là seraient partis.
Comment appréhendez-vous votre rôle de membre du jury à Marrakech, sachant que vous avez été membre du Festival du cinéma américain de Deauville en 2011 ?
Comme j'ai été jugée par d'autres membres de jurys, je me mets à leur place et j'essaie de me baser sur mes propres critères. Il n'y a pas de jugement strict. Je me réfère à mes goûts cinématographiques. Pour moi, l'important c'est le jeu d'acteurs et la qualité de la narration. L'histoire et l'origine du film viennent en deuxième lieu. Je suis surprise d'ailleurs par la variété des films présentés et les thématiques traitées. C'est un festival très ouvert.
A quoi attribuez-vous la réussite du cinéma iranien ?
Nous sommes un peuple très porté sur la littérature et l'histoire, voire la narration. Avant la guerre, nous étions presque privés de tout et coupés du monde, et comme il n'y avait que deux chaînes de télévision et des programmations de deux heures par jour, tout le monde regardait des films, c'était le seul divertissement.
Ma génération a été bercée par le cinéma dans le sens vaste du terme, voilà pourquoi il y a eu beaucoup de cinéastes iraniens. Il faut dire aussi qu'à Téhéran, les sorties sont rares et il n'y a pas de lieu architecturalement agréable qui attire les gens, vu qu'on n'a pas pu sauvegarder la vieille ville. La vie en Iran est très close et le divertissement est minime, d'où cette culture du cinéma.
Que pouvez-vous nous dire sur la scène cinématographique en Iran ? Les salles de cinéma ? Les festivals ?
Les salles de cinéma ne sont pas nombreuses, elles sont constamment rénovées sans qu'il y ait de nouvelles qui émergent, et les festivals existent en masse, à Téhéran comme en province.
Les productions actuelles ne sont pas toujours de l'art pur et accompli, mais il y a une jeune génération de cinéastes que je trouve remarquables, qui ont développé des talents narratifs et des prouesses de réalisation au niveau du cinéma national.
Il y a dix ans, seuls les réalisateurs cultes faisaient des films : les jeunes étaient inexistants.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.