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Pour des relations normales avec l'Algérie | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 07 - 11 - 2012

Le 6 novembre constitue chaque année une sorte de rappel des consciences et le roi Mohammed VI, tout attaché à l'esprit de la Marche verte, y reste d'autant plus fidèle, qu'il n'hésite jamais à renouveler son serment à cette glorieuse épopée.
Le roi Mohammed VI au Palais royal de Marrakech lors du discours commémorant le 37e anniversaire de la Marche verte.
Discours de mémoire, il est aussi et certainement plus un discours programmatique, une adresse au peuple marocain où se mêlent l'émotion et des orientations qui ont force de loi. Où se dégage aussi une fermeté à toute épreuve.
Mohammed VI a pour ainsi structuré son allocution en deux temps, le premier consacré à un rappel méthodologique de l'évolution des derniers mois, notamment au niveau politique et institutionnel, rappelant avec force les grandes et profondes réformes que le Maroc a connues. « Notre pays a pu inscrire à son actif d'importantes réalisations. Fruits des réformes politiques et institutionnelles substantielles et profondes que Nous avons engagées avec une volonté sincère, en toute conscience et en toute responsabilité, ces réalisations sont également l'aboutissement de chantiers structurants que Nous avons mis en œuvre et d'initiatives ambitieuses que Nous avons lancées pour consolider la cohésion sociale, et assurer à nos concitoyens les conditions d'une vie libre et digne, parfaitement en phase avec les aspirations légitimes de notre peuple fidèle. » L'explication de s'arrête pas, dans son esprit, à ce postulat, puisqu'il prend soin d'en expliquer à la fois la teneur et les modalités, en soulignant que le Maroc avait pris fait et cause pour la transition démocratique il y a quinze ans déjà...
Pour le roi Mohammed VI, cette évolution conforte une vision démocratique qui remonte donc à loin, autrement dit aux années quatre-vingt-dix. Il a tenu à le rappeler avec force : « Cette option judicieuse, dit-il, a recueilli l'adhésion unanime du peuple marocain qui s'est pleinement investi dans le processus de réformes que Nous conduisons, réaffirmant ainsi sa grande confiance dans ses institutions nationales et ses orientations stratégiques. Ceci apparaît clairement à travers les réalisations majeures accumulées par notre pays, notamment la consécration de l'alternance démocratique entre la majorité et l'opposition, alternance que le Maroc connaît depuis 1997 et qui s'inscrit dans le cadre d'une pratique politique naturelle et d'une dynamique en perpétuel mouvement. »
Le point sur le dossier du Sahara
Le discours du 6 novembre survient, comme on le voit, une semaine seulement après la visite de travail de Christopher Ross, émissaire spécial au Sahara de Ban Ki-moon, tombe à point nommé. Le Souverain s'est longuement attaché à l'analyse des derniers développements de ce dossier. Mais il a tenu à souligner sa fermeté et son attachement au principe de négociations sous l'égide des Nations unies pour une solution politique consensuelle, dans le cadre de la souveraineté marocaine. Aussi ouvert qu'il puisse paraître, notamment aux recommandations du Conseil de sécurité, le roi Mohammed VI demeure vigilant voire même inflexible quant au principe intangible de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté nationale. Non sans un certain regret , il rappelle que le Maroc a proposé l'initiative d'autonomie élargie, axée sur la prise en considération réelle des attentes et des souhaits des populations – consultées au demeurant avant que le Maroc ne dépose le projet et qui y ont adhéré pleinement. Or, comme le souverain l'exprime, «la dynamique que cette initiative audacieuse a enclenchée en mettant en marche un nouveau processus de négociations, n'a pas abouti, jusqu'à maintenant, à la solution politique consensuelle et définitive escomptée, faute d'une volonté sincère chez les autres parties qui persistent dans leurs manigances et leurs stratagèmes obstructionnistes». Réitérant, cependant, son attachement à l'esprit et au “modus operandi" mis en œuvre par l'ONU dans cette affaire, le roi Mohammed VI s'est dit conforté par les propos de Ban Ki-moon qu'il revendique lui-même sur « les constances et les objectifs des négociations», tels que prescrits par le Conseil de sécurité. Il dit mieux, en effet, en affirmant que «le Maroc tient tient à souligner la nécessité de s'astreindre aux paramètres de recherche d'un règlement, et surtout, de faire preuve de réalisme et d'esprit de consensus positif, tel qu'incarné par l'Initiative marocaine d'autonomie qui jouit d'un soutien croissant de la part de la communauté Internationale».
La normalisation des relations avec l'Algérie
Rappelant de nouveau l'échange téléphonique qu'il a eu, le 25 août dernier, avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le roi a ensuite déclaré : «Dans le même contexte, Nous voulons rappeler la position claire, exprimée récemment par Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, qui souligne qu'il appartient aux Nations Unies, dans le cadre de ses missions, et parallèlement à la poursuite du processus de négociation, d'encourager le développement des relations maroco-algériennes, dont le Maroc ne cesse d'appeler à la normalisation, y compris l'ouverture des frontières, conformément aux vœux d'un certain nombre de pays et d'organisations internationales». C'est peu dire que le Roi Mohammed VI prend de nouveau à témoin la communauté internationale et qu'il exprime sa position personnelle, de voir à la fois s'engager un processus de règlement politique au Sahara sous l'égide de l'ONU et de conforter les peuples de la région avec la réouverture des frontières maroco-algériennes, ensuite la construction d'un Maghreb intégré, exemple d'un ensemble géoéconomique. «Le nouvel ordre maghrébin , dit le Souverain, auquel Nous avons appelé l'année dernière, devient aujourd'hui plus que jamais une nécessité impérieuse qu'il convient de transformer en une réalité effective et tangible, en vue de la construction de la maison maghrébine commune.Cela induit pour les cinq Etats maghrébins le devoir de s'engager à rompre avec l'immobilisme qui hypothèque l'avenir de l'Union maghrébine, et qui en fait déjà le projet d'intégration régionale le moins avancé à l'échelle du continent africain.» Un discours d'une grande fermeté, mais aussi de larges perspectives.
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