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Ce que nous réserve la politique ! | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 25 - 12 - 2012

En cette fin d'année qui court, la politique ne cesse de nous interpeller et de nous narguer. Elle nous rappelle la loi de la gravité, notamment d'un échiquier traversé de plus en plus par une irréversible déréliction des formations politiques, traduisant pour nous ce qu'on appelle à tout bout champ la « crise » !
Le parti de l'Istiqlal et l'USFP ont changé de tête. Ils sont dirigés désormais par deux figures que l'on aurait jamais soupçonné ou imaginé être en mesure d'être les héritiers lointains, le premier de Allal El Fassi, le second de Mehdi Ben Barka.
La crise concerne la relève des cadres et des dirigeants, le patrimoine idéologique, le positionnement en termes d'exercice de pouvoir – aujourd'hui la participation au gouvernement -, enfin le programme politique. Depuis quelques mois, ce sont au moins trois partis, et non des moindres, qui ont été l'objet soit d'une transformation en interne, d'un changement qui plus est par élections , soit par pression contestataire qui est une remise en cause de l'ordre établi.
Changement à la tête du PI et de l'USFP
Deux partis en l'occurrence ont changé de tête, le parti de l'Istiqlal et l'Union socialiste des forces populaires (USFP). Ils sont dirigés désormais par deux figures que l'on aurait jamais soupçonné ou imaginé être en mesure d'être les héritiers lointains, le premier de Allal El Fassi, le second de Mehdi Ben Barka. Leur originalité, c'est de parler le même langage et d'enterrer la langue de bois, de surenchérir sur le terrain même de leur adversaire, qui devient l'ennemi par moments, savoir Abdelilah Benkirane, leader du PJD, barrage aussi à l'ambition de leurs formations. Hamid Chabbat, flamboyant Secrétaire général de l'Istiqlal et Driss Lachgar, fils d'Agadir monté à la conquête du nord, sont à la tête de deux partis qui, n'en déplaise à leurs défenseurs, ont connu des heures de gloire mais plongent de nos jours dans le populisme inventé par leur adversaire du PJD, l'alchimiste du verbe.
Quand bien même ils seraient élus, portés aux faîtes du pouvoir par leurs militants, et donc légitimés aux yeux du monde, Hamid Chabbat et Driss Lachgar
, ne semblent pas faire l'unanimité implacable. Pis : leur élection n'a pas manqué de susciter de vives réactions et un certain scepticisme. On serait si peu étonnés demain d'une coalition étrange entre l'USFP et le parti de l'Istiqlal pour conquérir en... 2017 le pouvoir... Mais on assisterait, la vulgarité langagière aidant, à un combat d'âpres et incontrôlables ambitieux. Une grande partie de l'opinion publique s'en accommode, mais n'y peut rien. Il reste que la contestation ne s'apaiserait de sitôt, et il est même sûr que la crise latente ou ouverte continuera à affaiblir encore ces formations, soumises à la triste loi des « empires qui dépérissent après la gloire » ! En face, dans ce qu'on appelle les partis en ébullition, appelés bientôt à vivre à coup sûr le séisme ambiant, autrement dit le Mouvement populaire, le PPS, le RNI et le PAM, la révolution en douce gagne du terrain. Les deux premiers participent à la coalition gouvernementale, ils se sont pliés certes au jeu de la cohésion et de la stabilité, mais ils ont perdu la crédibilité et la distinction décernée par l'opinion au d'une vertu violée. Ils ont confirmé l'idée fâcheuse que l'échiquier politique national est d'abord un enclos de fiefs et d'intérêts, ce que l'on appelle l'opportunisme, autrement dit, ils ont troqué leur pureté originelle contre une participation temporelle ou temporaire...
Une opposition moribonde
Le RNI et le PAM, avec l'Union constitutionnelle et quelques autres, sont aujourd'hui l'incarnation d'une « sphère » d'opposition, le premier cherchant sa voix, le second accomplissant son ancrage aussi bien marocain qu'international. Ils ne connaissent de contestation interne, certes, mais vivent une traversée du désert suffisamment longue pour qu'ils ne soient , à ce titre, tentés par un langage offensif, voire agressif. Ce sont les vrais partis d'opposition aujourd'hui, leurs leaders, leur programme s'inscrivant dans une logique de contre-pouvoir légitimé. Malgré leur « fusion » célébrée il y a un an et demi en une alliance moribonde qui les a conduits au désastre, ils peuvent répondre aujourd'hui au critère de partis de l'opposition. Celle qui met en cause des projets, conteste l'action du gouvernement, le rappelle à l'ordre, s'acharne à dénoncer ses dérives enfin. D'ailleurs, aussi bien à la chambre des représentants qu'à la chambre des conseillers, les seuls députés qui montent au créneau pour critiquer, s'opposer aux projets de lois, enfin pour susciter le débat démocratique réellement contradictoire, ce sont les députés du
PAM, du RNI et quelques autres !
Les séances de la deuxième Chambre, consacrées à la « politique générale » auxquelles le Chef de gouvernement a été soumis à deux reprises, sont un exemple édifiant de leur virulence. Nous sommes à présent interpellés par le devoir de mémoire, en d'autres termes par la nécessité de porter un regard sur les derniers mois de déploiement de la politique. La tentation est grande de souligner une certaine médiocrité rampante. Le gouvernement n'a pas réalisé l'essentiel ou partie de ce qu'il a promis, l'opposition en restée – douze mois durant – à panser ses plaies et à vivre du lamento, désorganisée, affaiblie, triturée même...Un grand bloc gouvernemental, fait de quatre partis qui comptent, placé en face d'une opposition déchiquetée, qui ramasse ses restes après la débâcle, de plus en plus tentée par le vent du populisme non moins rampant...Le jeu est inégal, comme le système qui l'a bâti.
La politique marocaine est devenue, pour souligner le mot en usage, une politique exécrable, une politique de commission et de remue-ménage insignifiant. On débat, on débat à longueur de journée. Les sites électroniques, faisant dans le sensationnalisme populiste , en dictent les lois et la ligne. Les hommes nouveaux dont se pare l'échiquier de nos jours sont les fossoyeurs de leur propre chapelle, parce leur seule ambition est d'être au pouvoir dont ils sont ivres...
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