Les résultats annuels de Brasseries du Maroc ressortent mitigés au titre de l'exercice 2012. Une année, selon le groupe, marquée par le ralentissement des ventes locales suite aux augmentations successives de la taxe intérieure de consommation sur les boissons alcoolisées. Chose qui a eu un impact négatif sur la demande, puisque les tarifs ont augmenté en plus du coût du marquage fiscal sécurisé. Hormis le ralentissement des ventes locales de la bière, le groupe Brasseries du Maroc a pu maintenir son volume d'activité au même niveau que l'exercice précédent, atteignant ainsi les 871 172 hectolitres. Cette quasi-stabilité est expliquée principalement par le développement des ventes à l'export ainsi qu'aux efforts marketing et promotionnels ayant permis de préserver ses parts de marché. Dans ces conditions, le chiffre d'affaires ressort en amélioration de 2 % comparativement à une année auparavant, passant de 2,34 milliards de DH en 2011 à 2,39 milliards à fin 2012. En revanche, l'excèdent brut d'exploitation s'est délaissé de 2,8 % à 615,7 millions de DH, suite à l'augmentation des coûts des matières premières, de l'énergie, des frais marketing et d'autres charges d'exploitation. Sur la même tendance, le résultat d'exploitation perd 2,8 % à 494,5 millions de DH. Au final, le Résultat Net Part du Groupe, quant à lui, ressort en recul de 6,2 % à 330,6 millions de DH, fixant la marge nette à 13,8 % contre 14,9 % en 2011. Notons que hormis cette baisse, le résultat ressort supérieur aux prévisions de BMCE Capital Bourse. Dans ces conditions, le Conseil d'Administration compte proposer à la prochaine AGO la distribution d'un dividende de 113 DH par action contre 110 DH en 2011. Soit un Dividend Yield de 4,7 % basé sur un cours de 2 391 DH observé le 26 mars 2013. Concernant les filiales du groupe, en 2012, Branoma a été retirée officiellement de la cote de la Bourse de Casablanca, en date du 15 février 2013, à l'initiative de la société-mère Brasseries du Maroc à l'aide d'une offre publique de rachat. L'opération en question a été bouclée avec succès et le groupe détient actuellement 98,9 % du capital de Branoma. En termes de perspectives, les révisions successives des tarifs de vente en vue de neutraliser l'effet des augmentations de la taxe intérieure de consommation et des coûts d'exploitations, conjuguées à l'avènement du mois de Ramadan en période estive, devraient continuer à avoir un impact négatif sur l'activité et les résultats du groupe pour l'année 2013. Néanmoins, les prémices d'une reprise économique, l'annonce d'une bonne campagne agricole après les précipitations enregistrées ces dernières semaines ainsi que la reprise de l'activité du secteur du tourisme, pourraient avoir des retombées positives sur la demande des produits du Groupe.