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Libye : La France reconnaît le CNL
Publié dans Le temps le 10 - 03 - 2011

La France est devenue jeudi le premier pays à reconnaître l'instance dirigeante de l'insurrection libyenne et envisagerait des frappes aériennes ciblées pour neutraliser l'aviation du colonel Mouammar Kadhafi.
A l'issue d'une rencontre entre trois représentants du Conseil national libyen (CNL) et Nicolas Sarkozy, la présidence française a indiqué que Paris reconnaissait cette instance comme "représentant légitime du peuple libyen".
L'annonce a été accueillie par des cris de joie et des tirs en l'air à Benghazi, la ville de l'est de la Libye où le CNL est installé.
A Tripoli, l'agence officielle Jana, citant un responsable du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que la Libye allait réfléchir à une rupture de ses relations avec la France.
La reconnaissance du CNL s'accompagnera d'un échange d'ambassadeurs entre Paris et Benghazi.
Ali Essaoui, le responsable de la diplomatie de l'opposition libyenne, a indiqué que l'ambassadeur français s'installerait "de façon transitoire à Benghazi avant de retourner à Tripoli" et que le CNL enverrait un ambassadeur à Paris.
L'ambassade de France à Tripoli est fermée depuis fin février et son personnel a été rapatrié.
Un autre émissaire du CNL, Mahmoud Djibril, a déclaré que Nicolas Sarkozy avait indiqué à la délégation qu'il présenterait vendredi à Bruxelles, où se réunit un sommet européen extraordinaire, un "plan global" pour "sauver le peuple libyen des souffrances et des massacres qui sont perpétrés contre lui".
NEUTRALISER L'AVIATION LIBYENNE
Selon l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy, qui assistait à l'entrevue, le président français s'est dit favorable, "si le CNL le demande", à des actions "défensives et ciblées contre un nombre extrêmement réduit d'objectifs".
A défaut d'une véritable intervention militaire, exclue par Paris, il s'agirait d'empêcher l'aviation libyenne de bombarder les insurgés, a-t-il dit à Reuters. Aucun commentaire n'a pu être obtenu de l'Elysée dans l'immédiat sur cette information.
Présent récemment en Libye dans les zones sous contrôle de l'insurrection, Bernard-Henri Lévy a déclaré qu'il avait été à l'origine de la rencontre entre le CNL et Nicolas Sarkozy.
"La France est la première, c'est une action politique importante", a-t-on souligné à l'Elysée à propos de la reconnaissance du CNL.
De source diplomatique française, on précise qu'il ne s'agit pas d'une reconnaissance d'un gouvernement "parce qu'ils ne se présentent pas comme un gouvernement", ni d'une reconnaissance juridique. "La France reconnaît les Etats et pas les gouvernements", souligne-t-on.
La France espère que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne lui emboîteront le pas vendredi pour accroître la pression sur Kadhafi, dont Nicolas Sarkozy a plusieurs fois réclamé le départ.
CONSENSUS FRANCO-ALLEMAND
"C'est un acte politique d'encouragement et nous souhaitons que toute l'Union européenne nous suive", a-t-on expliqué de source diplomatique. "Ce n'est pas gagné."
A Bruxelles, où les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept sont réunis jeudi pour préparer le sommet, France et Allemagne ont affiché un consensus sur le sujet.
"Nous sommes tout à fait en phase pour dire que le colonel Kadhafi s'est discrédité, qu'il doit partir, que nous devons engager le dialogue avec les nouveaux responsables libyens et que l'Europe doit s'investir à fond dans l'aide humanitaire qui est nécessaire vis-à-vis de la Libye", a déclaré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, à l'issue d'une rencontre avec son homologue allemand, Guido Westerwelle.
Critiqué pour ses réactions tardives aux soulèvements populaires de Tunisie et d'Egypte, la France est depuis le début à la pointe des efforts internationaux sur la Libye.
Elle n'a pas ménagé ses efforts, de concert avec la Grande-Bretagne, pour obtenir de l'Onu l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du pays, un projet qui ne fait pas l'unanimité et qui est jugé difficile à mettre en oeuvre.
Paris s'inquiète aussi des risques de flux migratoires massifs vers l'Europe que pourrait préfigurer le débarquement, depuis quelques semaines sur l'île italienne de Lampedusa, de plusieurs milliers de Tunisiens.
"Nous avons besoin d'un dialogue avec nos partenaires sud-méditerranéens. Il faut une coopération réciproque", déclarait mercredi l'Elysée.
(Reuters)


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