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Raja Maroc – M'hamed Fakhir : «Je suis une personne qui vise très haut»
Publié dans Le temps le 04 - 09 - 2013

Natif de Casablanca en 1953, M'hamed Fakhir reste l'entraîneur national le plus titré. 5 championnats, 5 Coupes du Trône et une Coupe de la confédération africaine, sans compter deux Coupes du Trône en tant que joueur.
Natif de Casablanca en 1953, M'hamed Fakhir reste l'entraîneur national le plus titré. 5 championnats, 5 Coupes du Trône et une Coupe de la confédération africaine, sans compter deux Coupes du Trône en tant que joueur. C'est simple, là où il passe, il enrichit son palmarès. Le coach du Raja nous confierait-il sa recette miracle ?
Le TeMPS : L'avant-dernier match du Raja contre les FAR a connu plusieurs actes de vandalisme. Comment jugez-vous cette vague de violences ?
M'hamed Fakhir : En ce qui concerne le vandalisme, ce n'est pas mon affaire. Il relève du pouvoir des autorités. Personnellement, je ne m'intéresse pas à cette polémique. Je ne veux parler que de football et de tout ce qui concerne le club que j'entraine. Ma principale obsession est de produire des résultats positifs pour mon club et ma hiérarchie.
Mettant en cause ces actes de violence dans la ville de Casablanca, certains parlent de la nécessité de fermeture du Stade Mohammed V. Etes-vous du même avis ?
M.F : le Stade Mohammed V est un monument porteur d'une histoire prestigieuse. Il porte un nom très significatif pour l'ensemble des Marocains, celui du Roi Mohammed V, et représente fait partie du patrimoine footballistique national. A sa construction, le stade se situait dans une zone vide. Aujourd'hui, la ville est devenue assez grande et le terrain est placé au centre de la ville. Je crois qu'il est temps que Casablanca dispose d'un grand stade en périphérie qui offrirait plus d'atouts et de sécurité.
Après deux saisons, la Botola Pro n'arrive toujours pas à trouver ses marques. Pourquoi ?
M.F : Je pense qu'une transformation aussi significative nécessite du temps. A mon avis, nous avons besoin d'environ dix ans pour avoir un vrai championnat. Nous avons réalisé de bonnes avancées en termes de qualité des clubs et des infrastructures. Les communes et les élus locaux déploient également des politiques de soutien au sport, surtout à la jeunesse. Les partis politiques ne disposent pas dans leurs programmes d'un vrai plan pour le soutien du sport. Donc, ce n'est pas facile de tout réaliser. Sans un partenariat et une vraie collaboration entre toutes les composantes de la société, nous ne pourrons redorer le blason du championnat pro.
Nos clubs n'ont-ils pas besoin de migrer du statut d'association à celui de société ?
M.F : Probablement ! Mais cela ne va pas se produire du jour au lendemain. Si le sport et le niveau du jeu en particulier n'accrochent pas les investisseurs, ils ne viendront jamais. En tout cas, le développement du secteur nécessite de la patience et un vrai changement de mentalité. Il est facile de détruire, mais pour bâtir il faut du temps. Au lieu de nous limiter aux critiques, il serait plus judicieux de proposer des solutions.
Depuis votre arrivée au Raja, vous alignez les succès. Ce palmarès ne vous donne-t-il pas la grosse tête ?
M.F : Il est vrai que jusque-là nous avons réalisé un bon parcours, mais il reste encore énormément à faire. Aujourd'hui, le staff et les joueurs sont très motivés et font preuve de bonne volonté pour aller plus loin. Notre combat est de poursuivre sur cette lancée.
Quid de la programmation de cette saison ?
M.F : Elle relève de la Commission de programmation. Il y a des équipes qui sont engagées dans des compétitions africaines ou des Coupes arabes. Certains matches seront donc reportés et on n'y peut rien, cela fait partie des règles du jeu. Le problème en Afrique c'est bien le transport et les déplacements. En Europe, la question ne se pose même pas, les clubs jouent, par exemple, mercredi dans un pays et peuvent rentrer chez eux le soir ou le lendemain et se préparer pour le match du week-end. Sur notre continent, si vous jouez dans un autre pays, vous avez besoin d'une semaine pour rentrer chez vous. La couverture médiatique des compétitions complexifie aussi les programmations. Tout ça est difficile à gérer.
La Fédération compte organiser les 4 derniers matches de la saison en même temps. Cela n'impactera-t-il pas le niveau du jeu ?
M.F : Le fait d'organiser les matches en même temps ne peut en aucun cas influencer le niveau de jeu ou la rentabilité des clubs. Pour les derniers matches, il est probable que certains soient organisés simultanément. Il faut savoir que cela dépendra des classements des clubs.
Le Raja a remporté plusieurs matches dans les 15 dernières minutes. Une qualité ?
M.F : Sûrement ! Je profite de cette opportunité pour féliciter individuellement les joueurs qui arrivent à maintenir la cadence et un bon esprit d'équipe durant les 90 minutes, voire les prolongations. Nous n'oublions pas non plus notre merveilleux public et nos formidables supporteurs qui ne lâchent rien et continuent d'y croire jusqu'au dernier coup de sifflet.
Votre charisme et votre sérieux semblent très appréciés...
M.F : (Rires...). Ecoutez, le boulot n'accepte que du sérieux... Nous ne pouvons pas avancer sans un minimum de rigueur. Le rôle d'un coach est d'encadrer, de booster et de mettre les joueurs dans les meilleures conditions afin d'aboutir au meilleur résultat qui soit. Nous savons gré à tous ceux qui nous encouragent dans ce sens.
Que représente la date du 28 avril ?
M.F : C'est une date comme une autre... C'est vrai que le derby (WAC vs RCA) reste un match très spécifique et assez important pour les deux clubs. D'abord, c'est une fête casablancaise mais nationale aussi. C'est un petit championnat dans le championnat. Autrement dit, c'est la cerise sur le gâteau. Avant tout, ce match octroie de la splendeur à notre Botola, en plus des Classico et autres derbys régionaux. Ensuite, c'est une rencontre de plaisir partagé pour les deux équipes, dans le sens où seul le fair-play y prime.


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