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Hicham Bahloul «J'ai été écarté de l'écran à dessein par quelques-uns»
Publié dans Libération le 29 - 08 - 2012

Cet ex-champion national de sambo et de lutte romaine, qui est titulaire d'une licence en droit, a fini par réaliser son rêve d'enfance, en devenant comédien professionnel.

Libé: Hicham Bahloul, vous êtes devenu comédien professionnel après avoir obtenu une licence en droit. Comment expliquez-vous cette évolution?
Hicham Bahloul: En fait, mes débuts de comédien remontent à l'époque où j'étais encore au lycée. Je jouais alors dans des pièces de théâtre et j'ai même participé à des compétitions, dans le cadre du Festival national du théâtre scolaire. J'ai eu la chance de remporter le prix du meilleur acteur pour mon rôle dans une pièce intitulée « Les Enfants d'Albassouss », écrite par Mohamed Benhadas. On a aussi remporté le prix de l'interprétation collective, pour cette même pièce.
Après le bac, je me suis inscrit à la Faculté de droit. Mais au bout de quelques mois, j'ai pris la décision de laisser tomber les études juridiques pour intégrer l'Institut supérieur d'art dramatique et d'animation culturelle (ISADAC). J'ai donc passé le concours d'accès à cet institut et j'ai même eu la première note en matière d'interprétation. Mais curieusement, on m'a fait savoir par la suite que je n'ai pas été admis à ce concours, sans que je sache très bien pourquoi. J'ai donc fini par reprendre mes études de droit, sans toutefois laisser tomber mes activités théâtrales. La troupe dont je faisais partie a même représenté le Maroc dans plusieurs pays. Par ailleurs, nous avons remporté des prix au Festival international du théâtre universitaire dans différentes villes du Royaume (Casablanca, Agadir , Meknès...).
En 1997, je démarrais ma 3e année de droit, quand j'ai eu l'occasion de jouer le rôle principal dans la série télé «Diaab Taaira» (Des loups déchaînés).
Comme vous voyez, j'ai progressé par étapes, en passant d'abord par le théâtre scolaire et le théâtre universitaire. Mon expérience dans le théâtre amateur a eu lieu au sein de l'Association «Fawanis », et ce avant d'intégrer le théâtre professionnel, tout en poursuivant mes études universitaires. Ce n'est que par la suite que j'ai débuté ma carrière de comédien à la télévision.
Libé: On vous voit de plus en plus rarement à l'écran, ces derniers temps.
Hicham Bahloul: Il est vrai que j'ai voulu m'en éloigner un certain moment. Mais il est tout aussi vrai que j'ai été écarté à dessein par quelques-uns.
C'est ainsi que j'ai refusé de participer dernièrement à deux séries télé. Et ce en raison du cachet dérisoire qui m'a été proposé. Bien que les rôles que j'allais incarner aient été de première importance. Parce que j'ai toujours refusé d'être exploité de la sorte. On débourse des sommes faramineuses dans ce cadre mais on demande bizarrement aux acteurs de se contenter des miettes qu'on veut bien leur offrir.
Il y a aussi des rôles que j'ai refusés parce qu'ils ne m'ont pas convaincu en tant qu'acteur. Et tout particulièrement quand il s'agit de jouer des scènes osées ou provocantes. Sans que cela soit vraiment dicté par l'histoire ou le scénario. Et il y a des metteurs en scène qui vous annoncent d'entrée de jeu qu'il faut tout mettre en œuvre pour attirer un large public. Mais les Marocains ne sont pas dupes et ils n'admettent pas le recours à ces méthodes par des gens qui cherchent en réalité à camoufler leur médiocrité, sur le plan technique.
Ce sont donc là quelques raisons qui m'ont poussé à m'éloigner un peu de la scène, ces derniers temps. Mais il y a aussi le fait que j'ai été aussi écarté par quelques-uns, comme je l'ai dit. Je pourrai même vous relater ce qui suit. Il y a quelques mois, j'étais avec un ami qui travaille dans l'une de nos chaînes nationales. Il m'a révélé que j'étais proposé pour participer à une dizaine de séries télé. Mais un certain responsable n'aurait pas apprécié cela. Il l'aurait même signifié à ses collaborateurs en leur disant «que Hicham Bahloul n'est pas le seul comédien dans ce pays». Et c'est ainsi que mon nom aurait été retiré de l'ensemble des listes.
En vérité, il y a beaucoup de gens qui me posent la même question que vous, à propos de mon éloignement de la scène artistique. Je voudrais leur répondre à tous, à travers votre support, que ce n'est pas l'acteur qui décide de la régularité de sa présence à l'écran. Car cela reste lié à des circonstances totalement indépendantes de sa volonté.
Je tiens à signaler, cependant, que j'ai été très heureux de participer à la première production dramatique de Medi1 TV. Et les échos qui me sont parvenus, à ce propos, sont tout à fait encourageants.
Libé: Vous n'êtes pas uniquement comédien, puisque vous avez été également champion national de sambo et de lutte romaine?
Hicham Bahloul: Effectivement, j'ai été champion du Maroc de lutte romaine et aussi de sambo. Actuellement, je suis président de mon club d'origine, qui n'est autre que le « Club Wafa Wydad de lutte romaine » de Casablanca, qui a un passé prestigieux, comme chacun le sait.
Malheureusement, ce sport a été marginalisé depuis pas mal d'années. Espérons que l'on va remédier à cette situation, en réhabilitant en quelque sorte le sport olympique le plus ancien dans l'histoire, en l'occurrence la lutte romaine.
Libé: Quel regard portez-vous sur les séries télé et les sitcoms marocaines?
Hicham Bahloul: Ce n'est certainement pas à moi de répondre à cette question. Ce sont plutôt les journalistes et les critiques qui devraient émettre leur jugement de professionnels, en ce qui concerne ces séries télé. Sans oublier que le dernier mot revient au public en définitive.
Mais si un comédien, comme moi, se permettait de juger telle ou telle série en des termes critiques, certains producteurs ou metteurs en scène pourraient alors prendre ça pour un règlement de comptes.


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