DR ‹ › La Chambre criminelle spécialisée dans les crimes financiers de la Cour d'appel de Marrakech a rendu son verdict ce vendredi 30 janvier dans l'affaire dite du «Scandale des contrats de la COP 22», évaluée à environ 280 0000 dirhams. Cette affaire implique l'ancien maire de Marrakech, Mohamed Larbi Belcaid, membre du Parti de la justice et du développement, ainsi que son premier adjoint, Younes Bensliman, qui a quitté ce parti pour rejoindre le Rassemblement national des indépendants. Tous deux sont accusés de mauvaise gestion et d'utilisation abusive de fonds publics. Le tribunal a condamné les deux accusés à deux ans de prison chacun, assortis d'une amende de 40 000 dirhams. Ils devront également verser une indemnisation civile de quatre millions de dirhams à l'Etat marocain. L'affaire a été lancée suite à une plainte déposée en 2017 par Abdelilah Tatouch, président de l'Association nationale pour la défense des droits de l'homme et la protection des fonds publics, concernant des soupçons de malversations autour des contrats négociés lors de la conférence «COP 22» organisée à Marrakech en 2016. Le procès, qui s'est étendu sur près de neuf ans, avait connu un premier jugement en octobre 2022. Celui-ci avait acquitté Belcaid tout en condamnant Younes Bensliman à une peine de prison avec sursis d'un an, assortie d'une amende et de la confiscation de certaines sommes sur ses comptes bancaires. Ce jugement avait été confirmé par la Cour d'appel en mai 2024. Cependant, en juillet 2025, la Cour de cassation a annulé cette décision et renvoyé l'affaire devant une autre juridiction. Mohamed Larbi Belcaid a été inculpé pour détournement de fonds publics dans le cadre de ses fonctions, tandis que Younes Bensliman a été accusé de complicité dans ce détournement, ainsi que de trafic d'influence et d'obtention d'avantages indus au sein de l'institution qu'il dirigeait ou supervisait.