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Le déficit des finances publiques bat un nouveau record
Publié dans Libération le 23 - 08 - 2013

Avis de tempête sur les finances publiques. C'est plus qu'un orage qu'annonce le bulletin statistique du mois de juillet que la Trésorerie générale de l'Etat (TGR) vient de publier. Un fait plus qu'alarmant. Le déficit budgétaire, qui ne cesse de se creuser, vient en effet d'enregistrer un nouveau record. A fin juillet, il s'est dopé de 62,55% en s'établissant à 39,5 milliards de dirhams (MMDH), contre 24,3 à la même période de l'année dernière.
Conséquence : la belle promesse de le ramener à 4,8% pourrait vite devenir un vœu pieu. Plus qu'une promesse, il s'agit d'un engagement pris devant les institutions financières internationales face auxquelles, le gouvernement Benkirane risque de perdre de son assurance d'antan. Rappelons qu'au moment du déblocage de la ligne de précaution et de liquidité accordée par le Fonds monétaire international, l'Exécutif s'était engagé à juguler le déficit budgétaire de manière à ce qu'il ne dépasse pas les 33,772 milliards à fin octobre. Or, cette barre vient d'etre franchie, voire dépassée.
Cette chute continue de la principale composante du déficit public donne des sueurs froides aux ténors de l'actuel gouvernement qui se trouvent dans l'incapacité de juguler l'hémorragie des finances publiques, et dont les mesures improvisées et notamment les coupes drastiques dans le budget d'investissement n'ont pas eu l'impact souhaité. Ceci d'autant plus que le constat général qui se dégage des statistiques de la TGR est le même: les dépenses de l'Etat ne cessent de grimper tandis que les recettes battent de l'aile.
La situation des charges et ressources du Trésor arrêtée à fin juillet 2013 laisse apparaître une diminution des recettes ordinaires de 2,4% et une augmentation des dépenses ordinaires émises de 6,8%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de -17 MMDH.
En ce qui concerne les recettes, elles se sont établies en baisse à 114,1 MMDH. Ceci s'explique pour l'essentiel par l'augmentation des droits d'enregistrement et de timbre de 9,7%, conjuguée à la baisse des impôts directs de 3,1%, des droits de douane de 20%, des impôts indirects de 1,5% et des recettes non fiscales de 3%.
La baisse des recettes fiscales qui se sont élevées à 100,7 MMDH (-2,4% par rapport à leur niveau de fin juillet 2012), s'explique essentiellement, par celle des recettes de l'impôt sur les sociétés. Ces dernières se sont élevées à 22,6 MMDH contre 25,6 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 11,7% (3 MMDH de moins). Ce recul des recettes de l'IS est imputable en grande partie à la diminution des versements effectués par certains gros contribuables notamment l'OCP (-2,5 MMDH), Maroc Telecom, certaines sociétés du secteur financier, des cimenteries, etc.
Par contre, les recettes de l'IR (impôt sur le revenu) ont enregistré une hausse de 6% par rapport à leur niveau à fin juillet 2012 (20,1 MMDH contre 19 MMDH), provenant en totalité des retenues à la source sur les salaires.
Côté dépenses, celles inscrites au titre du budget général ont atteint 165,9 MMDH à fin juillet 2013, en hausse de 5,6% par rapport à leur niveau à fin juillet 2012, qui s'explique par une augmentation de 5,5% des dépenses de fonctionnement, de 5,2% des dépenses d'investissement et de 6,2% des charges de la dette budgétisée.
Dans ces conditions, la couverture des dépenses par les recettes ordinaires s'est dégradée. Sur la même période, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 87% contre 95% un an auparavant. Ainsi, à fin juillet 2013, 51,7% de ces recettes ont été absorbées par les dépenses de personnel, 26,5% par les dépenses de la compensation et 12,4% par les charges en intérêts de la dette. Notons que la situation aurait pu être plus grave n'eût été la contribution des recettes des comptes spéciaux de Trésor qui ont atteint 36 MMDH.


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