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Catastrophe écologique au Val d'Ifrane
Publié dans Libération le 27 - 03 - 2014

Samedi dernier, le Val d'Ifrane a été au rendez-vous avec une catastrophe environnementale et écologique grave due au déversement des eaux usées du plus grand palace de la ville directement dans le cours d'eau d'oued Tizguite qui traverse le site d'intérêt écologique et biologique de priorité I Plusieurs pièces d'écrevisses à pattes rouges et tous les alvins et poissons ont péri dans cette catastrophe écologique, selon une source officielle.
Il convient de rappeler que de par leurs conditions climatiques et écologiques et leur position, la ville d'Ifrane et sa province sont connues pour la richesse de leur diversité biologique, leurs écosystèmes, et surtout leurs zones humides qui enregistrent chaque année un flux considérable de visiteurs aussi bien nationaux qu'étrangers. Ces zones sont menacées de plus en plus, par la surfréquentation qui porte atteinte à l'environnement naturel.
Parmi ces zones humides les plus menacées, qui incitent à la réflexion et à la mobilisation de tous les amoureux de la nature, on peut citer le Val d'Ifrane que traverse Oued Tizguite qui, à lui seul, exprime très bien la richesse naturelle.
Cette zone, des plus recherchées au Royaume, enregistre plus de 150.100 visiteurs par an avec des taux de fréquentation variant entre plus de 103.569 visiteurs en été (2003) et près de 10.506 visiteurs au printemps (2004), en passant par 34.523 visiteurs au mois de septembre (2003) et un peu moins de 1.500 visiteurs en hiver (2004).
Le Val d'Ifrane bien connu pour avoir abrité sa belle cascade des vierges et celle du val, son beau site de la Source Vittel, sa verdoyante prairie du centre-ville et son mémorable lac aux foulques à crêtes et son île d'amour, entre autres, est d'une richesse naturelle exceptionnelle.
En effet, en plus des espèces forestières principales qui couvrent son bassin versant et qui sont constituées essentiellement de cèdre, chêne-vert, genévrier oxycèdre, pin maritime et du cyprès de l'Arizona, le Val d'Ifrane est probablement le site où existe la plus belle formation de frêne (Fraxinus angustifolia) du Maroc.
De même, plusieurs espèces de vertébrés rares ou localisés au Maroc ont été signalées dans le cours d'eau d'Oued Tizguite comme la loutre, la truite Fario, le goujon, l'écrevisse à pieds rouges en voie d'extinction, la cistude, le natrix natrix, le cincle et la bergeronnette des ruisseaux.
Le plan d'eau artificiel d'Ifrane situé au cœur du val, juste à la sortie de la cité vers la ville de Fès, a permis l'installation de la foulque à crêtes ainsi qu'une colonie de hérons garde-bœuf.
Soumis à des désagréments permanents, ce beau lac abrite en hiver quelque 200 oiseaux avec surtout du canard colvert et des dizaines de souchets et de foulques macroule et foulques à crêtes.
Oued Tizguite est un cours d'eau classé par arrêté annuel de pêche comme eau classée à salmonidés depuis les sources au pont en bois de Sidi Brahim. Le tronçon des sources jusqu'à la passerelle au niveau de la source Vittel est considéré comme réserve permanente, tandis que le reste de l'oued est ouvert à la pêche.
Le cheptel ichtyo, faune de ce cours d'eau, est constitué essentiellement du Fario Trutta, Barbus nasus, Corhynchus mykiss, Barbus callensis, Astacus astacus et Scadinis erytrophtalmus. Ce cheptel, selon les spécialistes, représente l'un des meilleurs bio-indicateurs de la pollution et permet une valorisation durable de cet écosystème par la pratique rationnelle de la pêche sportive. A propos de ce sport qui est une activité pratiquée à la ligne dans certaines rivières et pièces d'eau, il concerne essentiellement des espèces nobles très recherchées par les pêcheurs telles que la truite, le brochet, le black-bass, la perche et le sandre.
Ce sport malheureusement est en régression dans le Val d'Ifrane comme l'évoque le faible effectif des pêcheurs rencontrés ainsi que le nombre et la faible taille des pièces de poissons pris. Cet état est dû à plusieurs facteurs qui ont fortement contribué à la dégradation des biotopes de cet écosystème.
Ce qui est advenu samedi dernier n'est pas de nature à améliorer la situation. Loin s'en faut. Aussi, l'Association des amis du Val d'Ifrane vient-t-elle de lancer une pétition pour demander aux pouvoirs publics d'assumer leurs responsabilités en la matière.


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